UVE : La « moitié de tout ! »

Afin de s’inscrire dans la transition énergétique, le premier acte fondateur de la métropole dijonnaise fut le choix d’une gestion innovante du traitement des déchets ménagers. Retour sur la genèse de l’UVE…

« Le commencement est la moitié de tout ! »… Pythagore ne nous a pas laissé qu’un théorème, il nous a également transmis cette formule qui fait encore florès, 27 siècles après qu’il l’a prononcée ! C’est dire si la phrase du philosophe et mathématicien grec était juste et parfaite !

Pour la métropole Dijonnaise, le premier pas vers la décarbonation et la transition énergétique fut la transformation de l’Usine d’incinération des déchets en Unité de valorisation énergétique (UVE). Plutôt qu’une fermeture envisagée par certains, en 2004, Dijon Métropole (enfin à l’époque cette collectivité s’appelait encore la Comadi) choisit de mettre cet équipement aux normes européennes. En 2006, elle le dote d’un turbo-alternateur construit au Creusot transformant la combustion des déchets en électricité mais aussi en chaleur ensuite injectée dans le réseau de chaleur urbain.

Jean-Patrick Masson, vice-président de Dijon Métropole délégué à la transition écologique, aux déchets, aux énergies renouvelables et aux réseaux, se souvient : « C’est là où tout a commencé… et tout était à faire. En a ensuite découlé le réseau de chaleur en 2010… Il faut savoir que la rénovation de l’UVE, qui a nécessité tout de même un investissement de 180 M€, sera payée essentiellement par le supplément d’énergie que produit l’usine, du simple fait que les technologies sont beaucoup plus matures aujourd’hui qu’à l’époque. Et tout cela, avec la même quantité de déchets, car la quantité produite par les métropolitains continue de diminuer mais nous accueillons de plus en plus de déchets de l’extérieur – 92% des habitants de la Côte-d’Or. Ce fut la première étape capitale ! »

Un équipement exemplaire

Et la métropole dijonnaise pouvait, avec cet équipement exemplaire à plus d’un titre, alors se tourner alors vers l’avenir. Et multiplier les projets énergétiques durables sur son territoire. A l’instar, pour ne citer que celui-ci puisqu’il a vu le jour sur 17 ha de l’ancien site d’enfouissement des déchets, au Nord de Dijon, la centrale photovoltaïque de 43 000 panneaux solaires que fut inaugurée en 2021…

Modernisée sans interruption afin de toujours être optimale dans le traitement des déchets et la fourniture d’énergie mais également pour réduire son impact environnemental, l’UVE est la clé de voûte de l’architecture énergétique dijonnaise. Elle aurait sans conteste plu à Pythagore dont le théorème, rappelez-vous, est utilisé pour garantir la stabilité des structures !

Xavier Grizot

 

Photo : François Weckerlé – Dijon Métropole