Régis Parot : Le goût des autres

Directeur adjoint et responsable du développement des branches territoriales de FORMAPI, Régis Parot fait partie des piliers de la Maison Camus. Adepte forcené des valeurs du collectif, il fait avancer l'édifice avec conviction et passion.

Il est des rencontres qui comptent. Celle avec  Régis Parot est de cette catégorie là. Affable, droit et direct, le directeur adjoint de  FORMAPI ne laisse pas indifférent. A 49 ans, sincérité en bandoulière, précis sur chaque mot, l’homme touche à chaque phrase.

Depuis 2013, il fait partie des piliers de FORMAPI. Arrivé en tant que responsable pédagogique en remplacement d’un certain… Olivier Fouquet alors nommé directeur général,  Régis Parot a franchi les étapes une à une. Responsable pédagogique donc, puis du pôle formatif, il arbore désormais la casquette stratégique de  responsable des branches territoriales. « Ma fonction est double, détaille-t-il avec humilité. Je m’occupe à la fois du pôle formation qui comprend la pédagogie et la gestion des apprenants, mais aussi les relations avec nos branches territoriales, actuelles et futures. »

A  FORMAPI, Régis Parot incarne le canal historique. Celui qui a tout connu. Au moment de la prise de recul, l’homme n’oublie rien. « Si on m’avait dit en arrivant ici qu’on en serait là neuf ans après ? Mais c’était inenvisageable ! On est passé d’une gestion de quelques UFA en Bourgogne Franche-Comté à une dimension nationale. Au départ,  il fallait convaincre, désormais on vient nous chercher. A mes yeux, la plus grande des reconnaissances ».

Il n’empêche, le constat est là : aujourd’hui  FORMAPI, c’est bientôt 50 centres de formation partout en France, 1 600 apprenants et 60 diplômes. Le premier CFA de France dans le domaine du sport, de l’animation et du tourisme. Une réussite qui trahit une évidence qui colle aussi aux valeurs de Régis Parot : celle du travail.

« Nous sommes partis avec des équipes très restreintes, mais on s’est adapté en permanence. Ça a demandé une réflexion constante pour toujours rester au service de la qualité pédagogique à destination de nos apprenants. On a été imaginatifs, créatifs parfois pour savoir dans quel cadre on restait ou non (…). Mais nous y sommes parvenus grâce à nos équipes, celle de  FORMAPI maison mère mais aussi de nos branches territoriales. Je veux d’ailleurs saluer l’investissement de chacun. Les uns sans les autres, nous n’y serions pas arrivés. On a grandi et on va encore grandir ensemble. Mais attention, la philosophie du nez dans le vent ne fonctionne qu’à condition de pouvoir assumer.  C'est peut-être là notre plus gros défi désormais ».

« Progresser oui mais sans perdre de vue notre philosophie, nos valeurs et notre histoire »

Régis Parot sait où il veut aller car il sait d’où il vient. Sa passion de l’ovalie, son ADN, est ancrée en lui. Elle est un élément déclencheur de sa carrière professionnelle. Son passé rugbystique – « modeste » dit-il – à Colomiers, son arrivée à l’US Bourbon-Lancy en tant qu’emploi jeune où il passe son BE1 Rugby, son passage en tant que conseiller technique à la Ligue de Rugby et l’obtention de son BE2, son statut de coentraîneur du Stade Dijonnais aux côtés d’Eddy Joliveaux à qui il voue un respect énorme…

Et puis il y a le  CS Nuits-saint-Georges : 11 années pleines et riches. Série en cours. Quatre saisons en tant qu’entraîneur, quatre comme directeur sportif et désormais trois comme entraîneur en charge des avants. Des joutes anonymes en Fédérale à l’antichambre du professionnalisme via la nouvelle Fédérale 1, Régis y a tout connu. Tous ces moments de peine, de joie, d’aventure humaine. Cette étiquette de petit poucet, moins riche que les autres, mais qui joue dans la cour des grands avec ses valeurs, son identité et sa culture. Ça ne vous rappelle rien ?

La trajectoire du CSN ressemble furieusement à celle de FORMAPI. « Le CSN ? C’est un champ d’investigation pour FORMAPI » note Régis Parot. Au club, nous avons toujours eu des apprentis dans le champ sportif ou structurel. Nos deux CDI actuels sont d’ailleurs tous les deux issus des formations de FORMAPI. Aujourd’hui d’ailleurs, c’est assez drôle,  le CSN comme FORMAPI est à la croisée des chemins et il ne faut pas rater le virage. Progresser oui mais sans perdre de vue notre philosophie, nos valeurs et notre histoire. Faire les choses dans l’ordre, patiemment, et en s’appuyant sur la qualité des hommes et des femmes qui nous accompagnent ».

Avant de finir par une maxime qui lui colle si bien à la peau. « Partager les bons moments, assumer les mauvais, rester sur nos valeurs pour rester, toujours, au service de… Ensemble, rendre la copie la plus propre possible ».  Régis Parot ou le goût des autres…