Dijon L’Hebdo : Cette année marque le 90e anniversaire de la structure que vous présidez. C’est donc une année particulière ?
Hamid el Hassouni : « Oui, c’est l’opportunité pour Dijon Habitat, ses administrateurs et ses 180 collaborateurs de regarder avec fierté le chemin parcouru depuis les premiers logements des années 30 aux éco-quartiers d’aujourd’hui. Je n’oublie pas les 20 000 locataires occupant les 10 000 logements de Dijon Habitat qui seront à l’honneur cette année. D’ailleurs, qui n’a pas connu Dijon Habitat (ex-Opac) dans sa vie, été logé dans un logement de Dijon Habitat ? Notre office a traversé des décennies et des générations entières. Notre notoriété est réelle et notre volonté est de l’accroître. Je ne suis pas de ceux qui regardent sans cesse dans le rétroviseur, mais lorsque l’on fête un tel anniversaire c’est toujours important de regarder d’où l’on vient pour savoir où l’on doit aller. Dijon Habitat a toujours répondu présent aux besoins de ce territoire et c’est l’outil idéal pour les communes afin de produire des logements de qualité. Construire, entretenir et rénover sont les trois verbes qui résument le mieux notre cœur de métier. Il est ce que les élus locaux en font. Nous pouvons regarder sereinement le travail de tous ceux qui – élus, collaborateurs et entreprises locales – ont travaillé à faire de notre Office ce qu’il est devenu aujourd’hui : un acteur de 1er plan ! Je considère qu’il est un atout de poids à l’heure où notre territoire regagne des habitants et va devenir une métropole ».
Dijon L’Hebdo : Quels sont les enjeux majeurs pour Dijon Habitat, qui est passé, eu égard à la loi, à l’échelle de l’agglomération ?
H.e.H. : « Tout d’abord devenir Grand Dijon Habitat est la suite logique des évolutions de la loi (la loi Alur) et de ce que nous incarnons. Dijon Habitat propose des logements dans 19 des 24 communes du Grand Dijon. Cela ne changera rien dans le quotidien de nos locataires, cela vient confirmer notre vocation communautaire, métropolitaine. Les logiques d’évolution de l’agglomération, d’aménagement du territoire, les besoins de logements… se pensent à l’échelle communautaire. Tout le monde en convient, il n’est plus judicieux de regarder cela à l’échelle de la seule commune. Les enjeux sont simples pour notre Office, il s’agit de permettre à nos résidences de s’engager dans la transition énergétique en éco-réhabilitant le parc ancien et de permettre à nos locataires de retrouver du pouvoir d’achat en économisant des charges. En 2017, nous allons passer la barre des 1 000 logements éco-réhabilités, ce n’est pas rien et c’est très concret pour le quotidien de nos locataires. Autre enjeu, nous produisons des logements neufs économes en énergies et réfléchissons à des bâtiments de plus en plus connectés pour mieux les gérer tout au long de leur durée de vie. Un bâtiment est construit pour 50 ans, cela devient indispensable ».
Dijon L’Hebdo : Serez-vous cette année encore un acteur économique de premier plan ?
H.e.H. : « Oui bien sûr, nous contribuons très concrètement à alimenter le carnet de commandes des entreprises locales qui travaillent sur les chantiers d’éco-réhabilitations, sur les constructions neuves. Mais entretenir nos résidences, c’est aussi beaucoup de marchés de ménages, de maintenance en plomberie, d’entretien des ascenseurs… Tout ceci sont autant d’emplois non délocalisables. Avec un chiffre d’affaires de X, Dijon habitat est l’un des premier donneurs d’ordre du Grand Dijon et tout cela est payé par les loyers de nos locataires à 95 % et avec le soutien des collectivités locales sur le volet construction réhabilitation. Cela fait donc de notre Office Public de l’Habitat un acteur exigeant et passionné ! »
Propos recueillis par X.G.





