Une auto-école très « branchée »

Avec son panneau de toit auto-école, cette Tesla modèle 3 ne devrait pas passer inaperçue dans les rues de Dijon. Il faut dire que ce sera la première… A partir du 1er avril prochain, les élèves passant le permis boîte automatique au sein de l’Auto-École de Bourgogne (AEB), installée avenue Victor-Hugo, auront le bonheur d’apprendre à conduire dans cette emblème de la solution électrique. Thierry Julian, le pilote d’AEB, veut ainsi mettre ses élèves sur les routes du futur. Dans des conditions optimales…

« L’innovation, c’est une situation qu’on choisit parce qu’on a une passion brûlante pour quelque chose ! », argumentait, fort justement, Steve Jobs qui ne nous aura pas laissé que la pomme d’Apple mais aussi quelques citations inspirantes… Celle-ci pourrait être floquée sur les véhicules de l’Auto-École de Bourgogne, tellement son pilote, Thierry Julian, est lui aussi visionnaire…

Pour preuve, son auto-école sera la première de la métropole dijonnaise à proposer à ses élèves de s’initier à la conduite sur une Tesla. Pour celles et ceux qui veulent passer le permis – mais aussi pour leurs parents –, cette information ne devrait pas passer inaperçue. Il faut dire que la marque basée à Austin, qui se distingue autant par ses performances que par les technologies embarquées, ne laisse que peu de personnes indifférentes.

Certes, la publicité sera de facto au rendez-vous mais ce n’est en aucun cas ce qui motive celui qui était, précédemment, à la tête de l’auto-école Mil’Bornes à Talant avant, en 2015, de lancer AEB au 136 de l’avenue Victor-Hugo. Reconnaissons qu’avec 300 à 350 élèves en moyenne – soit, comme il le dit lui-même, « l’équivalent d’un collège » –, il n’a pas besoin de booster sa structure qui rayonne bien largement au-delà du quartier.

« Tesla représente des véhicules magiques avec un nombre d’options incroyables mais aussi et surtout les véhicules électriques par excellence. C’est l’emblème même de la solution électrique. Alors que les autres voitures électriques ont vu le jour après des adaptations de modèles classiques, Tesla est l’un des rares à avoir développé ses véhicules dès leur conception pour cela. Et c’est le symbole de la transition énergétique », explique ce dirigeant, qui, ainsi, entend mettre sur le chemin durable les jeunes qui passent le permis chez lui : « Tout en roulant dans un bijou, ils auront conscience des enjeux écologiques. Ils deviendront ainsi des citoyens du monde de demain, où l’hybride, l’électrique et l’hydrogène auront, c’est certain, le vent en poupe ». À son niveau, Thierry Julian donne l’exemple au moment où le prix des carburants n’a jamais été aussi élevé et apporte sa pierre à l’édifice de la sauvegarde de la planète. Dans une métropole, qui, rappelons-le, devrait être dès 2024 le territoire de l’Hexagone possédant la plus importante flotte de bus fonctionnant à l’hydrogène vert (en 2030, ce sera la totalité des 180 bus et des 44 bennes à ordures qui sera pleinement inscrite dans le XXIe siècle durable).

« Des étoiles plein les yeux »

En montant à bord de cette Tesla, les jeunes auront, qui sait, conscience de circuler dans une ville qui a fait partie de la short list finale au concours de la Capitale verte européenne ! Une chose est sûre, comme le met en exergue Thierry Julian, « ils seront sensibilisés aux problématiques actuelles et rouleront vers le futur ».

Au demeurant, c’est dans une Tesla modèle 3 dual motor qu’ils arpenteront les rues de Dijon, grise et dotée de nombre d’options, à l’instar de l’Autopilot amélioré. Avec une autonomie de quelque 500 km… « Cela devrait faire rêver les jeunes et leur mettre des étoiles plein les yeux », se félicite ce professionnel de la conduite, qui, vous ne serez pas surpris, a lié de véritables liens avec nombre de ses anciens élèves : « Quand tu fais bien ton boulot, ils se souviennent toute leur vie de celui ou celle qui leur a appris à conduire. Ils découvrent chez nous le volant mais ce n’est pas que cela, c’est un peu une école de la vie. Même les plus introvertis apprennent à se libérer, à prendre confiance en eux au volant d’une voiture. Un habitacle où nous passons du temps ensemble, où une proximité se crée ».

Dans celui de la Tesla modèle 3, intérieur cuir noir premium (comme il se doit), ils devraient véritablement apprécier. Même quelques anciens, titulaires déjà du précieux sésame, ont appelé celui qu’ils se plaisent à surnommer « Le Thierry », pour lui glisser, avec humour : « On veut repasser le permis ! » Ce à quoi il leur a répondu : « Pas besoin, je vous la ferai essayer ! »

Cette Tesla spéciale auto-école vient d’être configurée à Lyon, car aucune concession n’existe dans la métropole dijonnaise. Pour l’instant, devrions-nous ajouter, car cela devrait rapidement évoluer puisqu’il annonce que « Tesla, comme ils me l’ont glissé, devrait ouvrir une concession au 2e semestre 2022 à Longvic où ils implanteront l’une de leurs plus grosses stations Supercharger d’Europe ! » Longvic, où, rappelons-le, 16 Superchargers existent déjà à l’hôtel Kyriad…

De Steve Jobs à Elon Musk

C’est, en tout cas, dès le 1er avril prochain que ceux qui passent le permis boîte automatique chez AEB pourront circuler à bord de ce véhicule pas comme les autres. Et ce, après avoir effectué, comme tous les élèves, 4 heures sur un simulateur de conduite, Oscar pour ne pas le citer. Quand l’on vous parlait de « la passion brûlante pour l’innovation » chère à Steve Jobs (ou à Elon Musk c’est selon) chez AEB, en voilà un autre exemple : assis face à 3 écrans, les premiers tours de volant dans cette auto-école se font « sans aucune empreinte carbone ! »

Doté « d’un siège transmettant les vibrations, d’un casque permettant une immersion totale, d’une webcam contrôlant les mouvements de tête, d'un écran panoramique incurvé associé à deux écrans latéraux dans sa dernière version, d’un volant avec retour de force, d’un pédalier sensitif et d’une boîte 6 vitesses », Oscar s’apparente à un concentré de technologies.

Et le rôle de ce simulateur est primordial : « Hors l’aspect écologique, il a une très forte dimension pédagogique. Tout d’abord, lorsque les jeunes effectuent une heure de simulateur, ils font une véritable heure de travail effectif. Ils sont dans un cocon et ne sont soumis à aucun stress lié aux autres usagers. Afin de mettre en place les automatismes au niveau de la conduite, l’efficacité est optimale ». Et Thierry Julian de développer : « C’est par 4 heures sur ce simulateur que débute toujours l’apprentissage chez nous. Après, seulement, ils montent dans la voiture… Et, là, que se passe-t-il ? Après vérification de leur installation dans le véhicule et de la manipulation des pédales, ils démarrent et ils partent depuis l’avenue Victor-Hugo, ce qui est loin d’être le cas dans les auto-écoles de centre-ville pour la première montée dans une voiture. Grâce au simulateur, ils savent déjà passer les vitesses, tourner le volant, regarder les angles morts, contrôler avant de mettre le clignotant… et ils ont aussi commencé la compétence 2, à savoir le franchissement des intersections avec les cédez-le-passage, les stops, les priorités à droite. Cela permet la descente du volume de formation. Nous, nous sommes aux alentours de 25 à 27 heures, contre, en moyenne, 35 à 40 h. Tout le monde s’y retrouvent ! »
En attendant un second simulateur, d’ores et déjà envisagé, AEB affiche un taux de réussite aux examens de quelque 85%. Et ces statistiques, c’était avant la Tesla… 

Camille Gablo

Auto Ecole de Bourgogne (AEB)

136 avenue Victor-Hugo Dijon

Tél. 03.80.72.12.34.

https://auto-ecole.codesrousseau.fr/annuaire-auto-ecoles/dijon/aeb-auto-ecole-de-bourgogne/8178