Skima : « Je reviens là où tout a commencé avec l’humain comme source d’inspiration »

Après six mois en résidence au sein de nos colonnes, Skima fait son bilan de l’année 2021. L’artiste dijonnais en profite pour nos dévoiler ses projets pour 2022.

Dijon l'Hebdo : D’un point de vue artistique, qu’est-ce que 2021 vous a apporté ?

Skima : « 2021 fut une année pleine de surprises. Tant sur le point de vue humain que professionnel. J’ai pu faire de nouvelles rencontres à l’extérieur de Dijon pour de potentielles expositions. Elles auront lieu à Courchevel, Paris, Monaco et Saint-Laurent-du-Var si la situation sanitaire l’autorise. Ces rencontres vont me permettre de me développer et de faire voyager mes œuvres à travers différentes villes en France. Après ma série animalière, j’ai réfléchi sur mon tout premier projet que j’ai construit de A à Z, sur lequel j’ai travaillé en studio avec Alex (@pixeyes_dijon) de Tease Prod et Claire de l’école Backstage. Et qui fera l’objet de ma nouvelle thématique pour 2022. »

DLH : Que retenez-vous de ces 6 mois passés en résidence au sein de nos colonnes ?

Skima : « Que du positif ! Cette collaboration m’a apporté en visibilité et m’a permis d’obtenir de nouveaux avis sur mon travail. J’étais heureux de lire les différents commentaires très positifs à mon égard. J’en profite pour vous remercier et remercier aussi toutes les personnes qui me suivent et qui me soutiennent. »

DLH : Comment avez-vous évolué artistiquement, qu’est-ce qui a changé dans votre manière de dessiner ?

Skima : « Pour me perfectionner dans mon domaine, j’ai découvert de nouvelles techniques en m’inspirant des pionniers du mouvement réaliste. C’est la chance des réseaux sociaux aujourd’hui… pouvoir suivre les artistes que j’apprécie tout en apprenant de leur expérience sans avoir à me déplacer. Quelque chose que j’avais mis de côté et que je ré-utilise désormais, le crayon blanc pour plus de clarté dans certains détails de mes dessins. J’utilise également de nouveaux outils pour estomper le crayon et la pierre noire pour un rendu plus uniforme. Je prends beaucoup plus de plaisir à réaliser les grands formats. D’ailleurs la thématique qui sortira cette année représente un réel investissement car les formats que j’ai choisis sont inédits et ambitieux. »

DLH : Pourquoi l’art occupe-t-il une place si importante dans notre existence ?

Skima : « Indépendamment de l’ethnie et du genre, l’art parle à tout le monde et a cette capacité d’offrir un véritable moment d’évasion. Que l’œuvre soit abstraite ou figurative, c’est avant tout quelque chose d’esthétique. Chacun interprète une œuvre à sa manière de par son vécu, ses expériences passées ou tout simplement son imagination. Pour ma part, j’ai tendance à voir le beau. Pourtant le beau c’est subjectif puisque selon les personnes, elles ne ressentiront pas les mêmes choses. Cette diversité d’opinion participe à la richesse de la discipline. »

DLH : Selon vous, c’est quoi un chef-d’œuvre ?

Skima : « Qu’importe le style ou le format, il n’y a pas de chef-d’œuvre sans émotion ! L’art interpelle, provoque des souvenirs, des sentiments… Les artistes laissent non seulement une part de leur personnalité, mais aussi un accès privilégié à leurs univers créatifs. »

DLH : Qu’attendez-vous de 2022 ? Quels sont vos projets ?

Skima : « J’attends que le Covid se tire (rires). Comme tout le monde, j’espère que pour cette nouvelle année, ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Je suis impatient de pouvoir à nouveau voyager, explorer le monde, découvrir de nouvelles cultures, m’en inspirer et réaliser mes propres photos.

Pour 2022, même s’il y aura encore quelques commandes pour des particuliers, je compte davantage privilégier mes projets personnels. Je reviens là où tout a commencé avec l’humain comme source d’inspiration. J’ai hâte de partager cette nouvelle thématique ! »

Propos recueillis par Jeanne Pierre

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