Les brèves de Jeanne Vernay

Le haut du classement

Meilleurtaux et Meteojob ont récemment proposé un classement des villes où le pouvoir d’achat immobilier est au plus haut avec des opportunités d’emplois en CDI. Dijon a décroché fièrement une bien belle médaille de bronze. La capitale de Bourgogne Franche-Comté arrive juste derrière Orléans et Mulhouse et offre un parfait compromis entre coût immobilier et travail en CDI. Accessible en seulement 1 h 30 en TGV depuis Paris, la Cité des Ducs compte plus de 25 000 annonces d’offres d’emploi en 2021 avec un prix moyen de 2 670 euros/m2. C’est un nouveau classement prestigieux pour la ville aux 100 clochers car, dans le même temps, CNN, grande chaîne de télévision américaine, la hissait au 6e rang parmi les villes à visiter en 2022. Et, à la différence du palmarès BFM, ce classement était mondial ! C’est dire à quel point l’année commence bien pour Dijon…

L’autre... Tour de France

Les Compagnons du Devoir et du Tour de France tiendront deux sessions de portes ouvertes : les 14, 15, 16 janvier et les 11, 12 mars prochains. Elles seront l’occasion de faire découvrir aux participants, grâce aux témoignages de formateurs et d’apprentis, un modèle de formation original, des expériences riches et de nombreux métiers. Des pistes d’orientation sérieuses qui peuvent permettre à de nombreux jeunes une orientation de qualité. Connus et reconnus, les Compagnons du Devoir proposent en effet différents parcours en alternance autour de quatre filières : bâtiment, technologie de l’industrie, matériaux souples et professions du goût. Une démarche d’envergure qui place en étape fondamentale l’apprentissage d’un solide métier mais ne se réduit pas qu’à la formation, puisqu’elle intègre les jeunes dans une véritable perspective de vie. En les faisant évoluer en un groupe soudé et voyager…Pour partager d’autres expériences professionnelles et humaines. Au cours d’un Tour de France comprenant une étape d’un an à l’étranger. Avec un idéal : permettre à chacun et chacune de s’accomplir dans et par son métier. Dans un environnement d’ouverture et de partage. ( inscription aux portes ouvertes : www.formezvousautrement.fr)

La moutarde en crise

La moutarde est en crise et, du Dijonnais au pays beaunois, les fabricants s’inquiètent. En cause le réchauffement climatique qui fait chuter la production des graines. Au Canada d’abord, principal fournisseur mondial, où une sécheresse désastreuse l’été dernier a saccagé un quart des récoltes. En Bourgogne ensuite où la quantité produite a été divisée, en quatre ans, par trois, passant de 12 000 à seulement 4 000 tonnes…Alors que les moutardiers en demandent 16 000… Des mois de mars et avril trop cléments suivis de gels tardifs, une multiplication de populations d’insectes poussent vers le déclin des rendements bourguignons. Avec, à la clé, une grave pénurie de la matière première et une fabrication qui a pratiquement baissé de moitié. Une grande moutarderie des environs de Dijon a réduit son fonctionnement de 120 à 60 heures seulement par semaine. L’envol des prix, bien entendu, est de mise : le pot a pris de 10 à 15% chez Fallot, résultat de la hausse spectaculaire du coût des graines et de l’augmentation des matières dont on se sert pour le conditionnement, notamment le carton et le verre. Et la profession craint que cette mauvaise situation ne devienne la norme…

Chenôve : Come-back

Le 9 janvier a eu lieu le coup d’envoi après 3 ans d’absence du marché du dimanche matin au centre-ville de Chenôve. Ce come-back – selon l’expression popularisée par le retour de Benzema en équipe de France – intervient après un éloignement du terrain central pendant plus de 3 ans, le marché ayant été transféré provisoirement dans le quartier Bazin. À l’occasion ont été organisées différentes animations tel qu’un atelier de sérigraphie, une distribution de sac du marché, une fanfare de rue avec la Complet’mandingue et l’Elefanf’u et un spectacle construit autour d’un bar ambulant où l’on retrouvera le comédien Sebastien Foutoyet. Tout a été mis en place pour accueillir les visiteurs : le tramway, la Liane 4 ainsi que près de 600 places de parking. Cette retrouvaille presque émouvante entre le marché et le centre-ville de Chenôve a été agrémentée d’une pointe d’écoresponsabilité puisque depuis 2014, l’opération « zéro déchet » est en vigueur alliant ainsi les maraîchers et les consommateurs vers une victoire nette et… sans déchet.

Une histoire à déguster

Créé vers 1830, le Café du Rocher, à Marsannay-la-Côte, est l’un des plus anciens cafés conservés en France avec le Procope à Paris ou la Table Ronde à Grenoble. Inscrit aux Monuments historiques depuis 2017, il présente un intérêt en raison de l’authenticité de son décor et de la permanence de sa fonction de café depuis la première moitié du XIXe siècle. Aujourd’hui les gérants de l’excellent restaurant de La Table du Rocher, installé sur son site, sont particulièrement actifs pour garder intacte la richesse artistique et historique du lieu. Et obtenir la restauration de la grande fresque, vieille de deux cents ans, qui s’étend sur plusieurs murs de la salle principale. Une tâche minutieuse, à présent terminée, accomplie par des experts agréés, sous la direction de la DRAC. De sorte que, désormais, l’observateur est encore mieux invité à reculer dans le temps du premier propriétaire de la taverne…Un ancien soldat de Napoléon Ier, qui a voulu rendre hommage à l’Empereur…Par une profusion de rochers entourant de vastes peintures murales évoquant l’île d’Elbe, la Corse, la campagne d’Egypte…

La flamme au cœur 

La Côte-d’Or vient de faire acte de candidature pour accueillir la flamme olympique des Jeux de Paris 2024 lors de son parcours dans l’Hexagone avant l’ouverture des J.O. L’objectif est fort et rassembleur : mettre à l’honneur le mouvement sportif, porter haut les valeurs de l’olympisme, donner envie aux jeunes Côte-d’Oriens de s’impliquer dans un sport, en faisant vivre le goût de l’effort, du dépassement de soi, l’esprit d’équipe. Faire également rayonner la vitalité du département, l’une des premières collectivités à avoir obtenu le label « Terre de Jeux 2024 », récompensant le travail accompli afin de développer, partout, l’accès au sport pour tous… Car la Côte d’Or est bien une Terre de sport, avec plus de 3 000 équipements sportifs et 120 000 licenciés, soit le quart de la population. Elle deviendra de surcroît une Terre d’accueil lors des Jeux 2024, puisque quatre de ses villes sont retenues comme centres de préparation des J.O : Semur, Beaune, Chenôve et Dijon. Des atouts qui plaident pour obtenir le passage de la flamme…

Nouvel hommage à Eiffel

Une nouvelle exposition sur Gustave Eiffel vient de débuter dans la Cité des Ducs le 10 janvier pour se prolonger jusqu’au 4 mars. Organisée au centre Georges-François-Leclerc par l’association « Eiffel né à Dijon », elle se propose de présenter l’étroite relation entre l’ingénieur et sa ville natale. De montrer que si ses œuvres emblématiques sont disséminées dans le monde, à Paris pour la Tour qui porte son nom, dans les monts d’Auvergne pour le viaduc de Garabit, à Bordeaux pour un grand pont ou à New York pour l’ossature de la Statue de la Liberté, Gustave Eiffel est un Dijonnais avant tout…Qui a vu le jour au Port du Canal, fréquenté le Collège royal, passé toute son adolescence dans sa cité de naissance, rue Turgot ou au pavillon du Castel. Des racines méthodiquement expliquées sur cinquante panneaux qui rappellent également l’œuvre complète du constructeur… Et les différentes actions entreprises à Dijon pour lui rendre hommage. Et bien installer son souvenir au cœur de la ville.

Rire garanti

La 34e édition de la Fontaine du rire a déjà commencé en ce début janvier, forte de l’espoir de tenir son calendrier de deux spectacles par semaine jusqu’à la mi-avril. Forte surtout de la volonté de continuer à faire « souquer ferme » le plus vieux festival dijonnais…En le plaçant, dans la ligne d’une réputation maintenant bien établie, sous le signe absolu du Rire. De tous les Rires et de tous les Humours ! La douzaine de spectacles vivants, parfois détonants, prévue sur les planches de la Fontaine d’Ouche donnera la barre à des comédiens à l’inspiration profondément inattendue, décalée, additionnant les performances… Dans des alchimies alliant théâtre, chants, chorégraphies… Cette veine atypique mettra sur scène, par exemple, Timothé Poissonnet et sa capacité d’adapter, à chaque séance, son récit de fond aux réactions des spectateurs. Agnès Pat’, l’artiste qui sait tout faire et réussit tout. Ou bien le duo Vincent Roca-Wally et ses joutes oratoires (programmation et réservations au 03.80.50.03.39.)

La dolce vita... étudiante

« Place à la vie… » Cet ancien slogan d’Ikea qui a fait florès longtemps pourrait, sans conteste, être apposé sur le frontispice du palais des Expositions de Dijon qui accueillera, les 21 et 22 janviers prochain (de 9 h à 17 h), le Salon de l’Etudiant. Les jeunes, qui, il faut le reconnaître, n’ont pas connu la Dolce Vita depuis le début de la crise sanitaire, seront heureux d’apprendre que cet événement est maintenu. Et, en Bourgogne Franche-Comté, plus de 100 000 d’entre eux peuvent être concernés par cette manifestation organisée en partenariat, entre autres, avec l’Académie, la ville de Dijon et l’Université de Bourgogne. Ceux-ci pourront, in situ, bénéficier de toutes les informations nécessaires quant aux établissements supérieurs qui seraient susceptibles de les intéresser. Ils pourront ainsi élaborer leurs divers choix d’orientation et préparer Parcoursup. Le maintien de cette 6e édition fait ainsi un bien fou. Là, nous pourrions paraphraser l’un des slogans actuels de la marque suédoise qui meuble bien des appartements d’étudiants : « So beautiful ! »