La Ville de Longvic inaugure le jour des vacances son école Léon-Blum qui vient de subir une magnifique cure de jouvence. Une réalisation symbolique à plus d’un titre pour la maire Céline Tonot… Avec cette rénovation, Longvic conserve son temps d’avance dans ses objectifs pour la lutte contre le réchauffement climatique.
« C’est le plus important investissement pour une opération longvicienne. Le coût, d’environ 6,47 M€, est quasiment l’équivalent de celui pour le centre-ville. C’est dire si ce projet a toute son importance. Nous avons bénéficié de subventions d’un peu plus d’1 M€ de l’État, à travers notamment le Fonds Vert, du Conseil départemental (470 000 €) pour le restaurant scolaire,
de la CAF (300 000 €) pour l’accueil de loisirs, et du Conseil régional (98 000€). Cette rénovation s’inscrit pleinement en conformité avec les valeurs qui sont les nôtres pour lutter contre le changement climatique. Le bâtiment est exemplaire, que soit en ce qui concerne l’intérieur mais aussi pour la cour, qui s’apparente à un véritable espace vert, sans goudron. Nous sommes allés plus loin que la désimperméabilisation. Nous avons utilisé un enrobé spécifique qui permet l’infiltration de l’eau. Et nous avons eu recours à des copeaux de bois pour amortir les chocs sous les espaces jeux.
Nous avons évidemment isolé la structure, mais ce n’est pas une isolation lambda. Nous avons utilisé des matériaux biosourcés. Et nous obtiendrons une diminution de plus de 41% de nos consommations énergétiques, si bien que cette réalisation participera pleinement aux objectifs de baisse des rejets de CO2 que nous nous sommes fixés. Ce bâtiment est exemplaire pour l’environnement mais aussi pour l’inclusion. Nous avons installé un ascenseur afin de pouvoir accueillir des enfants mais aussi des enseignants à mobilité réduite. Et c’est important car nous avons dans cet établissement une classe ULIS. Le maître mot, si je devais en choisir un pour qualifier la nouvelle école Léon-Blum, ce serait… Résilience ! »
Vous êtes allée plus loin pour l’utilisation même de la cour…
« L’espace est revisité pour qu’il y ait égalité entre les filles et les garçons. Pourquoi ? Quand avant il y avait les garçons qui jouaient au foot, ils prenaient toute la cour. Et c’était ceux qui ne voulaient pas jouer au foot, et notamment, la plupart du temps, les filles, qui étaient mis aux abords de cet espace. Aujourd’hui, nous conservons un mini stade mais il est situé dans un coin de la cour pour que tout le reste soit dédié à l’épanouissement et au repos pendant la récréation. Et celle-ci, dotée de tables pour que les cours puissent se faire aussi en extérieur, de brumisateurs mais aussi d’un mur d’escalade, sera utilisée pour l’accueil de loisirs.
Car ce n’est pas seulement une école, c’est aussi un accueil de loisirs. Cette mutualisation des bâtiments, du patrimoine municipal, est une bonne chose avec la période de vaches maigres budgétaires que connaissent les collectivités. En optimisant nos bâtiments, nous optimisons aussi nos finances. Et nous l’avons entièrement rénovée en conservant son enveloppe historique parce que cette école, qui date des années 50, fait partie du patrimoine longvicien et a accompagné plusieurs générations d’habitants ».
La concertation avec les enseignants a été aussi l’une des clefs ?
« Tout a été pensé et réalisé en bonne intelligence avec les membres du corps professoral. Nous les avons associés au maximum avant les travaux et même pendant. Quels étaient leurs attentes, les points essentiels qu’ils souhaitaient reconfigurer ? Nous avons pris aussi en compte les déboires que l’on a pu rencontrer au moment du Covid. Tout le monde avait installé des détecteurs de CO2. Maintenant, nous avons le détecteur de CO2 et la VMC qui fonctionne avec, garantissant un renouvellement permanent de l’air. Les enseignants comme les élèves bénéficieront désormais d’excellentes conditions de travail. Et j’invite toutes et tous à participer à l’inauguration le 4 juillet à 17 heures. Ce sera une belle fête populaire au commencement des vacances ! »
Propos recueillis par Xavier Grizot





