En moyenne, 10 mois d’attente pour un logement social

L’équipement en logements sociaux de la Métropole de Dijon s’élève à 25 259 logements (27 295 logements à loyer modéré au sens de la loi SRU)* et constitue 70% du parc social départemental. Ce parc est en hausse de + 12% entre 2015 et 2019 contre +6% à l’échelle départementale et + 1% à l’échelle régionale.

Ce patrimoine, localisé principalement dans 5 communes qui totalisent 85% des logements sociaux du territoire, est réparti comme suit : 69,7% à Dijon, 12,3% à Chenôve, 7% à Talant et respectivement 5,5% à Chevigny- Saint-Sauveur et à Longvic. Par ailleurs, plus du quart du parc est localisé dans les 5 quartiers prioritaires de la ville (QPV) de la Métropole dont 2 situés à Dijon, 1 à Chenôve, 1 à Longvic et 1 à Talant.

Sur le front des demandes de logements sociaux, près de la moitié concernent des petites typologies (2 pièces et moins) et un quart des logements de 3 pièces, en cohérence avec la structure de la population métropolitaine (près de la moitié de personnes vivant seules et 22,7% de couples sans enfants). Par ailleurs, le délai moyen d’attribution (toutes typologies de logements confondues) s’établit à 10 mois à l’échelle de la Métropole. Ce délais s’allonge pour les 2 et 4 pièces et atteint 11 mois et 12 mois pour les 5 pièces.

En octobre 2021, 10 025 demandes en cours ont été recensées à l’échelle métropolitaine. La ville de Dijon concentre une large majorité des demandes, avec 6 867 dossiers en attente, suivie par Quetigny (485 demandes), Chenôve (481 demandes), Chevigny-Saint-Sauveur (379) et Fontaine-lès-Dijon (329).

Des tensions sur le parc social sont observées avec 2 474 attributions enregistrées depuis le début de l’année 2021. La ville de Dijon concentre près de 70% de ce stock, soit 6 867 demandes contre seulement 1 403 demandes accordées depuis janvier 2021. Sont également concernées, dans une moindre mesure, par ces tensions, les communes de Chevigny-Saint-Sauveur, Quetigny et Chenôve.

Quatre communes présentent des enjeux de rattrapage de leur déficit d’offre au sens de la loi SRU : Dijon (19,6%), Saint- Apollinaire (19,4%), Marsannay-la-Côte (15,4%) et

Fontaine-lès-Dijon (12,2%). Par ailleurs, le vieillissement du parc social métropolitain apparait comme un facteur impactant l’offre sur le territoire et induisant notamment des besoins en réhabilitation thermique. Ainsi, pas moins de 4 000 logements énergivores ont été réhabilités sur les 10 dernières années avec désormais un objectif annuel d’environ 500 réhabilitations aux exigences du BBC, dans le cadre du programme de soutien à la transition énergétique des logements locatifs conventionnés mis en place par la Métropole depuis 2010.

(Source Nexity)

 

En chiffres

27 295

LOGEMENTS À LOYER MODÉRÉ (AU 1ER JANVIER 2020 AU SENS DE LA LOI SRU)*

LOGEMENTS SOCIAUX (PARC DES BAILLEURS SOCIAUX AU 1ER JANVIER 2020)

27,5%

DU PARC LOCALISÉ EN QUARTIER PRIORITAIRE DE LA VILLE (26% DES LOGEMENTS À LOYER MODÉRÉ AU SENS DE LA LOI SRU)*

1,41%

TAUX DE VACANCE MOYEN DU PARC (1,32% À DIJON ET 2,28% À CHENÔVE)

10,17%

TAUX DE MOBILITE MOYEN (10,75% À DIJON ET 8,89% À CHENÔVE)

387/MOIS

LOYER MOYEN (314 €/MOIS POUR LES T2 ET 449 €/MOIS POUR LES T4)

45,2%

DU PARC A PLUS DE 40 ANS