Rebsamen, Houpert, Joyandet, Bichot, Erschens, Vandriesse…

Rebsamen : Horizon 2020
« Je ne crois pas que la gauche va perdre la majorité au Sénat » : c'est ce qu'a affirmé François Rebsamen, président du groupe PS lors de ses voeux à la chambre haute du Parlement français. François Rebsamen, qui remettra son mandat de sénateur en jeu lors des sénatoriales de septembre prochain, entend bien le rester jusqu’au bout en cas de réélection. « Jusqu’en 2020, je peux cumuler les fonctions de sénateur et de maire. Bien sûr. Tout le monde n’avait pas percuté sur cela ». La loi prévoit que le non-cumul s’applique pour tous les parlementaires en 2017 mais elle ne s’appliquera que pour les députés élus lors des législatives de 2017 et pour les sénateurs élus en septembre 2017. En revanche, pour ceux élus en 2014, leur mandat durera jusqu’en 2020.
Le sénateur-maire de Dijon a également annoncé que « 2020 marquera la fin de ma vie élective ».

Fier de sa police
Après le fait divers tragique qui a coûté la vie à un jeune côte-d'orien après une bagarre nocturne, François Rebsamen a vite réagi pour apporter son soutien à la police dijonnaise : " La qualité des investigations conduites par la direction de la police judiciaire établissent que la victime avait été frappée par un jeune homme appartenant à l’autre groupe de belligérants, et ce avant l’intervention des gardiens de la paix. (…) Je souhaite sincèrement adresser un message de soutien aux forces de l’ordre qui - comme elles le font chaque jour, chaque nuit, avec un sens de la responsabilité et du devoir exemplaire – ont fait leur travail dans des conditions extrêmement difficiles et assurent la sécurité de nos concitoyens. Plus que jamais, les Dijonnais peuvent être fiers de leur police. "

Alain Houpert - Jacqueline Darmigny : le divorce
Pas toujours facile de gérer les femmes et les hommes qui vous accompagnent dans une campagne électorale : pour preuve, la "démission" surprise de Jacqueline Darmigny, pressentie pour occuper la 4e ou 6e place sur la liste du sénateur Alain Houpert. Jacqueline Darmigny, issue de la société civile, chef d'entreprise pendant 25 ans, a claqué la porte avant le meeting qui s'est tenu à Dijon, au cellier de Clairvaux. "Je suis loin d'avoir trouvé mon compte dans cette expérience et j'ai enregistré plus de déceptions que de satisfactions. Ce n'est pas l'équipe que j'abandonne, c'est la tête de liste". L'ancienne présidente nationale d'Enfance et Partage travaillait depuis le mois de mai dernier sur la dimension sociale du programme de la campagne.

Des absents
Le meeting organisé par Alain Houpert en présence de François Sauvadet au cellier de Clairvaux comptait deux absences qui ne sont pas passées inaperçues : celle d'Emmanuel Bichot, le conseiller général de Nolay, candidat également déclaré à la mairie de Dijon et d'Alain Joyandet, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, chargé de pacifier les relations entre le sénateur UMP candidat à la mairie de Dijon avec Emmanuel Bichot. De quoi conclure rapidement mais efficacement que les deux hommes n'étaient toujours pas tombé d'accord.

Place aux femmes
Anne Erschens et Catherine Vandriesse : Deux femmes qui parlent dans un meeting UMP / UDI, voilà bien longtemps que l'on n'avait pas vu ça à Dijon. Et elles n'ont pas boudé leur plaisir devant leurs supporters rassemblés au cellier de Clairvaux. Deux discours qui sont venus compléter ceux de François Sauvadet et d'Alain Houpert et qui ont été chaleureusement applaudis.

Chahutée
Après avoir été épinglée par la Cour des comptes pour sa gestion de l'université de Versailles - Saint-Quentin, Sylvie Faucheux, rectrice de l'académie de Dijon depuis octobre 2012, n'a pas été ménagée dans le dernier numéro de L'Express. L'Hebdomadaire rappelle " la dérive de la masse salariale -158 contractuels recrutés en trois ans- n'a pas été repérée, faute de comptabilité analytique et d'outil de gestion adéquat, mais aussi "les coûteux partenariats publics-privés (PPP)". Et L'Express d'enfoncer le clou en évoquant "la construction d'un observatoire scientifique, d'une fax de médecine, création d'une somptueuse bibliothèque, incitation à l'ouverture de nouveaux masters et aux recrutements, généreuse politique de distribution de primes dont elle et son mari ne sont pas oubliés : selon nos informations, à eux deux, ils ont encaissé 65 000 euros rien qu'en 2011 !" Que va dire le ministre : mauvaise élève ?

Les avocats ne sourient plus, ils sont filmés
Le Conseil de l'Ordre du Barreau de Dijon a décidé de mettre fin à sa participation au sein du comité d'éthique et des libertés publiques pour la vidéoprotection de Dijon. Jean-François Merienne, le bâtonnier, explique que cette décision "est motivée tout autant par le constat que les textes en vigueur ne confèrent pas au dit-comité les prérogatives susceptibles de lui permettre d'être entendu des pouvoirs publics, que par l'expérience faite depuis 2009 par l'ordre et ses représentants que les décisions touchant la vidéosurveillance étaient prises en réalité avant même consultation du comité et sans que ses membres n'aient pu ou ne puissent ultérieurement et utilement faire valoir leurs observations". Mais ce qui a surtout provoqué la colère des avocats c'est l'installation de systèmes de vidéosurveillance aux alentours de la Cour d'Appel sans consultation du comité d'éthique. "A toute proximité des entrées de cabinets d'avocats ont été installé un certain nombre de caméras dont la présence constitue une menace. En termes de protection des libertés publiques et des droits de la défense, cette mesure est parfaitement choquante puisqu'aucune garantie n'a été donnée quant à l'indispensable confidentialité s'attachant à l'exercice du ministère d'avocat" explique Me Merienne.