Certains entrevoient une reprise. Alors, entons d’être optimiste. Le marché de l’immobilier semble se dégripper peu à peu . Les ventes ne sont pas très nombreuses mais disons que c’est moins pire que l’an dernier à même période.
Dans les facteurs favorables, on trouve les taux d’intérêt extrêmement bas. Sur 20 ans, les taux sont autour de 3%, record historique.
Les vendeurs ont commencé à baisser les prix de leur logement. Cette baisse est plus marquée selon les régions : près de 10% dans l’Est, 4% à Marseille ou Lyon.
Cette double baisse a permis aux personnes qui n’étaient plus solvables par les prix de pouvoir revenir sur le marché et de faire des offres.
58% des français pensent que la période redevient favorable pour faire une bonne affaire .
Les vendeurs sont obligés de se rendre à l’évidence qu’il faut revoir les prix à la baisse. Il n’est pas simple de se dire qu’il va falloir baisser son prix mais la réalité est là et bien là.
Dans ce contexte, on pourrait penser que les transactions seraient plus nombreuses mais le montant moyen des transactions se situe en moyenne à 180 000 € dans les grandes villes et baisse d’environ 100 000 € dans certaines régions. Pour les grandes surfaces, la situation est encore plus difficile. Les acheteurs négocient les prix et, souvent, font des propositions très basses. On voit pour certains biens des baisses pouvant aller jusqu’à 25% comme on a pu le constater dans des communes résidentielles, dans le nord de l’agglomération dijonnaise.
Un autre problème est celui de l’accès au crédit. Les banques privilégient les bons dossiers. Pour les primo ascendants, les conditions d’apport sont devenues beaucoup plus strictes qu’il y a quelques années. Certains professionnels de l’immobilier sont pour le retour du prêt à taux zéro dans l’ancien mais bien ciblés pour les ménages à faible revenus .
La politique fiscale du gouvernement en matière d’immobilier ne simplifie pas les choses. Entre les nouvelles mesures Duflot, l’encadrement des loyers, la réforme des plus values, les augmentations des taxes et la CSG , il est vrai qu’il n’est pas facile de s’y retrouver et surtout de savoir quelles sont les bonnes orientations à prendre.
Dans ce contexte, nous pouvons compter sur des taux d’intérêts qui restent encore bas. Ils ont une très légère tendance à remonter mais on est encore sur des niveaux historiquement bas. Alors, profitons-en !
La baisse des prix des biens est là. C’est une évidence. Les acheteurs semblent être plus prédisposés à faire des efforts. Alors le moment d’investir n’est il pas venu ?
Jacques Cleren
Athenis Conseils





