Liverpool : Un campus constamment animé

Après avoir brièvement respiré le brouillard dijonnais pour les fêtes de fin d’année, j’ai retrouvé le vent et l’humidité de l’hiver liverpuldien juste à temps pour mes examens. Maintenant que mon premier semestre touche à sa fin et que je m’apprête à entamer le second, je connais enfin assez bien la vie étudiante à Liverpool pour la présenter aux lecteurs de Dijon l’Hebdo.

Bien sûr, il convient de mentionner que mon expérience étudiante se limite à mon université, qui est la plus grande parmi les sept universités de la ville, et qui compte à elle seule 25 000 des 70 000 étudiants vivant à Liverpool.

En théorie, faire ses études à Liverpool n’a pas grand-chose de dépaysant par rapport à Dijon : le calendrier universitaire est le même qu’en France, les cours prennent principalement la forme de cours magistraux et de travaux dirigés, et les étudiants courent après le temps pour rendre tous leurs devoirs dans les délais impartis. Et pourtant, mon échange à Liverpool ne cesse de me surprendre. Les étudiants anglais ont jusqu’à deux fois moins d’heures de cours que j’en avais à l’université de Dijon, mais deux fois plus de travail et de recherche personnels. De plus, les examens en présentiel ne sont pas la norme, il est bien plus commun d’avoir de longs essais finaux à rédiger chez soi. Le plus déroutant reste pour moi les professeurs qui nous demandent – parfois insistent – pour que nous les appelions par leurs prénoms, une familiarité que je n’oserais pas en France.

Une foison d’événements

C’est la vie étudiante qui marque la plus grande différence : au Royaume-Uni, on met l’accent sur les relations sociales et l’inclusion. Chaque université dispose de son bureau des étudiants (à Liverpool, la « Guilde des Etudiants » est dans le top du pays) qui met en place foison d’événements : entre les quiz au pub du campus, les marchés hebdomadaires de livres, vêtements ou encore cuisine de rue, et les activités à thème en temps de fêtes, je ne sais jamais où donner de la tête.

Il est commun et encouragé d’intégrer au moins un club (les anglais préfèrent le terme « société ») en lien avec son sport, son passe-temps, centre d’intérêt ou son identité. On en compte un total proche de 300. Il est important néanmoins de bien choisir sa société, car beaucoup se créent pour simplement donner à des groupes d’étudiants des opportunités de sortir boire le soir. Les clubs de sports en particulier sont très sérieux, proposant des entraînements dans des sports allant du rugby au parachutisme et des compétitions hebdomadaires inter-universités.

Le campus, en plein milieu de la ville et à dix minutes du centre, est ainsi constamment animé. Là où le campus de Dijon se caractérise par ses énormes étendues d’herbes, le campus de Liverpool est à l’image d’une mini-ville où de hauts immeubles d’appartements étudiants côtoient les bâtiments d’enseignement et les bibliothèques. On n’est jamais bien loin d’une supérette, d’un café, ou des deux musées universitaires. Cela va sans dire pour les quelque huit mille étudiants internationaux, dont je fais partie, que nous avons toutes les chances de forger des souvenirs inoubliables.

Léa Tribotté