Evolution technologique, contraintes environnementales, concurrence Internet… Depuis une bonne décennie, le secteur de l’imprimerie n’a d’autre choix que de s’adapter pour rester dans la course. A Dijon, Frédéric Nehme, dirigeant de S’print depuis 1986, l’a bien compris.
A l’origine spécialisée dans la reprographie et les copies, S’print prend un nouveau virage dans les années 90. Un choix judicieux opéré graduellement par son nouveau dirigeant Frédéric Nehme. Arrivé dans l’entreprise en 1985 en tant que gestionnaire-comptable, sa formation initiale, celui-ci en fait l’acquisition à peine un an plus tard lorsque ses créateurs font le choix de s’en séparer. « Localement, il existait déjà de nombreux imprimeurs axés sur les mêmes domaines que S’print. J’ai donc décidé d’investir petit à petit dans des machines offset pour orienter l’entreprise vers l’imprimerie de labeur » raconte le dirigeant. En d’autres termes, grâce à des outils ultra performants, textes et images sont reportés photographiquement sur une plaque métallique encrée avant que le tout soit apposé sur le papier à imprimer.
Cette évolution technologique a un coût, certes, toutefois, comme le stipule Frédéric Nehme qui renouvelle son parc tous les six ans, « la rentabilité de l’offset est élevée sur les grandes quantités, une vraie révolution pour les imprimeurs ». Autre changement notoire lié à la doctrine du développement durable : l’obligation de répondre à de nouvelles contraintes environnementales.
« Il est inconcevable aujourd’hui de travailler autrement qu’avec des encres végétales et du papier écolabellisé tout en recyclant ses déchets. D’ailleurs, la plupart de nos clients, associations, entreprises et collectivités l’exige. » S’print répond à l’ensemble du cahier des charges de la marque Imprim’vert.
Pour rester dans la course, il lui faut également rivaliser avec un ennemi de taille : Internet et ses bureaux de fabrication innombrables. « Ils sous-traitent auprès des plus offrants, bien souvent la Pologne, la Roumanie, l’Espagne et Italie qui proposent des tarifs contre lesquels on ne peut pas lutter. » Cette offensive virtuelle s’accompagne, par ailleurs, d’une mutation des mœurs, déplore le dirigeant : « Autrefois, les notions de services et de qualité avaient leur importance, des liens se créaient, aujourd’hui c’est la course à l’économie et aux délais de plus en plus courts. Le concept de reconnaissance est passé à la trappe ».
La cause de ce revirement : la pression engendrée par la conjoncture économique actuelle, plus que tangible dans le domaine de l’imprimerie, c’est la raison pour laquelle S’print mise sur son profil de généraliste. « D’un point de vue technique, notre équipe est à la pointe, ce qui nous permet d’être très réactif quelles que soient les demandes. » Frédéric Nehme en est parfaitement conscient, les années à venir seront encore placées sous le signe de la compétition, il est évidemment bien décidé à poursuivre ce marathon. « S’adapter à toutes les évolutions », tel est son mot d’ordre.
F.P
Date de création : 1980
Reprise par Frédéric Nehme : 1986
Activité : brochures, magazines, flyers, plaquettes institutionnelles, chemises à rabats, papier en tête, cartes de visite, cartes commerciales, affiches jusqu’au format A2, liasses, cartes postales, notices techniques, dépliants, formulaires administratifs…
Clientèle : entreprises 70%, collectivités 30%
Effectif : 8 personnes
Web : www.sprint-imprimerie.com





