Nuray Akpinar-Istiquam : « Nous ne lâchons rien ! »

Nuray Akpinar-Istiquam est sur tous les fronts afin de répondre au mieux aux demandes de logement. Et à Dijon elles sont légion ! Interview d’une adjointe qui a fait du travail de terrain sa marque de fabrique…

Votre rôle au sein de l’équipe de François Rebsamen est de trouver, en proximité, des solutions en matière de logement. Et la tâche est ardue…

Nuray Akpinar-Istiquam : « En France, le droit au logement est un droit constitutionnel, c’est à dire un droit fondamental. Et à Dijon métropole, ce droit au logement, pour chacune et chacun de nos concitoyens, constitue un pilier de notre engagement. Notre ambition est en effet de répondre au mieux aux différentes demandes de logement. Pour ce faire, les bailleurs sociaux de Côte-d’Or et leurs partenaires ont mis en œuvre un dispositif commun de gestion de la demande de logements pour faciliter les démarches. Cette demande est enregistrée sur un seul et même fichier géré par l’ensemble des organismes d’habitat social. Il est possible de déposer, de mettre à jour et de renouveler la demande de logement à loyer modéré sur un seul et même site ».

Vous venez d’éditer un guide facilitant les démarches…

« L’une de nos actions a en effet consisté à éditer un guide d’information sur l’offre et les attributions des logements à loyer modéré. Et ce, dans le but de renforcer le travail de pédagogie auprès des locataires. Le service logement de la métropole a travaillé avec plusieurs partenaires à l’écriture de ce guide : les services logement des communes de Chenôve, Longvic, Quetigny et Talant, des représentants des locataires, des bailleurs, les travailleurs sociaux… Ce guide est là pour aider et orienter vers les bons interlocuteurs. Il est précieux car il comporte nombre d’informations importantes. Chaque personne désireuse de formuler une demande de logement doit être accompagnée et comprendre correctement le processus d’attribution.

Dans ce guide, cette personne trouvera des réponses à toutes les questions essentielles : où formuler sa demande, comment bien compléter sa demande… les coordonnées des bailleurs sociaux, des points d’accès du CCAS et de la métropole, des agences solidarité du département, des associations de représentants de locataires. 1 500 exemplaires de ce guide ont été imprimés et sont disponibles pour les usagers et les candidats à la location dans différents lieux accueillant du public. Mais il est également disponible sur les sites internet de la Ville et de la métropole ».

A combien se chiffrent aujourd’hui les demandes de logement sur le territoire ?

« Nous avons aujourd’hui 11 476 demandes de logement enregistrées sur Dijon métropole, dont 8 028 sur Dijon. Il faut savoir qu’à ce jour le nombre de logements à loyer modéré sur Dijon métropole s’élève à 27 272. Sur les 12 derniers mois, tous bailleurs confondus, 2 632 logements ont été attribués ».

Des voix s’élèvent parfois pour dénoncer la politique de construction. Que répondez-vous à ces détracteurs ?

« Il suffit de comparer le nombre de demandes avec le nombre des attributions sur une année pour constater à quel point il reste encore du travail. Il est vraiment important de poursuivre les constructions et la reconstruction de la ville sur elle-même. Cela permet de proposer plus de logements, tout en ne consommant pas de terres agricoles. D’où l’importance de reconstruire, de rénover… Et c’est ce que François Rebsamen fait avec ses différentes équipes depuis qu’il est maire et président de la métropole. Nous sommes parfois critiqués sur notre politique de construction. Mais à tort parce que ce sont beaucoup de personnes qui peuvent, à terme, en bénéficier.

Et c’est comme cela que la métropole a réussi à devenir un territoire attractif. Beaucoup de personnes viennent sur Dijon et sur la métropole pour le travail. Cela nous tient à cœur de pouvoir loger tout le monde. C’est vrai aussi pour les étudiants… mais c’est vrai également pour les femmes ou les hommes qui reviennent sur Dijon pour retrouver leurs enfants après une séparation ou un événement familial… Mais je pourrais aussi évoquer le vieillissement de la population, les personnes en situation de handicap… Tout cela nous pousse à continuer à construire malgré les difficultés que l’on peut rencontrer parfois. Mais nous ne lâchons rien ! »

Propos recueillis par Xaxier Grizot