Maintien à domicile des personnes âgées : « Orvitis répond présent »

Des résidences-services à destination des + de 65 ans autonomes, avec une offre de services du quotidien pour le bien vivre à domicile, c'est ce que propose le bailleur social Orvitis sur tout le département de la Côte-d'Or. Explications avec son président, François-Xavier Dugourd.

Dijon l'Hebdo : Depuis quand Orvitis s'est-il lancé dans les résidences pour seniors ?

François-Xavier Dugourd : « Nous avons anticipé la loi de décembre 2015 sur l'adaptation de la société au vieillissement. Dès 2014, nous avons commencé à réfléchir à un concept de résidences pour les personnes âgées tant en milieu urbain qu'en milieu rural répondant aux besoins de nombreux seniors côte-d'oriens qui ont besoin de trouver des alternatives aux maisons de retraite. Car il convient de ne pas oublier qu'Orvitis est un levier de l'action départementale notamment sur cette compétence qu'est le maintien à domicile des personnes âgées. D'où cette volonté de proposer des logements à proximité de leurs lieux de vie, de leur environnement quotidien, de leurs familles ».

DLH : Qu'est-ce qu'un logement adapté aux seniors ?

F-X. D : « Il faut évidemment que ce logement soit agréable, sécurisé et accessible. Les bâtiments disposent d'ascenseurs et des équipements adaptés comme des douches de plain pied, des WC réhaussés, des barres d'appui, des volets roulants motorisés, des chemins lumineux permettant, la nuit, de passer de la chambre aux toilettes... Et nous allons au delà de ces équipements techniques. Dans les résidences Serenitis, on va tout mettre en place pour créer du lien et lutter contre la solitude. On va y trouver un gestionnaire de résidence présent un grand nombre d'heures dans la semaine, qui va assurer les tâches classiques d'entretien du bâtiment et être l'interlocuteur privilégié des résidents pour de petites interventions techniques comme les changements d'ampoules, par exemple. Mais on lui demande aussi d'être celui qui va mettre en place des actions partagées, ludiques, récréatives, des rencontres conviviales dans des espaces collectifs équipés spécifiquement. Sans oublier les services accessibles par voie numérique haut débit à travers la plate-forme tootela.net pour des informations liées au quotidien, au bâtiment, aux opérations de maintenance mais aussi pour des messages personnels sécurisés ».

DLH : Combien d'appartements de ce type proposez-vous ? Et sur quel secteur géographique ?

F-X. D : « 120 appartements sont aujourd'hui opérationnels dans différentes résidences qui ont accueilli leurs premiers locataires dès 2017. Une à Asnières-lès-Dijon, une à Arnay-le-Duc et une à Beaune. Quatre ouvriront prochainement à Longvic, Sennecey-lès-Dijon, Thorey-en-Plaine et Fontaine-lès-Dijon. D'autres projets sont en phase de réflexion ou d'études sur Fleurey-sur-Ouche, Dijon, à proximité de l'Auditorium, Belleneuve, Gevrey-Chambertin et Pontailler-sur-Saône ».

DLH : Quelles sont les conditions requises pour prétendre à ces résidences ?

F-X. D : « Il y a une forte demande sur ce type de produit qui rencontre un véritable succès. Il faut avoir plus de 65 ans et remplir les conditions d'accès au logement social. Nous ne perdons évidemment pas notre vocation de bailleur social. Cette logique d'adapter des logements aux besoins des personnes âgées, on la suit également dans nos bâtiments classiques. Progressivement, au rythme des rénovations, nous adaptons un certain nombre d'appartements à ces besoins liés au vieillissement. C'est aussi l'occasion de tester des innovations portées par des entreprises. Tout ce travail s'intègre dans la démarche Futurs 21 qui est une initiative d'accueil et d'accélération de l'innovation sociétale pour faire de la Côte-d’Or, le premier laboratoire français des modes de vie de demain ».

Propos recueillis par Jean-Louis Pierre