A Dijon, le marché de Noël a ouvert ses chalets de bois sur différentes places de la ville depuis la fin du mois de novembre. On y retrouve avec grand plaisir James Gonet et Charly Graupner, deux industriels forains. Un métier qui relève de l’évidence dans leurs familles respectives. Un sourire, de la joie, ils sont à l’image de ce qu’ils vendent : le bonheur pour tous. Et l’émotion qui est la leur n’est pas feinte quand ils vous parlent du marché de Noël dijonnais…
A l’évocation de Dijon, vos yeux s’illuminent comme ceux d’un enfant… Expliquez-nous…
James Gonet : « Je vais vous faire une confidence : j’aime Dijon. La ville est magnifique. Avec son cœur de ville, son patrimoine architectural et historique, son dynamisme commercial. J’aime tellement cette ville que, Audrey, mon épouse, et moi, nous avons décidé de nous y installer en 1995. Avec nos deux enfants, Lilou qui a aujourd’hui 19 ans et qui travaille à nos côtés, et Matt, 15 ans, lycéen qui nous donne un joli coup de main quand il n’est pas en cours. Depuis 30 ans, c’est le lieu où l’on se pose avec un plaisir non dissimulé. Car des kilomètres, nous en avalons dans une année. C’est notre métier. Ou plutôt une passion que l’on transmet à nos enfants ».
Charly Graupner : « Mon rapport avec Dijon est différent mais je pense la même chose que James. Notre relation avec Dijon remonte à la deuxième moitié du 20e siècle. Mes grands parents faisaient la fête foraine sur la place du 27e Régiment d’Infanterie, la-même où se trouve aujourd’hui l’Auditorium. C’était une autre époque. Plus insouciante. Mais tellement pleine de bons souvenirs ».
Et ce marché de Noël à Dijon, comment le trouvez-vous ?
James Gonet : « Des marchés de Noël, nous en avons fait. Je ne vais pas tous les énumérer, mais celui de Dijon a quelque chose de particulier. Il y a ce supplément d’âme qu’on ne retrouve pas ailleurs. Je ne parle évidemment pas du marché de Noël de Strasbourg qui est pour moi la capitale mondiale des festivités de fin d’année. Mais celui de Dijon, il occupe une place bien particulière dans nos cœurs. Vous savez, l’esprit de Noël ne se résume pas aux cadeaux. Il se nourrit avant tout de rencontres, de chaleur humaine et d’émotions partagées.
Nous sommes aussi bluffés par l’efficacité des services municipaux qui se mettent en quatre pour nous sous l’œil attentif de Nadjoua Belhadef, adjointe au commerce et à l’artisanat, et de Malika, du service Commerce de la ville. Cette implication, réelle et sincère, on ne la trouve pas ailleurs avec un tel engagement. Madame la maire Nathalie Koenders manifeste aussi dans ses propos tout l’intérêt qu’elle nous porte ».
Charly Graupner : « A Dijon, le marché de Noël transforme les places du centre ville en véritables villages éphémères. Avec leurs chalets de bois, leurs guirlandes lumineuses et leurs effluves sucrées, ils suscitent un engouement formidable. C’est tout un dispositif qui renforce l’attractivité de Dijon et qui repose toujours sur la même promesse : offrir un moment hors du temps.
On le voit bien à Dijon, sur les places Darcy, de la Libération, du Théâtre, de la République, rue de la Liberté… ce sont des lieux qui rassemblent, qui facilitent les rencontres, les échanges. Des lieux qui mêlent avec bonheur toutes les générations et toutes les populations pour des moments simples et heureux ».
Et les Dijonnais, vous les trouvez comment ?
James Gonet : « Ce que j’aime chez les Dijonnais, c’est leur fidélité. Quel plaisir de les retrouver chaque fin d’année, que ce soit à la fête foraine au moment de la Foire internationale et gastronomique ou bien encore sur le marché de Noël. Les gens, jeunes et moins jeunes, des parents avec leurs enfants, nous retrouvent chaque fin d’année comme si on s’était quitté peu de temps auparavant. Et toujours avec des petits mots sympas. Sincèrement, c’est du bonheur ».
« Qu’est-ce qui fait que vos churros sont tout particulièrement appréciés ?
James Gonnet : « D’abord ils sont faits avec beaucoup d’amour… Ils sont faits maison. Et surtout, on travaille à l’ancienne. C’est à dire qu’on fait tout à la main. Chez nous, pas de machines pour exécuter nos recettes. C’est essentiel. C’est la main du professionnel qui fait la différence. Nos clients le démontrent car ils sont toujours là et même toujours plus nombreux ».
Quant à vous Charly, c’est le vin chaud qui fait votre réputation…
Charly Graupner : « Pas seulement. Vous trouverez certainement les meilleurs cookies à partir de recettes élaborées par mon épouse Swanny. Un pur régal pour les enfants. Dans l’autre chalet, les adultes s’y pressent car on y trouve, entre autres, le célèbre vin chaud de Swanny dont elle garde jalousement l’élaboration. Sans oublier les fameux bretzels et la potion du druide… On ne divulgue pas les secrets de fabrication chez les Graupner… Et le vin, on l’achète en Bourgogne. Nous aussi on fait travailler le local ».
Propos recueillis par Jean-Louis Pierre
Photo : Younes Hamdoune





