Spécial Immo : Des volumes de ventes toujours en hausse

 

Qu'il s'agisse des appartements anciens ou des maisons anciennes, de l'Ile-de-France ou de la Province, les prix de vente et les volumes des transactions continuent de progresser.

À fin octobre 2017, le volume annuel de transactions poursuit son augmentation : le nombre de transactions réalisées au cours des douze derniers mois atteint un nouveau record historique (958 000). Il excède ainsi nettement le volume cumulé un an plus tôt (829 000 en octobre 2016) avec des progressions records dans certains départements comme le Bas-Rhin (35%), les Landes (33%) ou la Charente-Maritime (29%).

La progression ininterrompue des volumes de ventes depuis début 2015 a très probablement mené cette fin d'année 2017 à un sommet. Ce record n'augure pas pour autant, selon nous, d'un emballement de la machine immobilière : les raisons de cette hausse des volumes sont connues (principalement, un rattrapage d'un marché particulièrement atone sur les années 2012, 2013 et 2014), et les paramètres structurels de ce marché demeurent stables :

  • des taux d'intérêts toujours faibles et à nouveau orientés à la baisse, après quelques semaines de hausses modestes ;
  • en province, les hausses sont globalement mesurées, puisque les prix n'ont pas encore atteint ceux de 2011 ; ces prix sont même en baisse si on les corrige des effets de l'inflation, pourtant elle-même très mesurée ;
  • une analyse fine du taux de rotation du parc immobilier, ainsi que de la durée médiane de détention des biens vendus, permet de rationaliser ces volumes élevés au regard d'un stock plus important de biens immobiliers mutables.

Ainsi, la vitesse de rotation du parc de logement détenus par des personnes physiques, nonobstant le nombre important de transactions constatées l'année passée, demeure légèrement inférieure à celle de la période 2000/2007.

Le risque d'une surchauffe ne semble donc pas avéré. L'indicateur avancé des avant-contrats tend d'ailleurs vers une stabilisation des prix des logements anciens par rapport à ceux constatés en septembre 2017.

Pour autant, l'effet de rattrapage vu plus haut n'est pas infini et pourrait donc atteindre sa limite courant 2018, générant ainsi des volumes un peu moins dynamiques.

Par ailleurs, au troisième trimestre 2017, la hausse des prix des logements anciens s'amplifie : 1,3% par rapport au trimestre précédent (données provisoires corrigées des variations saisonnières), après 0,7%. Comme observé depuis fin 2016, la hausse est plus importante pour les appartements (1,6%) que pour les maisons (1,1%).