Dijon métropole, l’Etat et Keolis Dijon mobilité viennent de signer une convention destinée à améliorer la sécurité dans les transports en commun. Cette signature est intervenue une semaine avant le procès en comparution immédiate des individus accusés d’avoir agressé les contrôleurs Divia le 30 avril. La première adjointe de François Rebsamen, Nathalie Koenders, en charge notamment de la tranquillité publique, nous détaille les dispositifs mis en place.
Dijon l’Hebdo : Les individus accusés d’avoir violemment agressés les contrôleurs Divia ont été respectivement condamnés à un an de prison ferme et à 6 mois avec sursis probatoire…
Nathalie Koenders : « Je ne commenterai pas la décision de justice mais j’ai une pensée pour les victimes qui ont subi un acte odieux et inqualifiable. Je réitère ici tout mon soutien aux victimes ainsi qu’à l’ensemble des personnels de Divia qui, nous le voyons bien, sont confrontés à des comportements inappropriés dans les transports ».
DLH : Selon Keolis Mobilités Dijon, 269 incidents ont été recensés entre les mois de janvier et d’avril derniers contre 309 sur la même période l’année dernière. Autrement dit, les incidents sont en baisse…
N. K : « C’est toujours trop. Nous avons tout de même eu un fait dramatique et nous prenons à bras le corps la question de la tranquillité publique partout et, notamment, dans les transports en commun ».
DLH : Quel est l’objectif de cette convention ?
N. K : « Avec l’acte II de la tranquillité publique, nous avions commencé un travail en commun avec la police nationale et les équipes de Divia pour faire du cabotage, autrement dit des opérations conjointes de contrôle. Lorsque nous avions signé le Contrat de sécurité intégré avec le préfet et le procureur, un chapitre concernait les transports en commun. Cette convention permet d’intensifier encore le travail conjoint entre la police nationale, la police municipale et Divia pour œuvrer à la sécurité des usagers et du personnel. Cela se traduira par une présence encore plus régulière, notamment des agents municipaux, dans les transports en commun ».
DLH : Une présence accentuée liée à la création du Groupement de sécurité et d’intervention (GSI) ?
N. K : « Avec le recrutement de plus de policiers municipaux inscrit dans l’acte II, nous mettrons, en effet, en place le GSI. Celui-ci sera composé d’une vingtaine de policiers municipaux qui seront présents entre l’équipe de journée et celle de soirée. Le GSI interviendra de 17 h à 22 h et sera notamment dédié à des opérations dans les transports en commun. Et je tiens aussi à rappeler que depuis la création de On Dijon, regroupant, sur le même plateau technique, le PC de Divia et le PC de la police municipale, le travail est facilité. Ce sont les prémices d’une véritable police interurbaine des transports qui étais inscrite dans notre programme municipal. Aujourd’hui les policiers municipaux ne peuvent intervenir que sur leur secteur communal respectif ».
DLH : Dans l’acte II de la Tranquillité publique, les deux mesures phares concernaient l’armement létal de l’équipe de soirée de la Police municipale ainsi que le passage à 100 agents. Où en êtes-vous des recrutements des policiers municipaux ?
N. K : « Nous sommes actuellement à environ 80-85 policiers municipaux sur les 100 que nous nous sommes fixés comme objectif. La concurrence que se livrent les collectivités dans le domaine et que nous avions évoquée il y a un an est toujours présente mais Dijon commence à être une ville qui attire plus qu’avant les policiers municipaux ».
Propos recueillis par Camille Gablo





