RESPONSE : Retour vers le Futur !

Dijon métropole a organisé le 4 mars une déambulation au sein du quartier de la Fontaine d’Ouche afin de constater l’avancée des travaux pour le projet de dimension européenne, RESPONSE. Un projet d’une ampleur inédite pour favoriser la transition énergétique d’un quartier Politique de la Ville. Et un projet qui tient particulièrement à cœur François Rebsamen. Et pour cause : plongée dans le passé pour évoquer l’avenir…

Le symbole est fort… C’est là où son aventure politique a véritablement débuté que François Rebsamen a décidé d’inscrire un peu plus Dijon sur la carte des villes exemplaires en matière de lutte contre le changement climatique. Et ce, à l’échelle européenne tout de même !

Un petit retour en arrière s’impose pour montrer à quel point le projet RESPONSE, qui a pour but de faire de la Fontaine d’Ouche un quartier à énergie positive, doit lui tenir à cœur.

En 1998, c’est, en effet, sur le canton de Dijon 5, comprenant, notamment, la Fontaine d’Ouche que François Rebsamen écrivit la première ligne de son histoire (d’amour) victorieuse avec Dijon. L’opposant à l’époque de Robert Poujade s’imposa face à Pierre Barbier, l’un des fidèles adjoints du maire RPR, afin de siéger au conseil général. La suite vous la connaissez… Trois ans plus tard, il inscrivit son nom dans la liste des maires de Dijon et, depuis, à trois reprises, il prouva à chaque élection municipale que la capitale régionale était devenue (et restée) « rebsaménienne ».

C’est donc à la Fontaine d’ouche que tout a commencé pour celui qui allait devenir, par la suite aussi, n°2 du PS et ministre du Travail. C’est dire si sa déambulation, le 4 mars dernier, afin de constater l’état des lieux des travaux revêtait une connotation particulière. D’ailleurs, à ses côtés, le Monsieur Urbanisme de la Métropole, 1er vice-président de Dijon métropole, Pierre Pribetich, était déjà de l’aventure socialiste à la fin des années 1990. Parmi les élus présents, nous pouvons également citer le Monsieur Énergies renouvelables, Jean-Patrick Masson, qui fait aussi partie des rares élus de 2001 encore présents dans l’exécutif de François Rebsamen (à l’époque sous la bannière verte).

Une rénovation unique en Europe

Les deux vice-présidents de Dijon métropole ont détaillé cette phase de rénovation unique sur le vieux continent (qui troquait du coup son qualificatif pour celui d’innovant), la plus importante opération d’auto-consommation énergétique collective concernant 1 255 logements et 11 500 habitants. Deux îlots à énergies positives (produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment) verront ainsi le jour à l’été 2023 : le premier îlot comprend deux bâtiments d’Orvitis, le groupe scolaire Colette et le gymnase de la Source, le deuxième étant composé de trois bâtiments de Grand-Dijon Habitat et des groupes scolaires Buffon et Anjou. Ces deux îlots produiront 20% d’énergie en plus qu’ils n’en consommeront et permettront de réduire de 75% les émissions de gaz à effet de serre.

Bénéficiant d’ores et déjà du réseau de chaleur urbain, qui profite de la production d’énergie issue de l’usine d’incinération d’ordures ménagères, ils seront alimentés à terme à hauteur de 85% par des énergies renouvelables, panneaux photovoltaïques bi-faciaux à l’appui. Entre autres puisque ce ne sont pas les seules solutions retenues. Nombre d’autres innovations sont au programme : « pas moins de 100 », comme l’a souligné Jean-Patrick Masson !

« Un beau quartier »

L’intelligence artificielle dont seront dotés les bâtiments permettra elle aussi de réduire de façon conséquente la facture énergétique des habitants. Intervenant dans le cadre de la 2e convention de Renouvellement urbain qui a permis l’avènement d’une nouvelle entrée du quartier, après la démolition du pont Kir à l’été dernier, et qui se poursuit avec le réaménagement de l’avenue du Lac autour du carrefour avec l’avenue des Champs-Perdrix, pas moins de 92 M€ sont injectés dans cette réalisation de taille.

Une dimension qui a permis à Dijon d’être retenue dans l’appel à projet européen intitulé « H2020 villes et communautés intelligentes » et d’en être même avec la ville de Turku en Finlande le pilote. Six autres villes suiveuses devraient à terme la dupliquer sur leur territoire. Pour ce faire, après la finalisation des travaux, une seconde phase consistera à accompagner la population sur l’appropriation des solutions et au suivi et monitoring du projet pendant 2 ans.

C’est ainsi que la Fontaine d’Ouche deviendra un véritable exemple à l’échelle européenne… Juste avant de visiter l’école Buffon et d’être accueillis tout sourire par les élèves, avec cette formule – « il est où le maire ! », François Rebsamen devait glisser à l’un de ses interlocuteurs : « C’est véritablement un beau quartier ! » Une chose est sure : que de chemin parcouru depuis 1998 !

Camille Gablo

 

La mobilisation des habitants

Afin que les habitants s’approprient pleinement les solutions énergétiques, différentes actions sont programmées. Une sensibilisation aux enjeux du changement climatique sera réalisée via le déploiement d’animations telles que les fresques du climat. Des outils de concertation verront aussi le jour afin de permettre à tout un chacun d’être acteur de la transition. Une plateforme participative sera lancée d’ici le printemps. Des ateliers de co-construction seront réalisés afin de faire émerger des besoins qui seront alors travaillés par les étudiants des écoles du territoire métropolitain dans le cadre d’actions d’open innovation, comme des idéathons ou akhathons, permettant d’aboutir au prototypage de solutions. A noter enfin que le projet s’appuiera sur l’atelier du quartier de la Fontaine d’Ouche, nouvellement créé, afin de participer à sa duplication.

A noter également la présences des élus Sladana Zivkovic, Dominique Martin-Gendre, Franck Lehenoff, Massar N’Diaye…