Il n’en existe que 3 sur le territoire national et une quarantaine dans le monde. C’est dire si le TEP Scan corps entier, nouvellement installé au CGFL, représente une innovation d’envergure. Bénéficiant aux patients de l’établissement spécialisé dans la lutte contre le cancer mais aussi à ceux du CHU Dijon Bourgogne, cet équipement offre des performances exceptionnelles…
Le hasard du calendrier fait parfois bien les choses… Au moment où l’Assemblée nationale examinait le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS, un acronyme désormais presque connu de tous), au sein duquel figurent les moyens accordés à la santé, le CGFL et le CHU Dijon Bourgogne ont illustré ce qu’était le service public hospitalier… d’excellence. Le 6 novembre, dans ses nouveaux locaux, le Pr Charles Coutant, directeur général du Centre Georges-François Leclerc, a dévoilé, aux côtés du directeur général du CHU Dijon Bourgogne, Freddy Serveaux, de leurs équipes ainsi que de Olivier De Dreuil, directeur Médecine nucléaire de Siemens Healthineers, le nouvel équipement de pointe dont peuvent bénéficier les patients de la région depuis le mois de septembre.
Il s’agit du TEP Scan corps entier, « l’un des équipements d’imagerie médicale les plus avancés au monde », comme l’a qualifié le Pr Charles Coutant, avant de préciser : « C’est un bel exemple de la collaboration entre le CGFL et le CHU qui partagent la même responsabilité envers la population de notre territoire. Nous nous sommes associés au plan de financement qui correspond à un investissement considérable de 10 M€ et à un coût annuel de fonctionnement de 4 M€ ».
« Cet équipement est installé à Dijon mais ce sont l’ensemble des patients de la région qui peuvent en bénéficier. La réduction des inégalité territoriales et sociales d’accès aux soins est une de nos priorités absolues » a-t-il développé, avant de conclure par un message fort : « Ce n’est pas un énième équipement médical, c’est le symbole d’un service public hospitalier régional qui ose, qui prend sa part des grandes innovations, qui se hisse au niveau des meilleurs pour que chaque patient de notre région puisse bénéficier de la médecine la plus avancée ! »
« Des équipes de pointe »
Son homologue du CHU a abondé dans son sens : « Je veux insister sur la proximité entre le CHU et le CGFL, qui est géographique certes mais qui correspond aussi au partage des valeurs du service public pour la meilleure réponse possible aux besoins de santé de la population. Je me réjouis, et pour le CHU et pour les patients de la Bourgogne, que nous puissions bénéficier d’un service aussi excellent de médecine nucléaire… Si on a un équipement de pointe, c’est parce que les équipes sont de pointe ! »
Cette innovation permet de réduire le temps d’attente pour un examen d’environ 4 à 1 semaine maximum, si bien qu’elle accélère la prise en charge des patients. Et, à terme, elle pourra être utilisée pour le dépistage sur les personnes à haut risque de développer une pathologie cancéreuse.
Mais laissons le mot de la fin à Isabelle, une patiente qui a eu recours à ce TEP Scan corps entier : « Je fus surprise et soulagée lors que j’ai passé mon examen le mois dernier sur cet appareil. Cela n’a duré que 10 à 15 min alors qu’il m’était arrivé précédemment, sur les anciennes machines, de m’endormir. C’était excessivement long et la durée était aussi une source de stress supplémentaire… » Que dire de plus !
Xavier Grizot
« Une véritable rupture technologique »
Les avantages de ce TEP Scan corps entier sont multiples, comme l’a détaillé le Pr Alexandre Cochet, responsable du Département de médecine nucléaire au CGFL : « Le principe des TEP classiques, c’est l’administration par voie veineuse d’une molécule faiblement radioactive (un radiopharmaceutique), à un patient qui se disperse dans l’organisme. Ensuite, on reproduit l’image de ce traceur qui donne des informations sur la présence d’une maladie, sa distribution, son agressivité…
Avec ce TEP Scan corps entier, l’anneau est beaucoup plus profond et permet d’enregistrer les images en une seule prise de vue. Aussi le temps de l’examen est divisé par 3, comme la radioactivité au demeurant. La nouvelle architecture de cette machine permet aussi d’améliorer la sensibilité, multipliant par 10 la performance diagnostic. Les métastases plus petites, perdues avant dans le bruit de l’image sur la TEP classique, peuvent être détectées ».





