Apprentissage : FORMAPI marque des points

« L’apprentissage, levier durable vers l’emploi »… tel fut l’intitulé de la table ronde organisée le 30 mars par FORMAPI au Country Club de Norges – Golf Dijon Bourgogne. Une rencontre destinée à porter haut et fort les couleurs de l’alternance…

N’ayant pas pu être présent pour cause d’entraînement – mais bien visible sur l’écran derrière les intervenants – David Holston, exceptionnel meneur de jeu de la JDA et parrain de FORMAPI, sait à quel point les statistiques sont capitales. Dans le basket comme dans l’apprentissage. Les 3 chiffres avec lesquels l’emblématique président de FORMAPI, Bernard Depierre, a conclu la table ronde intitulée « L’apprentissage, levier durable vers l’emploi » furent éloquents… à plus d’un titre (et pas que sportif !) : « FORMAPI a formé près de 20 000 apprentis, avec 80% en moyenne de résultats aux examens sur les 5 dernières années, et un taux d’employabilité de 92% ! » Et ce CFA hors les murs, qui, avec ses 47 branches territoriales, occupe le haut du panier national de l’alternance pour les métiers du sport, de l’animation mais aussi du tourisme, n’entend pas être stoppé dans son élan.

Pour preuve, les projets de taille avancés par l’ancien député côte-d’orien : « Nous allons œuvrer à la formation des animateurs et des secrétaires de mairie dont manquent cruellement les communes mais nous allons aussi nous positionner sur la reconversion des personnels des stations de montagne qui souffrent du manque de neige ».

Seulement, dans le contexte budgétaire contraint actuel, le récent décret gouvernemental (en date du 6 mars) revoyant à la baisse les aides à l’apprentissage (avec une différenciation selon la taille de l’entreprise et une modulation selon le niveau de diplôme préparé) est vécu comme un coup de frein. C’est dans ce contexte que FORMAPI a organisé ce temps d’échange au sein du Country Club de Norges – Golf Dijon Bourgogne, dont le directeur, Denis Liébé, n’a pas manqué de souligner : « Cette baisse des aides n’est pas un bon signal. Et ce, même si ce n’est pas un produit de défiscalisation pour nous. Ma motivation première, ce ne sont pas les aides, c’est d’avoir des apprentis de qualité et polyvalents ».

« Un accélérateur d’employabilité »

Le directeur général de FORMAPI, Régis Parot, devait insister sur « le formidable accélérateur d’employablité que représente l’apprentissage » : « C’est dans l’entreprise que l’on apprend le métier. La personnalisation du poste permet à l’employeur d’accompagner au mieux le jeune dans l’appréhension des codes de son entreprise ». Pour la DRAJES de Bourgogne Franche-Comté, Emmanuelle Oudot a expliqué : « Nous sommes sur un enjeu maintenant plus qualitatif que quantitatif. Il faut garantir les formations pertinentes qui répondent aux réels besoins du terrain et des jeunes. Nous observons en région comme au niveau national une diversification des secteurs recruteurs ».

Appartenant à deux équipes politiques distinctes, deux parlementaires se sont rejointes pour la défense de l’apprentissage. La députée Océane Godard a, notamment, mis en exergue : « L’apprentissage se porte plutôt bien dans notre pays et, en BFC, la baisse se limite à 2%, ce qui est très raisonnable. Il y a une forme d’hystérisation actuellement autour du nouveau dispositif. Il faut soutenir l’apprentissage mais je fais partie de celles et ceux qui pensent qu’il faut renforcer davantage l’apprentissage pour les associations, les clubs, les TPE, l’artisanat, l’économie de proximité, plutôt que d’aider les très grandes entreprises qui ont d’autres moyens… »

Quant à la sénatrice Anne-Catherine Loisier, elle a rappelé que « le grand point positif de l’apprentissage réside dans l’accompagnement à la capacité d’adaptation aux enjeux de l’entreprise et à l’environnement humain dont bénéficie l’alternant ». Non sans développer : « Personne ne conteste le succès des dispositifs liés à l’apprentissage mais nous sommes malheureusement dans un contexte où les arbitrages budgétaires sont davantage court-termistes. Le nouveau dispositif impactera plus les grandes entreprises, avec le seuil des 250 salariés… et il faudra mesurer véritablement les effets avec des retours terrain pour voir comment le réajuster ».

Deux alternants, Aymen Zahirii et Alexis Forest, finalisant actuellement leurs brillants cursus à JDA Formation et DFCO Formation, ont également porté haut les couleurs de l’apprentissage. A l’occasion d’un événement durant lequel FORMAPI a encore et toujours marqué des points !

Xavier Grizot