Pascal Massip : « Une photographie très précise du marché »

 

Dijon l’Hebdo : Comment analysez-vous cette dernière note de conjoncture immobilière départementale ?

Pascal Massip : « Si on analyse cette note de conjoncture pour la période du 1er avril 2017 au 31 mars 2018, qui est une photographie très précise du marché, on constate une grande disparité entre les appartements et les maisons. On est revenu à un marché beaucoup plus tonique en volume même s’il est très irrégulier depuis le début de l’année.

A Dijon, le prix des appartements, sur un an, n’a évolué que de 1 % alors que, dans le même temps, le prix des maisons a augmenté de 7,5 %. Dans un marché soutenu, c’est la rareté des produits qui est à l’origine de l’augmentation des prix et le manque de maisons sur Dijon et l’agglomération se fait désormais sentir.

A Dijon encore, pour ce qui concerne les volumes sur un an, on a 1 721 appartements vendus contre un peu moins de 300 maisons. Les appartements représentent donc plus de 80 % du marché. On remarque des quartiers qui sont en situation de rattrapage au niveau des prix. C’est le cas aux Bourroches où les prix des maisons ont augmenté, en moyenne, de 10 % alors que dans le quartier de Jouvence les prix n’ont augmenté que 5 %.

Pour les appartements, on constate un rééquilibrage des prix aux alentours des 2 100 € du m2. Le Faubourg Sud tirant plutôt bien son épingle du jeu avec + 4,3 % alors que le Faubourg Nord perd, lui, 2,6 % mais avec une différence de prix au m2 entre les deux qui est de moins de 100 €.

Dans les quartiers en baisse de valeur, on notera, pour les appartements, Montmuzard (- 8,2 %). L’appartement moyen y est vendu 96 500 € alors que la maison moyenne est à 215 400 €.

Une véritable hausse des prix est enregistrée pour les appartements neufs. Ils ont augmenté, sur un an à Dijon, de plus de 13 %. C’est la conséquence des nouveaux programmes qui ont été lancés en 2017 où les stocks d’appartements disponibles étaient au plus bas. Dans le neuf, le prix médian est désormais à plus de 3 500 € du m2. Et près de la moitié des ventes se fait sur des 2 pièces et près de 30 % les 3 pièces ».