Les Grésilles : « Un quartier en devenir… »

En multipliant les événements attractifs et festifs mais aussi en subventionnant les unions commerciales, la Ville de Dijon est aux côtés de ses commerçants et artisans… de l’ensemble de ses quartiers. Pour l’adjointe Nadjoua Belhadef, ce soutien aux acteurs de proximité est essentiel. Elle entend aussi les promouvoir à travers des focus particuliers que vous retrouverez chaque mois dans nos colonnes. Pour ce 4e opus, place au quartier des Grésilles…

« Un quartier en devenir… » c’est ainsi qu’aime le qualifier Hamid El Hassouni, l’adjoint dijonnais délégué notamment à la jeunesse et à l’éducation populaire, qui y vit et qui l’arpente au quotidien. Une chose est sûre : ce quartier n’a eu de cesse de se métamorphoser depuis 20 ans avec les opérations de renouvellement urbain d’envergure qui l’ont concerné au premier chef. La Ville a, en effet, fait de sa cure de jouvence l’une de ses politiques emblématiques. Et c’est ainsi que ses « géants » – les grands ensembles qui le composaient – ont été déconstruits… Billardon, Les Lochères, Epirey, Paul Bur, Réaumur et il y a peu la Cité Boutaric, ces tours appartiennent toutes au passé. Un passé, qui, il faut le rappeler, remontait à l’après-guerre, à l’époque de Le Corbusier qui inspirait les architectes pour la production de quartiers en périphérie afin de solutionner l’essor démographique.

La première pierre avait été posée en 1949 et, une décennie plus tard, le quartier des Grésilles était né, avec d’un côté du boulevard des Martyrs de la Résistance grands ensembles et, de l’autre, petites maisons mitoyennes où vivaient ouvriers et cadres. Rappelons également que ce secteur, fédéré autour d’un centre commercial, d’un centre social mais aussi de l’église Sainte-Bernadette (et son architecture de béton typique aussi des années 60), atteignit les sommets démographiques avec plus de 15 000 habitants en 1968… Au moment où certains découvraient les pavés, d’autres appréciaient le béton.

Alors, qu’à sa genèse, son aura était de taille, la crise économique des années 70 passait par là, et les matériaux utilisés pour la construction affichaient leurs limites, face à la densité de population.

Une renaissance

Le 4 juillet 2003 à 11 heures, la tour Billardon forte de 14 étages et 249 logements, bâtie entre 1953 et 1956 tel un mécano d’acier et de béton, fut foudroyée sur elle-même en quelques secondes. Les Grésilles entamaient alors leur cure de jouvence… qui se poursuit encore actuellement. Un nouveau cœur a pu même battre dès 2013 autour d’une nouvelle Halle du marché qui fut érigée place Galilée. Un lieu particulièrement fréquenté chaque jeudi et samedi matin, jours de marché, au cours desquels les producteurs peuvent être au plus près des habitants.

Et ce quartier ne compte pas moins de 160 commerçants et artisans qui participent activement à la vie du quartier. Nous en avons sélectionné quatre que vous pouvez découvrir dans cette double page et vous verrez qu’ils sont tous animés par une véritable passion. « Le commerce et l’artisanat, c’est évidemment le centre-ville mais c’est aussi au-delà ! Comme nous le proposions dans notre programme municipal, nous encourageons le commerce de proximité dans chaque quartier et aux Grésilles comme ailleurs, nous avons de véritables pépites », met en exergue l’adjointe Nadjoua Belhadef, pour qui tous ces acteurs de proximité font beaucoup pour l’attractivité mais aussi pour le bien-vivre à Dijon.

Xavier Grizot