Fédération de Pêche : Un courant… porteur !

La Fédération de Côte-d’Or, présidée par Jean-Pierre Sonvico, se démultiplie pour la préservation du milieu aquatique. Les pêches électriques que ses agents effectuent actuellement y participent pleinement… 

Son appellation est on ne peut plus claire… comme l’eau de nos rivières, selon l’expression consacrée. Cette Fédération agit à la fois « pour la Pêche… et pour la Préservation du milieu aquatique ». Et, comme elle le fait dans les écoles et les collèges du département qui lui demandent de plus en plus d’animations, afin de sensibiliser les plus jeunes à une meilleure connaissance de nos rivières et de nos plans d’eau, elle apporte sa pierre – pardon, nous aurions dû écrire son galet ! – en intervenant auprès du grand public lors des fêtes de l’environnement ou de la nature qui se multiplient à cette période de l’année.

Ainsi fut-elle présente, le 24 mai dernier, aux événements organisés à Chevigny-Saint-Sauveur ou encore à Vandenesse-en-Auxois. Les participants ont pu découvrir le rôle essentiel de cette Fédération dans la protection des milieux aquatiques qui représente 70% de ses missions, soit bien plus que son activité halieutique.

Un exemple, pour ne pas faire trop long car nous pourrions rapidement tomber dans un inventaire à la Pré… vert, jusqu’à la mi-juillet, ses agents organisent des pêches électriques. Rassurez-vous, celles-ci n’ont rien à voir avec celles pratiquées en mer par les chaluts dits à impulsions… Bien au contraire, elles ont pour objectif soit de sauver les poissons lors de travaux effectués sur les rivières ou plans d’eau ou bien de mesurer la qualité de l’eau.

« Des pêches de sauvetage ou d’inventaire »

Comme l’explique le président Jean-Pierre Sonvico, « les pêches électriques ne tuent en aucun cas les poissons. En utilisant une canne au bout de laquelle est fixée une électrode, cela les endort momentanément, quelques minutes seulement. Et c’est une façon douce de les sortir de leur milieu. Nos agents, qui sont habilités et formés spécialement, les réalisent lors des pêches dites de sauvetage ou d’inventaire ».

Et celui-ci de détailler : « Les pêches de sauvetage sont effectuées afin d’évacuer les poissons dans de bonnes conditions lorsque des travaux se déroulent dans les rivières et nous pouvons les transférer alors en aval où ils ne risquent plus rien. Nous les réalisons à la demande des syndicats de rivière, des municipalités, des communautés de communes ou encore des entreprises, à l’instar de Roger-Martin par exemple. Nous en accomplissons aussi pour VNF lors de travaux sur les canaux ».

Les pêches d’inventaire ont, quant à elles, un véritable rôle scientifique : « A la demande des Agences de l’eau, elles permettent d’étudier les poissons dans leur milieu, et, in fine, d’évaluer, par ce biais, la qualité de l’eau. Plus la variété de poisson est forte, meilleure est la qualité de l’eau. C’est un excellent témoin, à l’instar de la macrofaune. Lors de ces pêches d’inventaire, tous les poissons sont aussi pesés et mesurés afin de voir l’évolution de leur croissance. Nous pouvons en déduire alors la richesse du milieu. Tous ces renseignements, qui sont introduits dans une banque de données, sont transmis aux Agences de l’eau qui tentent d’arriver à la directive européenne du bon état écologique de nos rivières… »

Avec plus de 25 000 encartés, la Fédération de la Côte-d’Or représente l’une des plus importantes fédérations de l’Hexagone. Et son action pour la préservation de la planète est d’autant plus importante… Pêche électrique oblige, nous pourrions dire que, dans le domaine, son courant est porteur !

Xavier Grizot