Jean Battault : « Cette maison, c’est la vôtre »

 

Tout récemment, Jean Battault a pris la parole devant un parterre de décideurs locaux et de chefs d’entreprise afin d’attirer leur attention sur la multiplicité des offres proposées par le Parc des Expositions et le palais des Congrès mais aussi sur un enjeu majeur pour l’association Dijon Congrexpo, dont il est le président : le prochain renouvellement de la délégation de service.

 

L’affaire est d’importance : de grands groupes nationaux regardent les activités florissantes et la dynamique des services de Dijon Congexpo avec les yeux de Chimène. Voilà où est le danger, a expliqué devant son auditoire Jean Battault, qui en veut pour preuve une actualité  parlante : le maire de Nice, Christian Estrosi, a rompu les accords de la ville avec un groupe national afin de reprendre la main sur son Palais des Congrès. Voilà qui en dit long…

Dire que l’association Dijon Congrexpo est synonyme de succès est un quasi pléonasme : tout le monde a en tête les succès reconnus même au plan national que sont les Salon Habitat et Auto-Moto-Retro, sans oublier la Foire Internationale et Gastronomique qui est la seule en France à ne pas avoir vu une chute de sa fréquentation, traversant les périodes de crise sans coup férir et avec une belle pérennité : « Lorsque l’activité Palais des Congrès s’est ajoutée à celle du Parc des Expositions, nous avons pu inclure, a précisé Jean Battault, dans notre offre le château du Clos de Vougeot pour les soirées de gala qui clôturent habituellement les congrès que nous accueillons ».

 

« Ne soyez pas nos subventionneurs, mais nos clients »

La force de Dijon Congrexpo, c’est ce souci permanent d’agrandir – et avec panache ! – l’étendue de ses activités, de savoir faire face dans l’urgence au montage d’opérations, fussent-elles courtes, même d’une demi-journée. Le bouche-à-oreille a fait le reste puisqu’on ne compte plus le nombre de séminaires d’envergure nationale accueillis boulevard de Champagne. Bien entendu, Jean Battault n’a pas manqué de souligner auprès des chefs d’entreprise et des décideurs présents, les retombées économiques ainsi générés sur le plan local.

Il a aussi développé des arguments qui sont de nature  à renouveler en 2018 toute la confiance aux membres actuels de l’association Dijon Congrexpo : « Notre association a les mêmes obligations déclaratives qu’une société anonyme tant sur le plan fiscal que social. Elle ne reçoit aucune subvention et vit de ses ressources. J’ai dit à l’époque à la mairie de Dijon, au Conseil général, à la Région que je ne voulais pas de subventions en ces termes : « Ne soyez pas nos subventionneurs, mais nos clients ». C’est relation qui correspond le mieux à mon entendement de l’économie. Notre association est in bonis et verse une redevance annuelle de 300 000€ à la Ville de Dijon. Nous sommes les seuls en France à être dans ce cas : la Ville de Reims verse en comblement de passif 2 millions d’euros à son Palais des Congrès/Parc des Expositions ».

En conclusion de cette rencontre avec les responsables dijonnais, Jean Battault a défendu avec passion l’indépendance de l’association, la nécessité d’éviter la main-mise des structures politiques ou de grands groupes nationaux, voire internationaux.

L’autre but affiché par le Président de Dijon Congrexpo , c’était de souligner le bénéfice que pouvaient tirer ses interlocuteurs des salles, des locaux, des prestations de qualité pour leurs événements d’entreprise ou de structure syndicale et professionnelle : « Donc, c’est à une véritable mobilisation de votre part que je fais appel, a-t-il ajouté en final. Défendez votre patrimoine, vos intérêts immédiats en soutenant Dijon Congrexpo. »

A la question : où faire un congrès les mois prochains ? Une seule réponse qui vaille : à Dijon ! Car, pour reprendre ce mot de Jean Battault : « Cette maison, c’est la vôtre ».