Le Brunch des Halles fait son grand retour

Dijon l’Hebdo : Enfin, pourrions-nous dire, le Brunch des Halles revient dans sa version originale après deux années marquées par la pandémie de Covid et ses contraintes sanitaires…

Nadjoua Belhadef : « Après deux saisons blanches, en présentiel s’entend, nous repartons en effet sur la version assise à l’intérieur. Les grandes tables sont à nouveau ouvertes sous les Halles. Les banquets avec leurs ambiances musicales effectuent leur grand retour. Mais nous maintenons également la version à emporter car nous constatons que c’est un concept qui plait aussi. Ainsi, en 2020, le Brunch à emporter a représenté 3 302 couverts, ce qui représente, sur 14 dates, une moyenne de 236 couverts. En 2021, ce nombre a atteint 4 506, soit 265 couverts en moyenne. Cette opération a continué de plaire durant le Covid et, avant la pandémie et ses contraintes sanitaires, nous étions dans une moyenne de 350, 400 couverts par Brunch. Aussi la 7e édition du Brunch des Halles du 5 juin au 11 septembre devrait à nouveau fonctionner à plein… Et je profite de l’occasion pour remercier les restaurateurs qui se sont engagés sur le Brunch car, comme tous, ils doivent faire face à la pénurie de main d’œuvre qui frappe l’hostellerie-restauration. Cette difficulté a empêché certains de pouvoir nous rejoindre, ne disposant pas du personnel suffisant afin d’assurer un Brunch ».

DLH : Dorénavant, Dijon possède un « cœur gourmand » – la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin – et son « ventre gourmand » historique – les Halles. Comment allez-vous articuler ces deux hauts lieux de la gastronomie ?

N. B : « Nous avons inauguré la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin et c’est formidable. Maintenant nous avons, avec les Halles, deux pôles importants qui se complètent et qui ne s’opposent pas. C’est important. Le fait que Dominique Dansard, présent à nouveau lors du 1er Brunch de cette édition 2022, soit sur la Cité où il s’occupe des cartes pour les brasseries, l’illustre parfaitement. C’est un beau signal lancé de complémentarité et de travail en commun. Tout le monde a bien compris que notre objectif est aussi que le centre-ville profite pleinement de la Cité. C’est la raison pour laquelle nous proposons des offres combinées afin que les touristes viennent dans le cœur de ville. Notre objectif est de rallonger leur durée du séjour à Dijon. En une journée, nous ne faisons pas Dijon, comme, au demeurant, Dijon ne s’est pas faite en sept jours ! Avec la Cité, le musée des Beaux-Arts, les Halles… les touristes doivent rester plus longtemps pour déguster notre ville à sa juste valeur. les restaurateurs, les hôteliers nous le disent : la saison a repris, les touristes reviennent. Les projets de nouveaux hôtels avancent bien. Nous avons une belle attractivité. Comme le dit le maire et président de Dijon Métropole, François Rebsamen, soyons fiers d’être dijonnais ! Et je rappelle que la Cité n’est pas non plus faite que pour les touristes. Elle possède tous les atouts pour que les Dijonnais se l’approprient pleinement. C’est la Cité de tous les Dijonnais ».

DLH : Quelles seront les grandes nouveautés de cette 7e saison du Brunch des Halles ?

N. B : « Le premier Brunch, le 5 juin, sera à quatre mains avec comme partenaire notre ville jumelle. Un chef dijonnais, Dominique Dansard, et un chef de Guimaraes, Mario Moreira, réaliseront, ensemble, un brunch franco-portugais. Nous testons aussi une formule lors du Brunch suivant : le 12 juin, place à l’esprit Food Court, avec 4 restaurateurs qui auront chacun un stand. Chacun pourra prendre ce qu’il veut et s’assoir où il veut. Et, pour cette nouveauté, nous avons quatre jolis noms : Chez mes Sœurs, Ciboulette, MuiMa et les Mijoteuses. Notre idée est de proposer des choses sympathiques. Et ce n’est pas la seule nouveauté 2022 : nous avons constaté que l’Apéro des Copains, organisé par l’association des Halles et la Buvette, fonctionnent très bien. Le dernier a généré à peu près le passage de 3 000 personnes, où des commerçants, comme le président de l’UC, Eric Léger, ouvrent leur stand et proposent de la dégustation. Aussi avons-nous décidé d’insérer dans la programmation du Brunch trois Apéros des Copains. Ceux-ci se dérouleront les 26 juin, 24 juillet et 7 août. Les réservations s’effectuent toujours de la même façon que les années précédentes : soit sur le site, soit au guichet de l’Office du Tourisme ».

DLH : Pourquoi avoir augmenté les tarifs liés à cet événement gourmand ?

N. B : « Nous avons en effet augmenté les tarifs adultes de 2 € et enfants de 1 €. Et ce, pour plusieurs raisons. Déjà parce nous assistons à une augmentation du prix des matières premières. Ensuite, à cause du manque de personnel, si bien que les professionnels sont amenés à revoir à la hausse le salaire des extra. Et cette augmentation est due également à l’utilisation de contenants éco-responsables, qui, eux aussi, subissent une tarification à la hausse. Et je tiens à rappeler que le Brunch coûte à la Ville mais ne lui rapporte rien. L’ensemble des recettes sont destinées aux restaurateurs ».

DLH : Le BDH fait partie d’un ensemble d’animations destinés à faire bouger la ville…

N. B : « Nous avons, avec le BDH, trois autres opérations majeures : Places en musique, dont la 4e édition comprend 6 concerts du 29 mai au 3 juillet ; les Jeudi’jonnais du 16 juin au 15 septembre ; le Festival Garçon la Note du 4 juillet au 31 août. Au total, cela représente environ 200 concerts gratuits pour les Dijonnais, les habitants de la métropole, les touristes et presque autant d’événements culturels, artistiques, avec du live painting… Sur les Jeudi’jonnais, nous sommes en partenariat avec les commerçants avec qui nous signons des contrats. Ceux-ci participent financièrement à hauteur de 40 € par jeudi pour profiter d’un concert. Bien évidemment cela nous coûte plus cher et la Ville met le complément mais ils nous accompagnent et c’est important que nous faisions les choses ensemble. J’ai toujours défendu la co-construction et cela fonctionne bien. En ce qui concerne Garçon la Note, nous reconduisons le même nombre de concerts que l’année dernière, à savoir 35. En 2021, pas moins de 4 500 spectateurs y ont assisté. La musique sera encore très éclectique, afin qu’il y en ait pour tous les goûts. Si je pouvais animer partout de la même manière, je le ferais mais nous avons une configuration de ville qui fait que nous devons nous adapter à l’urbanisme, à l’existant, à la sécurité… Je tiens à dire que nous restons à l’écoute des commerçants qui nous font la demande et que nous travaillons à l’organisation de nouveaux événements ponctuels. Deux nouveaux secteurs du centre-ville pourraient ainsi être concernés.

C’est le premier été où l’on ne parle plus vraiment de Covid. Aujourd’hui l’on voit bien que les terrasses sont pleines et, selon les professionnels, les touristes effectuent leur grand retour ! »

DLH : Comme réussissez-vous l’alchimie complexe entre une ville qui bouge et une ville qui reste agréable à vivre pour les riverains ?

N. B : « L’attractivité en centre-ville est importante et nécessaire. Mais il faut que cohabitent ensemble le développement de l’activité commerciale et les festivités ainsi que la tranquillité publique, la protection et la sureté des biens. Si l’on veut que cela fonctionne, il faut que tout l’environnement s’y retrouve. Nous voulons que Dijon vive, on veut que Dijon bouge, mais nous sommes aussi attentifs à la tranquillité publique et à la propreté de la ville. Depuis l’année dernière, j’ai souhaité que soit signée par les commerçants une charte d’engagement de bonne conduite afin de respecter la tranquillité publique, les riverains, l’environnement. Cela n’empêche pas l’activité de se dérouler. Nous faisons signer cette charte à ceux qui sont impliqués dans les événements que l’on organise mais aussi plus globalement à tous ceux qui ont une terrasse. Notre objectif n’est pas de les contraindre mais de mieux faire avec eux. En parallèle, la Police municipale va augmenter les horaires des équipes d’après-midi de 20 h à 22 h et jusqu’à 23 h à partir du 15 juin. Ce sont ainsi plus de policiers disponibles pour surveiller le secteur piétonnier, la vitesse des véhicules, l’organisation des événements et des décibels… Notre objectif est d’avoir un bien-vivre ensemble et c’est ce que l’on aime à Dijon. Un bien vivre tous ensemble !  »

Propos recueillis par Camille Gablo

 

La 7e édition du BHD

Tous les dimanches du 5 juin au 11 septembre

De 10 heures à 14 heures

Sous les Halles du marché

Chaque semaine toutes les infos sur www.dijon.fr 

Tarifs : 27 € pour les adultes, 13 € pour les enfants jusqu’à 12 ans

Réservations

En ligne :

bhd.otdijon.com

www.destinationdijon.com

Au guichet :

Office de tourisme de Dijon métropole

11 rue des Forges, Dijon