Pas moins de 76 groupes scolaires sont concernés par le nouveau plan de la Ville en matière de rénovation scolaire pour les 10 prochaines années. Et ce, conformément au programme présenté devant les Dijonnais lors des dernières élections municipales. L’adjoint en charge de cette politique, Franck Lehenoff, nous détaille ce nouveau plan…
Dijon l’Hebdo : Le programme de la Ville consacré à la rénovation du patrimoine scolaire s’intitule « Grande ambition éducative 2030 ». L’investissement est donc de taille…
Franck Lehenoff : « L’investissement est, en effet, conséquent : 75 M€ sur 10 ans afin de poursuivre la rénovation des groupes scolaires. Je rappelle que, depuis 2001, ce sont déjà 65 M€ qui ont été mobilisés pour que les jeunes dijonnais puissent étudier dans les meilleures conditions. Il faut savoir ainsi par exemple que 10 000 m2 de préfabriqués ont déjà été supprimés. Et là, la Ville engage une nouvelle phase de sa politique éducative avec un nouveau plan pluriannuel de rénovation qui concernera 76 groupes scolaires. L’objectif étant de disposer d’un patrimoine exemplaire de 200 000 m² à l’horizon 2031 ».
DLH : Comment s’articule ce plan d’envergure ?
F. L : « Le premier axe concerne encore la suppression des préfabriqués parce qu’il en reste 4 200 m2. Les opérations les plus complexes concernent les Marmuzots, Colombière, Larrey, Joséphine Baker, Voltaire et Eiffel. Un montant de 33 M€ sera mobilisé à cette fin. Le 2e axe porte sur la rénovation et la modernisation des écoles pour 28 M€. L’idée, là, est d’avoir des travaux dédiés à la rénovation énergétique, la sécurité et l’inclusion pour les personnes à mobilité réduite. Je pourrais citer les groupes scolaires Buffon, Colette et Anjou dans le cadre du projet RESPONSE à la Fontaine d’Ouche. Le 3e correspond à la désimperméabilisation, la végétalisation et l’aménagement des cours d’école (10 M€) avec une particularité : nous sommes sur un travail participatif, les enseignants et les élèves étant associés, tout comme le périscolaire. Notre volonté est d’être au plus près des besoins des différentes entités de l’école. Enfin, nous avons un fonds d’innovation et de transition numérique (4 M€). Toujours à travers une démarche participative, les besoins seront recensés au cours de cette année 2022. Dans ce domaine, nous voulons aussi soutenir des démarches innovantes, notamment dans les pratiques pédagogiques. Nous avons des enseignants qui se diversifient, qui utilisent pleinement l’outil numérique. Des enseignants développent aussi sur Dijon de nouveaux concepts, à l’instar de l’école du dehors, pour laquelle nous aménagerons des espaces… »
DLH : Cela rejoint également ce que vous faites en matière de restauration scolaire…
F. L : « En 2021, nous avons en effet atteint la loi EGalim. Les élèves dijonnais ont dans leur assiette 50,2% de produits bio ou locaux. Et ce, malgré un contexte difficile. L’approvisionnement a été compliqué parce que, eu égard au fait que cette loi s’est imposée aux collectivités, la demande était particulièrement forte. Ensuite nous avons subi toutes les gelées du mois d’avril, ce qui a créé également des tensions sur le marché des fruits et légumes. Je n’oublie pas non plus le contexte sanitaire avec des élèves présents puis absents, si bien que l’organisation a été délicate. Malgré tout cela, nous avons réussi à satisfaire les critères de la loi EGalim… Que ce soit pour les travaux, les aménagements des cours d’école, la restauration scolaire, nous sommes pleinement sur la transition écologique. Elle est associée à notre ambition éducative et nous dessinons là véritablement l’avenir de Dijon »
Propos recueillis par Camille Gablo
Crédit photo : Jonas Jacquel





