Légumerie : La transition alimentaire au menu

La Légumerie de la Métropole dijonnaise apporte sa pierre à la transition alimentaire… mais pas seulement. Tout en œuvrant pour le bien-manger et en soutenant les producteurs locaux, elle participe à la réduction de l’empreinte énergétique.

Depuis son inauguration à Ouges le 17 mai 2023, la Légumerie de la métropole dijonnaise est dégustée à sa juste valeur… Et nous n’écrivons pas cela uniquement par sa montée en puissance : sur 6 mois en 2023, elle a traité 44 tonnes de légumes, dont 55% de Bourgogne Franche-Comté ; sur l’année pleine suivante, ce chiffre a grimpé à 136 tonnes (68% de BFC) et, depuis le 1er janvier, elle en est à 50 tonnes (79% de BFC), ce qui augure une nouvelle quantité en hausse conséquente cette année. La part de la Côte-d’Or s’élevant à 95% au sein de la région, c’est dire à quel point la Légumerie qui réceptionne, lave, épluche, découpe des légumes frais bio porte, tout en haut de son menu, les circuits courts, synonyme de réduction de l’empreinte carbone… et de lutte contre le réchauffement climatique.

Comme l’explique le vice-président de Dijon Métropole, délégué à la transition alimentaire, Philippe Lemanceau, « elle figure parmi tous les projets de ProDij, la politique alimentaire durable, ambitieuse et innovante de la métropole dont l’élément fondateur a été l’avènement en 2005 de la cuisine centrale, au sein de laquelle sont préparés les repas équilibrés de tous les écoliers dijonnais ».

« La sanctuarisation des terres agricoles »

« Ont suivi en 2013 la sanctuarisation des terres agricoles sur le plateau de la Cras pour le renouveau du vignoble mais aussi pour la production agricole… notamment sur des terres qui étaient à l’origine vouées à l’urbanisme. Et les choses se sont accélérées en 2017 avec la labellisation Territoire d’innovation de grande ambition (TIGA) par l’État. Notre objectif est que tout un chacun puisse manger mieux, quels que soient son âge, ses revenus, sa santé… », développe-t-il.

Et la Légumerie de structurer et de soutenir via la commande publique la filière : « Cela permet à des producteurs de pouvoir vivre de leur travail. Nous irons au-delà de la restauration scolaire. Nous approvisionnons déjà l’école de gendarmerie de Longvic et nous travaillons avec DESIE, l’un des acteurs majeurs de l’insertion, qui œuvre avec d’autres communes de la métropole. », se félicite également l’ancien directeur de recherche à l’INRA, qui tient à ajouter : « N’oublions pas non plus que la Légumerie participe au remplacement des protéines animales par les protéines végétales et que les légumineuses n’ont pas besoin d’engrais azoté. Il faut savoir qu’une tonne d’engrais azoté représente 800 kg d’énergie fossile… »

C’est dire si cet équipement mérite aussi des étoiles pour sa participation à la décarbonation du territoire…

Xavier Grizot

 

Photo : Emma Benyamine – Dijon Métropole