De Chenôve-Portes du Sud à Dijon-Cap Nord, la nouvelle ligne T3 du tram s’étendrait sur 10 à 11 km et compterait 21 stations dans des secteurs à fort potentiel de développement de population. La concertation publique débute le 2 juin prochain…
Les 1er septembre et 8 décembre 2012, Dijon est entrée de plain-pied dans le XXIe siècle des mobilités durables avec l’inauguration des deux lignes de tramway T1 (Dijon Gare – Quetigny Centre) et T2 (Dijon Valmy – Chenôve Centre). Et celles-ci furent mises en service au terme d’un chantier historique de 1 055 jours pour poser les 20 km de voies, les 4 444 rails et créer les 35 stations. Le réseau atteignant des niveaux de fréquentation proche de la saturation à certaines heures – 183 000 voyageurs empruntant au quotidien Divia et la fréquentation ayant cru de 9% entre 2023 et 2024 –, et afin d’avancer sur les voies de la transition écologique qu’elle s’est tracée, Dijon Métropole a dévoilé son projet d’une ligne T3.
Parmi les 11 scénarios envisagés afin de « desservir les secteurs à plus fort potentiel de population, emplois et services à l’horizon 2040 », le tracé choisi s’étend de Chenôve-Portes du Sud à Dijon-Cap Nord, sur 10 à 11 km et compte 21 stations. La T3 s’appuierait sur 3 km de tronc commun avec les précédentes lignes. Elle soutiendrait ainsi la ligne T1 existante desservant l’Université Bourgogne Europe et le CHU.
200 M€ d’investissement
Et cette future ligne desservirait le programme d’urbanisation des Vergers du Sud autour de l’avenue Roland-Carraz, les secteurs en plein essor, à l’instar des projets Bruges II, Terrot et Hyacinthe-Vincent mais également nombre d’établissements scolaires : le lycée du Castel, le groupe scolaire Saint-Joseph, le lycée Hippolyte-Fontaine et le lycée Gustave-Eiffel. En traversant le quartier des Grésilles par l’avenue Champollion et la place Galilée, elle connecterait à l’ensemble de l’agglomération des équipements d’intérêt général, comme la piscine, la salle d’escalade, le centre sportif Épirey ou encore le Centre de rencontres internationales (CRI). Et elle passerait par l’emblématique place Wilson qu’elle contournerait pour conserver sa rotonde,
Eu égard au tronc commun, il n’y aurait que 7 km de voies nouvelles à réaliser. Aussi l’investissement nécessaire pour ce chantier de taille a-t-il été estimé à 200 M€. Sans omettre que cette extension permettrait d’éviter d’acheter des bus pour une économie estimée à 17 M€. Le 27 mars 2025, le conseil métropolitain (76 voix pour, 2 contre et 6 n’ayant pas pris part au vote) a voté le lancement de la concertation préalable portant la création de cette 3e ligne. Habitants, acteurs économiques, associatifs et institutionnels sont ainsi invités à contribuer à la réflexion sur cet aménagement d’envergure du 2 juin au 1er août prochain. Quant à cette ligne – si évidemment le nouveau conseil métropolitain résultant des prochaines élections municipales l’entérine également –, elle pourrait voir le jour en 2030 !
Xavier Grizot





