« Nous avons besoin d’hommes ! »

Françoise Tennenbaum, l'OPAD, c'est un peu comme cette grande enseigne commerciale : « Il s'y passe toujours quelque chose ! » ?
Il s'y passe même plein de choses. Par exemple, tout dernièrement, nous avons décidé la toute nouvelle ouverture du café des séniors le week end, consécutive à une forte demande des adhérents mais aussi de l'Observatoire de l'Age. Le dimanche est évidemment un jour très calme et cela pèse forcément sur des personnes qui vivent dans la solitude. Et avec ce café c'est avoir un lieu à soi, ouvert, riche de rencontres, d'échanges, de convivialité. C'est une belle façon de favoriser le lien social. Et puis cette initiative nous a permis d'embaucher un jeune en emploi d'avenir.
N'oublions pas le portage de livres à domicile. Ce sont deux étudiants de l'ESC auxquels cette mission a été confiée. C'est une belle action action citoyenne qui fait l'objet d'un partenariat avec l'école de commerce. Nous visons là à toucher un public qui sort très peu de son domicile. Et nous créons encore du lien.
Un mot aussi sur notre premier concours de nouvelles, ouvert à tous. Nous avons reçu 15 nouvelles qui ont été soumises à l'appréciation d'un jury d'opadiens présidé par Michel Huvet. (1) Et parmi les nouveautés, je citerai aussi les cours de conduite automobile qui viennent compléter les cours de code grâce à un partenariat financier de la fondation Norauto.

Cette association fonctionne comme une petite entreprise ?
Presque. On a créé cinq emplois supplémentaires en deux ans pour répondre à l'augmentation considérable des adhérents dont le nombre est passé de 1610 à 2222. Et chaque adhérent a, en moyenne, trois activités. Nous proposons une centaine d'activités de loisirs, épanouissantes, du lundi au samedi dans des lieux dispersés un peu partout dans la ville. Pour certains même, ils en profitent toute la semaine. C'est une réelle dynamique associative qui s'est installée.

Cette progression ne vous effraie-t-elle pas ? N'avez-vous pas, parfois, la tentation de dire : « Allez, stop, on fait une pause » ?
Non. Surtout pas. Nous avons encore du travail à faire en direction de cette population dijonnaise qui a 55 ans et plus. Notamment dans les quartiers. Et quand on sait que 80 % de nos adhérents sont des femmes, vous comprendrez qu'il nous procéder à un rééquilibrage. Concrètement, nous avons besoin d'hommes. Et donc, j'ai proposé à Pierre Pertus, le directeur, de créer une activité football. Ce serait une première en France. Peut-être en partenariat avec un club. Mais le club, lui, a des sections vétérans à 40 ans et nous, je le répète, on s'adresse aux 55 ans et plus.
J'aimerais aussi créer, à l'extérieur, en face de la Maison des Séniors, un grand damier pour jouer aux échecs ou aux dames. Et on ne s'interdit pas, bien sûr, d'ouvrir de nouvelles activités en fonction des demandes. Toutes les propositions sont les bienvenues.

(1) Cette nouvelle sera publiée dans la prochaine édition de Dijon l'Hebdo datée du 29 janvier prochain.