Pierre Pribetich : « Voilà plusieurs années que ce quartier est l’objet d’une attention soutenue de la part de François Rebsamen et de la municipalité »
C’est en 1968, il y a 50 ans, que s’installent dans le quartier de la Fontaine d’Ouche encore en construction, les premiers habitants. Le premier programme concerne la résidence des Champs Perdrix dont la construction commence en mai 1967 pour être livrée dans sa totalité en mai 1970. Elle servira de référence pour les programmes suivants. C’était il y a 50 ans… Aujourd’hui, un large processus de renouvellement urbain de l’ensemble du quartier de Fontaine d’Ouche a été approuvé par le conseil municipal de la ville de Dijon en 2006. Il repose sur trois enjeux : la qualité résidentielle, l’attractivité de la fonction commerciale et l’attractivité des services publics. Le point avec Pierre Pribetich, 1er vice-président de Dijon Métropole.
Dijon l’Hebdo : Ce quartier de la Fontaine d’Ouche, comment le voyez-vous évoluer ?
Pierre Pribetich : « Voilà plusieurs années que ce quartier est l’objet d’une attention soutenue de la part de François Rebsamen et de la municipalité pour ce qui concerne la réhabilitation et la dynamisation du centre commercial. C’est un important programme de restructuration qui a été mené. Les équipements publics n’ont pas été oubliés et tout cela a permis de réhabiliter l’attractivité de tout le quartier.
La Fontaine d’Ouche fait aussi l’objet d’une réflexion profonde qui touche la réhabilitation et la rénovation urbaine. Le maire a la volonté de renforcer les ambitions de ce territoire avec un dossier qui est soumis à l’évaluation de l’Agence nationale de renouvellement urbain (l’ANRU) et avec des axes d’intervention qui, à la fois, conforteront l’historique de la démarche de réhabilitation et qui permettront de franchir une étape supplémentaire ».
DLH : Quel est le projet majeur qui se dessine pour les années à venir
P. P : « Il y a un projet essentiel, c’est celui des Carrières blanches. C’est une opération globale qui va s’étaler sur plusieurs années. Elle a fait l’objet d’un premier aménagement avec la requalification, sur plus d’un kilomètre, de voies sur berge du canal de Bourgogne permettant d’en faire une promenade à la fois agréable, un lieu de convivialité, de détente mais aussi un lieu où l’on perçoit le quartier d’une autre manière, un quartier à fort valeur paysagère ».
DLH : Quel est l’objectif d’une telle opération ?
P.P : « Les travaux d’aménagement ont été lancés en 2013 et la livraison des premiers espaces publics assurée en avril 2014. L’un des premiers objectifs poursuivis sur cette opération a été de minimiser la place de la voiture pour permettre une réappropriation des berges du Canal de Bourgogne par des circulations douces, pour offrir des lieux de vie apaisés, et valoriser l’image du secteur en le connectant aux espaces des alentours. Cette réappropriation des berges, conjuguée à leur valorisation paysagère induit de nouveaux flux de déplacements à pied ou à bicyclette, tant pour les habitants actuels de La Fontaine d’Ouche que pour les futurs acquéreurs ou occupants des Carrières Blanches. Il va de soi que les promeneurs en direction du lac Kir en bénéficieront également. On imagine que cette conception d’un éco-urbanisme va contribuer au dynamisme du quartier et annonce dès à présent les prémices d’un avenir prometteur ».
DLH : Les Carrières blanches, ce sont aussi des constructions ?
P.P : « Il est important de rappeler que pour chaque m² de construction, la Ville s’engage à développer l’équivalent en espace vert. Conséquence de cet aménagement raisonné du territoire, la construction d’éco-quartiers au service des habitants s’accompagneront d’une meilleure qualité de vie. Dernier processus en marche, les futurs logements des Carrières Blanches sur les berges du canal. Cette reconquête des berges offre des conditions urbaines paysagères et environnementales qui permettent d’envisager la création de nouveaux logements. Création qui va contribuer au dynamisme de l’ensemble du quartier. François Rebsamen a souligné le pouvoir d’attractivité de ces constructions. Cette nouvelle offre de logements sous forme de petits collectifs ou de logements similaires doit ainsi être développée dans l’objectif de favoriser la mixité au sein du quartier Fontaine d’Ouche. C’est dans ce cadre que la Ville de Dijon par l’intermédiaire de la SPAAD a confié au groupe Constructa, un promoteur national qui a l’habitude de réaliser des opérations au bord de l’eau, la réalisation de près de 300 logements au Quai des Carrières blanches. Les coûts de production seront réduits et les charges directes et indirectes des logements (remboursement d’emprunt, charges de copropriété, impôts …) maîtrisées pour permettre au plus grand nombre l’accession à ces nouveaux logements de qualité.
A coté de cela, une première opération est en cours de réalisation. C’est le programme immobilier ELKO de Nexity dont le premier bâtiment de 24 logements a été livré le 26 avril 2018. La construction des différents bâtiments pourra être modulée en fonction de l’importance du nombre de logements développés par îlot. Les coûts de construction seront réduits. De même la maîtrise des charges, tout comme des remboursements, devraient favoriser l’accession à la propriété de ce nouvel éco-habitat de qualité – constitué de petits collectifs ou de logements dits intermédiaires ».
Propos recueillis par J-L. P
Permettre une réappropriation des berges du Canal de Bourgogne par des circulations douces
La requalification, sur plus d’un kilomètre, de voies sur berge du canal de Bourgogne permet d’en faire une promenade à la fois agréable, un lieu de convivialité, de détente mais aussi un lieu où l’on perçoit le quartier d’une autre manière







