James Gonet : « Merci Dijon ! »

Les feux de la fête se sont éteints. Le ciel est gris et les premiers flocons caressent l'aire d'accueil des gens du voyage en cette matinée du 7 janvier. Le semi-remorque aménagé en mobil home est prêt à reprendre la route. Tout comme les autres camions qui composent cette caravane familiale. L'ombre d'un sourire a balayé le visage de James Gonet. Un sourire sans joie, baigné de mélancolie... « C'est toujours comme ça quand on part de Dijon. Je ressens un petit pincement au cœur même si je sais que nous reviendrons à l'automne prochain. Mais c'est plus fort que moi, je suis toujours triste de quitter cette belle ville... »

Dijon, James Gonet l'a découverte en 1995 et, chaque année il y revient avec le même plaisir pour participer à la fête foraine pendant la foire gastronomique et aux festivités de Noël. C'est ainsi qu'on a pu le retrouver ces dernières semaines en différents endroits de la ville : place Darcy avec le Petit train du Père Noël, place du Théâtre avec un chalet de churros et un manège enfantin dans le plus pur style carrousel, place de la Libération avec des crêpes et des gaufres, et enfin place de la République. Son activité, il l'exerce en famille avec son épouse, ses enfants quand ils sont en vacances, son frère et sa belle sœur. Sans oublier ses beaux parents qui sont là pour veiller sur la famille et s'occuper des tâches ménagères.

A Dijon, James Gonet est le premier à avoir proposé le churros, cette spécialité espagnole qui se présente sous la forme d'une pâte frite en forme de « gros spaghetti » ou d'un beignet allongé qu'on sucre selon le goût. « Nous avons une recette maison pour l'adapter à nos palais » explique ce natif de la région nantaise, direct, cordial, chaleureux, qui a la voix de sa marchandise : chaude, moelleuse, que l'on déguste les yeux fermés pour mieux goûter la couleur des mots. Et ses mots préférés sont fierté et ambition. Fierté de faire ce métier qui le met au contact des autres. Ambition de toujours faire mieux et de satisfaire ses clients.

Des remerciements à François Rebsamen

Mais ce qui le différencie indéniablement des autres commerçants qui animent les festivités de Noël, c'est l'amour qu'il porte à la ville de Dijon. Enthousiaste, il est à lui seul office du tourisme, syndicat d'initiative et guide... « Je n'y vis qu'un peu plus de deux mois par an mais je l'adore. C'est une belle ville à dimension humaine qui a un charme fou, un fort potentiel culturel, une formidable richesse patrimoniale et architecturale, son Musée des Beaux-Arts, son Grand Théâtre et bientôt sa cité internationale de la Gastronomie et du Vin. J'avoue que j'aimerais bien m'y sédentariser. Et puis on est très content des rapports que nous entretenons avec la ville de Dijon. Nous sommes toujours remarquablement bien accueillis et on sent bien que les services municipaux font le maximum pour nous satisfaire. Nous ne remercierons jamais assez le maire, M. Rebsamen, son adjointe au commerce, Mme Nadjoua Belhadef, mais aussi le service commerce, les services techniques, le service Habitat de la Métropole grâce à qui nous trouvons un « point de chute » pendant notre séjour à Dijon et la société sg2a, elle aussi très à l'écoute ».

Prochaine étape pour les Gonet, Ramatuelle, dans le Var, où vit une partie de la famille. On les retrouvera dans un parc enfantin d'un village de vacances -Kon Tiki- sur les plages de Pampelone, dès le début du printemps jusqu'au mois d'octobre. Et ensuite, retour à Dijon !

Jean-Louis Pierre