Mères et Saveurs : Une recette gagnante

Remettre sur le chemin de l’emploi des mères des quartiers Politique de la Ville. Tel est l’objectif de l’opération Mères et Saveurs qui mérite bien 3 étoiles !

Voici une superbe action qui se doit d’être placée sous les projecteurs. A l’origine : une belle association dijonnaise pilotée par Malika Benzari appelée Mères et Saveurs. Son objectif : accompagner des femmes éloignées de l’emploi et contribuer à leurs insertion vers les métiers de la restauration. Épaulées par France Travail (ex-Pôle Emploi) et Akto, la Ville de Dijon, l’École des Métiers et Dijon Métropole ont décidé de se mobiliser pour que la recette de cette association soit couronnée de succès. La première promotion de douze mères issues des quartiers Politique de la Ville vient d’achever sa formation au sein de cette école, qui, il n’est pas besoin de le rappeler, excelle depuis Longvic dans l’alternance.

« Elles ont bénéficié d’une formation commis de cuisine sur les pratiques professionnelles, la technologie et l’hygiène dans le domaine de l’alimentation. Et elles ont effectué des stages dans la restauration professionnelle et collective », explique Séverine Delidais, directrice générale de l’École des Métiers, qui s’est félicitée : « Elles étaient très investies et elles ont pu gagner en confiance que ce soit professionnellement ou personnellement ». Le conseiller municipal dijonnais, Jean-Paul Durand, qui a fait beaucoup pour cette action, s’est également enthousiasmé : « Cela valorise pleinement leur travail mais aussi leur vie de tous les jours. Certaines se destinent à travailler dans la restauration traditionnelle ou collective et d’autres aspirent à devenir auto- entrepreneuses ». 

Cette opération démontre – à plus d’un titre – la pertinence et l’efficacité des initiatives visant à promouvoir l’insertion professionnelle, tout en renforçant la diversité et la richesse du tissu économique et social local.

Et devant le succès de cette première, qui s’est conclue par un déjeuner préparé par les mères-étudiantes et servi par des élèves de l’École des métiers, tout porte à croire qu’une seconde promotion sera rapidement au menu

Xavier Grizot