Club DLH : François Rebsamen invité d’honneur

À l’invitation du Pdg de Dijon l’Hebdo Jean-Louis Pierre, le maire et président de Dijon Métropole, François Rebsamen, a participé au premier dîner-débat de notre Club DLH. Durant 3 heures, le chef d’orchestre dijonnais a abordé (avec une belle gourmandise !) tous les sujets évoqués par les participants. Confirmant des informations mais aussi en en livrant d’autres (de taille !) à la sagacité des nombreux participants.

Alors que quelques heures plus tôt il accueillait le Garde des Sceaux pour le 50e anniversaire de l’École nationale des Greffes, le 26 avril au soir, François Rebsamen participait à une première : un dîner-débat du club DLH. Des membres du club de notre journal Dijon l’Hebdo étaient réunis à l’Hôtel Mercure pour cet événement dont le menu s’est révélé particulièrement fourni : durant pas moins de 3 heures, l’ancien ministre s’est prêté au jeu des questions-réponses des quelque 70 personnes présentes à cette occasion. Et ce, sans filtre… sur tous les thèmes abordés.

La première d’entre elles, émanant du dirigeant de l’entreprise Infoproject François Parry, donna ainsi le ton de la soirée. L’interrogeant sur « l’idée de référendum auprès des habitants de Bourgogne Franche-Comté pour revenir aux 2 régions originelles », le maire de Dijon ne manqua pas de fustiger le traitement infligé à Dijon par Marie-Guite Dufay. Une présidente de région qui ne fut pas épargnée non plus sur la question de l’aéroport de Dole ou encore sur celle du rétablissement de la liaison TGV Dijon-Roissy-Charles de Gaulle. Le Pdg de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, non plus, au demeurant sur ce dossier qui mobilise l’hôte du palais des Ducs depuis de trop nombreux mois.

Désenclavement de la région, transport, circulation, piétonnisation, attractivité, soutien aux clubs sportifs, urbanisme, crise du logement, qualité de l’air, projet hydrogène, extension du tramway… Vous pourrez découvrir dans les deux pages suivantes les meilleurs morceaux de ce dîner-débat organisé à l’occasion de la sortie du sondage Ifop portant sur l’appropriation de leur ville par les Dijonnais. Et sur leur sentiment quant au travail de leur premier magistrat…

Celui-ci pouvait arborer le sourire en annonçant que cette étude montrait que « 90% des Dijonnais étaient heureux de vivre à Dijon et que 69% étaient satisfaits du travail de leur maire » : J’en suis flatté, après 23 ans, 7 Dijonnais sur 10 sont satisfaits ou très satisfaits, cela montre que nous avons transformé la Ville. Les plus anciens le savent et les nouveaux viennent à Dijon pour cela, car, pour la première fois depuis 3 ans, la métropole est la seule de cette grande région à avoir un solde migratoire positif. C’est le signe d’une attractivité retrouvée ! », se félicita-t-il… soulevant une vague d’applaudissements.

Dijon… et la métropole

Le présent… tout comme l’avenir s’invitèrent au menu. Et évidemment 2026… et les prochaines élections municipales. Là, l’auditoire ne manqua pas une miette des déclarations de celui qui s’est imposé à 4 reprises sans coup férir depuis 2001 : « Je ne serai pas candidat à la mairie de Dijon. Une femme a aujourd’hui toutes les qualités requises et c’est ma première adjointe. Je souhaite de tout cœur que ce soit elle qui soit la candidate, je ferai tout pour qu’elle soit élue… à la mairie de Dijon ».

Une précision (de taille, et c’est un doux euphémisme), intervint quelques instants plus tard au moment où le président du Circuit Dijon-Prenois, Yannick Morizot, s’enquit de « l’évolution de la métropole dans les années à venir » : « Je ne serai pas candidat à la mairie de Dijon et j’ai dit qui je soutiendrai. Cela est sûr mais je n’ai pas dit que je ne m’occuperai plus de la métropole… Je n’ai pas dit que je ne m’occuperai plus non plus de la vie de la cité et de politique. Je n’ai pas encore décidé d’arrêter la politique ». Une annonce de taille qui fut dégustée comme il se doit !

Dès l’entrée du débat qui porta sur les menaces pesant sur l’Europe – « Notre Europe, celle à laquelle on croit, qui porte un message de démocratie et d’universalisme, est mortelle et menacée » –, François Rebsamen fit, d’ailleurs… de la politique. Et adressa un message sans ambiguïté aucune au moment où la liste du RN est en tête de tous les sondages pour les élections européennes du 9 juin : « Voilà ce que me disait Éric Dupond-Moretti quelques heures plus tôt : si cela avait été Marine Le Pen présidente de la République, je serais mort, car j’aurais eu le vaccin russe Sputnik et je n’aurais pas pu survivre. Je livre cela à votre réflexion ! C’est grâce à l’Europe de la Santé que le vaccin a pu arriver partout dans les pays européens. Il faut continuer à croire en l’Europe et agir au niveau local… »

Que dire, en guise de dessert, à cet article sur ce club DLH, si ce n’est : que ce soit pour l’Europe ou pour le niveau local, pardon métropolitain, François Rebsamen entend agir encore !

Xavier Grizot

 

Photo : Emma Benyamine – Ville de Dijon