Dijon : « The city school… »

En 2005, Dijon comptait 32 000 étudiants. En 2026, ils devraient être, selon les prévisions, 46 000. Le nombre des membres de cette « communauté de destin », comme aime à la qualifier l’adjoint Hamid el Hassouni, progresse dans la capitale régionale, dont l’objectif est de réunir toutes les conditions de leur réussite… et de leur épanouissement. Et c’est à n’en pas douter encore plus important depuis l’arrivée du Covid…

Comme il est question d’études dans ce numéro spécial, vous nous pardonnerez de débuter cet article par une citation en anglais. Celle-ci émane d’un des pères fondateurs des États-Unis, Benjamin Franklin : « An investment in education pays the best interest ! » « Un investissement dans l’éducation paie le meilleur intérêt ! » Une chose est sûre, la Ville de Dijon l’a bien saisi, elle qui a fait de l’enseignement supérieur l’une de ses filières d’excellence. Et les classements nationaux ne s’y trompent pas puisque Dijon bénéficie régulièrement de mentions très bien.

« Nous prenons soin de nos étudiants qui appartiennent à une communauté de destin. A Dijon, ils sont considérés comme des citoyens à part entière. C’est comme cela que nous développons les conditions de leur réussite, et pas seulement à travers les 600 cursus possibles sur le territoire que nous cherchons au demeurant à développer en permanence. Le nouveau Campus métropolitain où viennent de s’installer les grandes écoles d’ingénieurs ESTP et ESEO l’illustre parfaitement. Et, en 2024, ce sera au tour de la future Ecole spéciale d’architecture de voir le jour au cœur du nouveau quartier Terrot Town. Tout en accueillant de nouveaux établissements, nous faisons tout pour favoriser le bien-être des étudiants », met en exergue l’adjoint dijonnais déléguée à la jeunesse, la vie associative, l’éducation populaire et les savoirs populaires, Hamid el Hassouni, avant de détailler : « Nous le faisons, par exemple, à travers la question du logement. Dans ce domaine, selon le classement du magazine L’étudiant, la capitale régionale est bien placée avec une moyenne pour les studios de 380 €. On voit bien que là réside tout l’intérêt de construire. S’il n’y a pas de dichotomie entre l’offre et la demande, cela impacte forcément les loyers. Aussi notre première préoccupation est-elle de les loger dignement. Je pourrais évoquer aussi la question de la mobilité. Nous avons complètement désenclavé le campus avec le tram, les lianes Divia. Tout est fait pour que le campus soit connecté avec le centre-ville et les différents pôles de la métropole. L’ensemble des étudiants boursiers bénéficient aussi de tarifs réduits. Là, nous utilisons tous les leviers possibles pour favoriser le pouvoir d’achat des étudiants et nous avons accentué notre effort depuis le début de la crise sanitaire. L’aide apportée aux épiceries solidaires a été intensifiée et le nombre de bourses municipales sur critères sociaux a cru. Nous accueillons aussi dans les services municipaux plus de 600 jeunes sur la pause méridienne ou les activités péri ou extrascolaires, ce qui leur permet d’arrondir leur fin de mois ». Et l’adjoint de François Rebsamen de conclure « Je n’oublie pas la carte culture, la carte avantages jeunes… tout ce que les jeunes peuvent retrouver dans le nouveau guide pratique édité par la Ville et la métropole intitulé La bonne équation pour réussir sa vie étudiante ».

Un guide montrant, si besoin était, que Dijon n’est pas qu’une « smart city » mais aussi une « city school » par excellence. Et ce n’est pas Hamid el Hassouni, qui prend actuellement des cours afin de maîtriser encore plus la langue de Benjamin Franklin (le Père fondateur qui avait participé au Traité d’alliance avec la France), qui prétendra le contraire !

Camille Gablo