Georges Maglica : « 2018 s’annonce bien pour Dijon »

 

Lors du dernier conseil municipal de la ville de Dijon, le 18 décembre 2017, Georges Maglica a présenté le budget primitif 2018 au maire de Dijon et aux élus. L’occasion pour l’adjoint au Maire délégué aux finances et aux affaires juridiques de revenir, avec Dijon l’Hebdo, sur les principaux points de ce budget.

 

À son arrivée aux finances de la ville de Dijon, Georges Maglica ne cache pas aujourd’hui avoir été pessimiste en 2001. « Nous avions des dépenses de fonctionnement supérieures à la moyenne nationale avec des recettes inférieures et une dotation globale très inférieure à la moyenne nationale », explique l’adjoint au Maire de Dijon, délégué aux Finances et aux Affaire juridiques. « Toutefois, si nous baissions et optimisions les dépenses de fonctionnement en conservant notre dotation globale, nous pourrions ainsi augmenter nos investissements et baisser la dette en gardant le même niveau d’impôts ». Une hypothèse que la ville de Dijon a depuis choisie d’appliquer et qui porte ses fruits puisque Georges Maglica a présenté au dernier conseil municipal de l’année 2017 « un très bon budget qui respecte les objectifs principaux que nous nous sommes fixés et permet un investissement très conséquent dans tous nos secteurs prioritaires ».

 

Un budget légèrement en hausse

Le budget primitif 2018, comme il a été adopté le 18 décembre 2017, est de 252 millions d’euros, ce qui correspond à 232 millions d’euros en mouvement réel. Un budget en légère hausse (+ 0,55%) qui se caractérise par le maintien d’un niveau d’investissement soutenu avec une enveloppe globale de 45 millions d’euros contre 43 en 2017, un taux d’imposition stable à 0 % de hausse avec maintien des abattements, la préservation de la capacité d’autofinancement de la ville de Dijon et la poursuite de son désendettement.

« En 2008, la dette de la ville de Dijon était de 235,7 millions d’euros. Aujourd’hui, elle est à 167 millions d’euros », complète Georges Maglica, annonçant un amortissement de 9 millions d’euros sans nouvel emprunt. Côté dépenses, celles de fonctionnement diminuent de 0,40 %. Malgré la revalorisation du point d’indice (1,1 million d’euros), la création de 30 postes de policiers municipaux (1,1 millions d’euros), la dé-précarisation de 70 agents horaires (300 000 euros), le passage à temps complet de 30 agents à temps partiel et le solde de l’actuel régime indemnitaire (550 000 euros), les dépenses de personnel baissent de 0,2 % à 105 millions d’euros. Enfin, les charges générales continuent à diminuer (- 5 %) après une baisse de 0,44 % en 2017 et 1,36 % en 2016.

 

Une politique sociale, culturelle et environnementale

En matière d’investissement, les dépenses d’équipements, autrement dit les travaux, représenteront 35,5 millions d’euros. Entre autres, 13,7 millions d’euros seront alloués à la rénovation du Musée des Beaux-arts, 2 millions d’euros à la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin et 1,3 millions d’euros pour le projet Smart City. Enfin, l’enveloppe dédiée aux associations est chiffrée à 13,5 millions d’euros avec des subventions en hausses pour les structures de quartier.

 

Antonin Tabard

 

 

Encadré

Budget 2018 : le détail du vote

Après sa présentation détaillée par Georges Maglica, adjoint au Maire de Dijon, délégué aux finances et aux affaires juridiques, lors du dernier conseil municipal de l’année 2017, le 18 décembre 2017, le budget primitif 2018 a été mis au vote et adopté. Au total, 45 élus ont voté pour l’adoption de ce budget primitif, 6 ont voté contre et 6 se sont abstenus. Edouard Cavin (Rassemblement Bleu Marine) et Alain Houpert (Union de la Droite et du Centre) étaient excusés, ce dernier ayant quitté le conseil municipal avant la mise au vote du budget. Parmi l’opposition, Emmanuel Bichot (président du groupe Agir pour Dijon), qui avait le pouvoir de Marie-Claude Mille, Chantal Outhier, Bernard Bonoron et Stéphane Chevalier (groupe Agir pour Dijon) et Fredericka Desaubliaux (Rassemblement Bleu Marine) ont voté contre l’adoption de ce budget. Tandis que Didier Martin (LREM), Laurent Bourguignat, qui avait le pouvoir de Catherine Vandriesse, et Virginie Voisin-Vairelles (groupe Dijon L’Alternative) et Franck Ayache (Président du groupe Construire Dijon autrement), qui avait le pouvoir de François Hélie, se sont abstenus.