En toute liberté avec Patrice Tapie

Votre autoportrait en trois mots ?
Rendre service aux autres. Zut ! Ça fait quatre mots. Tant pis, c’est une vraie conviction chez moi. Plus sérieusement, travailler, être utile et rendre service.

Les meilleures moments de votre vie en trois dates ?
1952, ma naissance parce que la vie est belle. 1980, naissance de mon premier fils. 1984, naissance du second.

Trois mots pour définir votre métier…
Réflexion, conception et anticipation.

Si vous aviez du faire un autre métier…
Musicien, sportif ou médecin, à mon sens le plus beau des métiers.

La com a-t-elle encore de beaux jours devant elle ?
Oui, car il y aura toujours besoin d’inventifs, de gens qui réfléchissent. Il y aura toujours besoin de lancer des produits, des marques. C’est un métier qui se bipolarise. D’un côté, le sel du libre entrepreneur : le consultant, le conseil et, de l’autre, les grands groupes. Là, c’est moins drôle. La pression n’est pas la même.

Vous avez pu vous payer une Rolex avant 50 ans ?
Non mais j’aurais pu.

Quelle entreprise du CAC 40 auriez-vous aimé diriger ?
Aucune. Ca ne correspond pas à ma philosophie et mes valeurs. Ce ne serait pas pour moi un lieu d’épanouissement. J’aime mes racines et je n’aurai pas supporté déménager tous les deux ou trois ans pour faire carrière. Et puis en aurai-je eu la capacité ?

La personnalité locale que vous adorez ?
Je ne suis fan de personne par nature. Il y a des gens bien partout avec leurs qualités et leurs défauts.

Dernière colère ?
Je ne me mets pas en colère. Déception, amertume… oui, mais la colère, c’est superflu et ça pompe l’énergie.

Le meilleur moyen de se fâcher avec vous ?
C’est de raconter n’importe quoi sur n’importe qui, générer la rumeur, ne penser qu’au fric et être sectaire.

A qui ne vous attaquerez-vous jamais ?
Aux gens humbles et modestes. C’est trop facile.

Plutôt de gauche ou de droite ?
Indépendant. Encore une fois, il y a des gens bien partout. Je ne suis qu’un militant de l’entreprise et de l’associatif.

Vous auriez aimé faire de la politique ?
Non au sens militant.

A quel politique aimeriez-vous dire ses quatre vérités ?
A droite comme à gauche, à tous ceux qui brassent du vent, au niveau de nos territoires comme au plan national, et qui manquent souvent d’expertise sur des dossiers ou dans leur prise de décision. J’ai toujours eu la volonté de porter la parole des PME. Cela m’a parfois coûté cher mais au moins j’ai toujours pu me regarder dans la glace.

Bernard Tapie est un homonyme. Auriez-vous aimé être son frère ?
Non mais je reconnais qu’il possède un certain courage.

Premier geste du matin ?
Infos télé dès 6 heures sur LCI, BFM et ITV.

Dernière chose que vous faites le soir ?
J’éteins la télé ou je ferme un bouquin.

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Si vous deviez finir vos jours sur une île déserte ? Vous partiriez avec qui : les femmes que vous avez aimées, votre bibliothèque ou vos meilleurs potes ?
Les femmes que j’ai aimées, elles se disputeraient vite… Les livres, j’en ai lus beaucoup… Donc ce sera avec mes potes. Et on trouvera bien le moyen de se tirer de l’île déserte parce qu’on doit finir par s’y ennuyer ferme.

L’endroit que vous préférez à Dijon… ?
La Combe à la Serpent. C’est un bel endroit pour se ressourcer.

La CGPME peut-elle se passer de vous ?
La CGPME est une marque, une cause qui transcende largement la personnalité d’un individu. Je m’y suis consacré avec beaucoup de foi et d’énergie pour en faire, avec l’aide de mes adhérents, une organisation référente et incontournable. J’ai mis des jeunes aux manettes. Je terminerai l’été prochain mon mandat, très sereinement, avec la satisfaction d’un travail bien fait.

Bientôt la retraite professionnelle ?
La communication a été, et reste pour moi, une grande passion. Ce métier m’a permis des rencontres parfois incroyables. Aujourd’hui, je souhaite travailler encore quelque temps et identifier pour AMT un homme jeune, engagé, capable de reprendre l’entreprise qui aura bientôt 35 ans d’existence. Une référence ! Je suis prêt à l’accompagner… mais il faut déjà le trouver.

Qu’est-ce que vous trouvez de bien dans Dijon Hebdo ?
Le ton, la liberté d’expression et l’initiative qu’un nouveau support puisse voir le jour dans le paysage dijonnais. Ça change des réseaux sociaux. [/column]


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Patrice-Tapie-2

  • 61 ans 2 fils : Daniel et Romain
  • 1 pays : la Vingeanne Centres d’intérêts : Chasse, pêche, brocante, musique et amitié.
  • Formation : Maîtrise de droit privé.
  • 1979 : création d’AMT
  • 1981 : Adhère à la CGPME.
  • 1983 : création de Tranversales (réseau d’agences conseil en communication / jusqu’à 8 agences, 130 collaborateurs)
  • 1994 : élu président de la CGPME Côte-d’Or et Bourgogne.
  • 2004 : élu président de l’IFORE. Vice-président de la JDA

 

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