Michel Rouger aux commandes du MuséoParc Alésia

« Oser ou se résigner à tout… » Cette citation de l’historien romain, Tite-Live, pourrait être apposée sur le frontispice du MuséoParc Alésia. Même si la moutarde monterait au nez de certains descendants des Eduens (que nous sommes peut-être puisque ce peuple, qui était selon César le plus puissant de la Gaule, occupait une bonne partie de la Bourgogne)… L’architecte Bernard Tschumi avait fait preuve d’une véritable audace avec son bâtiment de forme cylindrique, ceint d’une résille en mélèze rappelant les ouvrages militaires romains. Et Michel Rouger, directeur général de la Société publique locale à laquelle le Département a confié la gestion du site, de s’inscrire dans ses traces. Et ce, pour réaliser « un musée ancré dans le XXIe siècle ouvert à tous et acteur à part entière du territoire ». Avec une nouvelle scénographie interactive dont les visiteurs de tout âge se délectent, comme les Gaulois… la Cervoise, il lui a conféré une cohérence de parcours afin de « redonner une visibilité à l’idée de musée de site, où sont dorénavant exposées plus de 600 pièces archéologiques ». Avec son équipe, celui qui avait créé puis fait du musée de Meaux (Seine-et-Marne) le plus grand d’Europe sur la Grande Guerre, a ouvert en grand les portes du MuséoParc. Accueil du Téléthon, partenariats avec les acteurs culturels et touristiques du territoire… La potion (magique bien évidemment) a fonctionné, puisque, avant que le Covid ne nous tombe sur la tête, le MuséoParc Alésia avait remporté la bataille… de la fréquentation en la faisant repartir à la hausse. Et cette année anniversaire des dix ans, riche en événements, s’annonce déjà comme une nouvelle victoire !

Crédit photo : Alésia