Guillaume Ruet : « La sécurité est la première des libertés »

Elu en mars 2020 dès le premier tour avec un score fleuve maire de Chevigny-Saint-Sauveur, Guillaume Ruet n’a pas eu le temps de savourer sa victoire puisqu’il a dû tout de suite faire face au Covid-19. Depuis, le premier magistrat n’a de cesse d’investir à la fois pour participer au soutien de l’économie locale mais aussi pour favoriser le bien-vivre. Pour toutes les générations… Le développement durable est au cœur de ses engagements, tout comme la sécurité et la tranquillité publique. Des causes que l’édile LR a également portées avec succès lors des élections départementales où il s’est imposé dans un canton bastion de la gauche depuis 1976. Interview d’un élu dont le nom circule pour se lancer aux prochaines législatives…

Dijon l’Hebdo : Dès le mois de février 2021, vous aviez lancé une opération inédite dans le Département en lançant, avec Wikipower, une opération d’achat groupée d’électricité et de gaz afin de faire baisser les factures de vos administrés. Eu égard aux récentes hausses en la matière, on peut dire que vous avez été visionnaire…

Guillaume Ruet : « Le pouvoir d’achat n’a jamais cessé d’être un sujet pour les Français et il était déjà particulièrement prégnant, souvenez-vous, à l’hiver 2020-2021. Beaucoup de familles sont dans le rouge dès le 15 du mois. Avec l’augmentation des prix du gaz et de l’électricité, ce sujet revient encore plus aujourd’hui sur le devant de la scène. La solution pragmatique que nous avons mise en place avec cet achat groupé a inspiré, depuis, d’autres collectivités en Côte-d’Or et c’est tant mieux… C’est la responsabilité des élus d’innover et d’apporter des solutions concrètes à nos habitants ».

DLH : Vous aviez été également parmi les premiers à proposer, sur les réseaux sociaux, la mise à disposition des moyens matériels de votre commune pour le lancement de la campagne de vaccination… De l’eau a coulé sous les ponts depuis et nous en sommes à la la 3e dose et à la 5e vague. Et à la polémique sur le confinement des non-vaccinés ou sur la vaccination obligatoire comme en Autriche. Qu’en pensez-vous ?

G. R : « Je ne suis pas médecin et je fais confiance aux autorités sanitaires. Je crois donc à l’utilité du vaccin, sans lequel on aurait dû reconfiner cet été, et sans doute aussi cet automne. En France, les pouvoirs publics n’ont pas imposé la vaccination. Nous pouvons en débattre mais c’est difficile d’imposer à des adultes de se faire vacciner. Il reste une part encore importante de la population qui est très rétive à la vaccination. Le passe sanitaire représente un compromis imparfait qui a conduit nombre de Français à se faire vacciner. C’est la moins mauvaise des solutions. On constate certes qu’il y a une reprise épidémique actuellement mais l’essentiel de la vie sociale est préservée. Nous pouvons organiser des manifestations, aller au restaurant… La vie est presque normale pour les personnes qui ont fait le choix de la vaccination. Restons prudents car l’épidémie est en train de reprendre, on parle d’une 5e vague très puissante. J’encourage les gens à se faire vacciner. Pour les personnes âgées, le rappel de la 3e dose est important. La vaccination est la seule solution dont on dispose jusqu’à présent pour éviter des solutions plus radicales comme en Autriche.».

DLH : Vous avez fait partie des élus largement élus dès le 1er tour des municipales le 15 mars dernier, votre liste ayant obtenu 65,59% des suffrages. Mais vous n’avez pas pu savourer votre victoire, le confinement tombant deux jours plus tard…

G. R : « Ca a été un début de mandat particulièrement compliqué. Passé la sidération de l’annonce du confinement, il a fallu se mettre en ordre de bataille. Nous nous sommes tout de suite dit qu’il fallait trouver des solutions à des problèmes pratiques, comme aider les personnes fragiles à faire leurs courses. Pour ce faire, nous avions besoin de bénévoles, de bonnes volontés. Nombre de gens nous ont épaulés, et notamment des jeunes. Ce fut notre première action importante. Ensuite, au bout d’un mois, le gouvernement annonce que, finalement, les masques peuvent être utiles et qu’ils seront fournis à chaque Français. Nous constatons vite qu’il faut que l’on se débrouille seul. A Chevigny-Saint-Sauveur, nous avons fait quelque chose d’assez exceptionnel. Nous avons réussi à fabriquer 12 000 masques en un peu plus de 3 semaines grâce à des bénévoles et avec de la récupération. Nous les avons distribués à toute la population en porte-à-porte. Nous avions 150 couturières et la logistique a été mise en place rapidement. Finalement, nous sommes passés de la sidération à l’action. On a beaucoup appris de cette crise, la plus grave depuis la seconde Guerre mondiale, et nous avons fait face ! »

 

DLH : Alors que vous étiez adjoint, vous aviez succédé à votre prédécesseur au cours du mandat précédent mais c’est la première fois que les Chevignois vous témoignaient de leur confiance directement dans les urnes. C’était important en terme de légitimité ?

G. R : « Absolument. Plus qu’une satisfaction personnelle, cette large victoire (65% des suffrages) m’a conféré une légitimité incontestable et c’est une force. Un maire solide chez lui est beaucoup plus écouté par son conseil municipal, les agents municipaux mais aussi ses partenaires extérieurs, je peux plus facilement œuvrer pour ma commune qu’un maire affaibli, élu seulement de quelques voix. Cette légitimité me permet d’avancer dans la sérénité et de pouvoir me concentrer à 100% sur le fonctionnement de la mairie ».

DLH : Au-delà de la gestion de la crise sanitaire qui vous accapare depuis le début de ce mandat, quelles ambition avez-vous pour votre ville au cours de ce mandat ?

G. R : « Chevigny est aujourd’hui une belle ville dynamique et mon objectif est de conserver et de développer sa qualité de vie. J’observe qu’il y une vraie aspiration de nos concitoyens à la qualité de vie et je crois que Chevigny a une carte à jouer en la matière : une commune tranquille et agréable pour toutes les générations avec un environnement de qualité, accueillante pour les familles, dotée de nombreux services, riche en activités associatives, sportives et culturelles. Chevigny, c’est une ville à taille humaine, où l’on vit bien et c’est ce que je veux continuer de construire dans les années à venir ! » 

DLH : Poursuivrez-vous votre politique forte en matière d’investissement l’année prochaine ?

G. R : « 2022 sera une année importante en termes d’investissement pour notre commune, avec deux thématiques fortes : le sport et l’éducation. C’est la déclinaison de notre programme. Nous avons ainsi lancé la construction de deux terrains de tennis couverts qui seront livrés fin 2022 et nous réaliserons un terrain de football synthétique. Ces deux équipements vont compléter notre offre sportive. Le sport a toujours été un fil rouge de l’action municipale. Au-delà des bienfaits pour la santé, le sport est une véritable école de la vie car il inculque à nos enfants et nos jeunes des valeurs, notamment la persévérance, l’effort et le respect. C’est un facteur de cohésion ».

DLH : Et concernant vos investissements en matière d’éducation ?

G. R : « L’enfance est une de nos priorités. Nous poursuivons la rénovation de l’école Ez-Allouères avec la phase 2 qui mobilisera 1,4 M € avec notamment toute la réfection thermique du bâtiment. Nous allons lancer le chantier de l’école Buisson-Rond qui s’étendra jusqu’à la rentrée 2023 et qui nécessitera plus de 3 M€. C’est coûteux mais l’enfance-jeunesse reste la principale compétence d’une commune comme la mienne et ces investissements garantissent l’avenir… Ce sont des gros chantiers sur les 18 prochains mois qui participeront non seulement à la reprise économique mais aussi à l’équipement de notre commune et à l’entretien de notre patrimoine. Sur le mandat, nous aurons rénové entièrement la moitié de nos groupes scolaires ».

 

DLH : Nous sortons de la COP 26 où la montagne a encore accouché d’une souris… Il semblerait que c’est en proximité que l’on agisse le mieux pour la préservation de la planète ?

G. R : « Le développement durable représente, en effet, l’une de mes priorités de mon mandat. Cela passe d’abord par la rénovation thermique de nos équipements, la promotion des déplacements doux, l’augmentation de la part des produits bio ou locaux dans les repas des cantines… A Chevigny, nous avons multiplié les opérations de verdissement, à travers le « Défi 1 000 arbres ». Le défi 1000 arbres, c’est un peu le Téléthon de l’arbre : habitants, associations, entreprises, chacun contribue, selon ses moyens, selon ses possibilités pour la bonne cause… Nous en sommes à presque 500 plantés en 3 ans et nous dépasserons largement le cap que nous nous sommes fixés. Nous sommes en train de faire sortir de terre plus d’un hectare de forêt en partenariat avec l’association Les Forestiers du Monde qui a une approche pédagogique très intéressante. Elle intervient dans les classes afin de sensibiliser les enfants à la protection de la nature. Nous avons également lancé une vaste opération de parrainage citoyen d’arbres au parc de la Saussaie que nous sommes en train de reverdir. Nous encourageons la plantation d’arbres au sein des entreprises qui disposent souvent d’espaces. Nous avons également un partenariat avec le lycée agricole et l’association Un enfant peut sauver un arbre, afin de créer une ceinture verte autour de Chevigny. Et j’ai d’autres projets. Je milite ainsi pour la transformation de 6 hectares de terres céréalières en un verger, en partenariat avec Dijon Métropole, pour fournir les cantines scolaires ».

DLH : Autre enjeu de taille, le bien-vieillir…

G. R : « La question du vieillissement représente l’un des grands défis des décennies à venir. Nous allons faire face à une révolution gérontologique. Nous allons vivre de plus en plus vieux, ce qui est une chance, mais pour les pouvoirs publics, c’est un défi conséquent à relever. Comme la politique publique, que ce soit en Côte-d’Or ou dans toute la France, prône le maintien à domicile le plus longtemps possible, nous devons accompagner nos aînés à bien vieillir Que ce soit par des services ou des loisirs… Il faut ainsi pouvoir, par exemple, leur proposer des activités physiques adaptées au grand âge. Il faut également œuvrer sur l’habitat car celui-ci est différent en fonction des âges. Une famille avec des enfants a besoin d’un grand logement avec un jardin. Pour une personne âgée, le jardin et une grande maison vide peuvent devenir des contraintes. Nous avons répondu à un appel à projet du conseil départemental et nous avons été retenus pour une résidence autonomie de 60 logements, à laquelle sera adossée une résidence Sérénitis d’Orvitis. Si bien qu’en plein centre-ville, à proximité de tous les services et commerces, nous aurons une offre de 80 logements pour des personnes âgées autonomes souhaitant vivre dans un habitat adapté et sécurisé ».

DLH : Vous avez fait de la sécurité et de la tranquillité publique l’un de vos principaux engagements de campagne. Et Chevigny-Saint-Sauveur a été le théâtre récemment du gang des cagoulés…

G. R. : «J’ai toujours défendu la sécurité comme la première des libertés et les Chevignois, comme tous les Français, aspirent à vivre libres et en tranquillité. Nous ne pouvons pas être libres lorsque l’on a peur ! Dans l’ensemble, Chevigny est une ville calme, où on peut sortir le soir sans craindre de se faire agresser, mais il n’empêche que des faits divers extrêmement violents comme ceux que l’on a eu à Chevigny et ses environs peuvent arriver, comme partout hélas. On assiste dans notre pays à une montée de la délinquance et de la violence, notamment par des mineurs.

Sur l’affaire des cagoulés, les services municipaux ont bien coopéré avec les gendarmes que je salue pour la rapidité et l’efficacité de leur enquête. Ils ont pu très rapidement interpeler les suspects et les traduire devant la justice. Il faut que les coupables soient lourdement sanctionnés. Cela ne fait que conforter mon opinion. Il faut continuer nos efforts sur la sécurité. Nous n’avons pas attendu ces événements pour commencer. Nous ne sommes pas dans la réaction. Nous avons déjà implanté une trentaine de caméras de vidéo-protection sur la ville. Nous en installons 6 supplémentaires et nous avons inscrit un budget de 100 000 euros en ce sens cette année. Nous continuerons chaque année jusqu’à la fin du mandat. Il peut y avoir des débats de salon sur l’efficacité de la vidéo-protection mais, pour les gendarmes, la police nationale, la police municipale, c’est un outil quotidien. Lorsqu’il y a ce genre de faits, sans ce dispositif, les coupables sont arrêtés plus difficilement. Aussi je me félicite que nous en ayons eu car cela a facilité (parmi d’autres éléments) l’enquête judiciaire en la matière… »

 

DLH : Où en êtes-vous des recrutements de policiers municipaux supplémentaires ?

G. R : « Nous avons actuellement 4 policiers municipaux et un opérateur vidéo. Je souhaite recruter deux à trois policiers municipaux supplémentaires sur le mandat. C’est extrêmement difficile puisqu’en France, il en manque 4 000. Le dernier concours de policiers municipaux date de deux ans et beaucoup de communes veulent recruter, y compris dans la métropole. Je rencontre les mêmes difficultés que mes collègues de Dijon ou de Chenôve, nous peinons à avoir des candidats. Cela fait six mois que j’ai deux postes ouverts, vacants. Nous aurons normalement une recrue pour le début d’année.

Avec ces effectifs supplémentaires, notre objectif est de voir la police municipale présente en début de soirée et le week-end afin d’améliorer la tranquillité parce qu’il peut y avoir parfois des nuisances sonores, des regroupements, des problèmes de voisinage, quelques incivilités sur ces périodes… La mission première de la police municipale est d’assurer la tranquillité sur la commune. Mais il y a aussi tout le travail de prévention que nous pouvons faire avec nos services sociaux, le service enfance-jeunesse et notre action dans les écoles. Nous marchons sur les deux pieds : la répression et la prévention. Nous essayons de travailler sur tous les leviers. J’entends ainsi répondre à l’attente de sécurité et de tranquillité publique de nos concitoyens ! »

DLH : Vous aviez également placé la sécurité au cœur de votre campagne aux élections départementales. Et, là aussi, vous avez été entendu (à hauteur de 54,83%) puisque vous avait fait basculer le canton de Chevigny qui était un bastion de la gauche depuis 1976…

G. R : « La campagne électorale a montré que nous étions attendus sur le sujet. Je pense que le Département a une carte à jouer sur la sécurité. Pendant la campagne, nous nous étions engagés, aux côtés de François Sauvadet, à apporter l’aide du conseil départemental pour l’équipement des communes en vidéo-protection. Ce sera proposé au vote d’ici la fin de l’année. Contrairement à ce qu’affirme le gauche, le Département fait et peut faire beaucoup sur la sécurité. Certes, le conseil départemental n’a pas de pouvoir de police, mais je rappelle que le Département finance plus de la moitié du budget du SDIS (les pompiers), finance l’Adosphère, soutient les actions de sensibilisation à la sécurité routière avec le prix Christian Myon, gère l’enfance en danger... A travers ses compétences sociales aux côtés des familles et des jeunes, le Département soutient la parentalité. Bref, la sécurité, c’est aussi une affaire de prevention ! »

DLH : Vous étiez au Congrès des Maires de France à Paris où François Baroin a cédé la place à David Lisnard à la tête de l’AMF. Une page se tourne ?

G. R : « Je ne pense pas. L’association des Maires de France (AMF) va rester une institution indépendante des partis politiques, gouvernés avec des vice-présidents de droite et de gauche. L’AMF va continuer à défendre les intérêts des collectivités contre les attaques de l’Etat, qu’il soit dirigé par le centre comme actuellement, la gauche – on l’a vu sous François Hollande – ou même parfois par la droite. Pourquoi ? Parce que derrière les gouvernements, il y a toujours la même bureaucratie qui a une vision assez négative des collectivités. Lorsque j’ai commencé mon engagement d’élu en 2008, je vous rappelle que l’on disait qu’il y avait trop d’élus, que les collectivités dépensaient mal l’argent public et ne savaient pas gérer, faisaient du clientélisme ! Beaucoup d’eau a coulé depuis sous les ponts parce que l’Etat a eu besoin des maires. Les maires font figure de super-héros aujourd’hui. Nous avons fait face à la crise, trouvé des masques dans les premières semaines alors que l’Etat était aux abonnés absents. Nous sommes imaginatifs, nous nous adaptons à tout. Si la cote des élus a plutôt baissé, les maires gardent la confiance de leurs concitoyens. On voit bien que la proximité sert encore à quelque chose dans notre pays. Et j’ai toute confiance en David Lisnard pour poursuivre le travail de François Baroin. Nous avons eu de très fortes baisses des dotations depuis 10 ans, notamment sous François Hollande mais pas que. Il faut défendre les intérêts des collectivités, la techno-structure (notamment celle située à Bercy) étant toujours tentée de gratter un peu d’argent sur notre dos pour rembourser les milliards dépensés ces deux dernières années. Et si l’on veut un service public de proximité, il faudra que nous en ayons les moyens. L’AMF luttera fermement pour préserver l’indépendance et l’autonomie des collectivités ».

 

DLH : Une échéance approche à grands pas : l’élection présidentielle. Votre camp multiplie les débats dans le cadre de la primaire. Avez-vous choisi celle ou celui qui serait le plus à même de porter les couleurs LR dans la course à l’Elysée ?

G. R : « Je n’ai pas encore pris position. J’ai suivi les débats. Je n’ai aucun a priori. Lors des deux premiers débats, Valérie Pécresse m’a fait une très bonne impression. Je retiens dans l’ensemble la bonne tenue des débats qui permettra le rassemblement. Nous avons vécu depuis 2012 énormément de divisions à droite et le rassemblement est le préalable à toute victoire. Si nous ne sommes pas qualifiés au second tour, comme la dernière fois, le parti est en danger de mort et nous avons vraiment besoin d’une droite républicaine dans notre pays. Si nous ne sommes pas à la hauteur de cet enjeu-là, je suis très inquiet pour la vie politique de notre pays. La gauche est limite en mort cérébrale et, si nous échouons, nous pouvons être dans le même état après 2022. S’il n’y a plus la droite ni la gauche républicaines, il y aura un tel vide politique que nous serions les spectateurs de l’affrontement entre le pouvoir macronien dont on voit les limites , et les extrêmes et les contestataires permanents. Cela m’inquiète beaucoup… »

DLH : Après la présidentielle, les législatives et beaucoup vous prêtent un destin national sur la 3e circonscription de la Côte-d’Or. Allez-vous être candidat aux élections législatives ?

G. R : « Mon nom circule et c’est vrai que l’on m’a sollicité. C’est flatteur mais je suis Maire depuis seulement 3 ans, c’est le plus beau des mandats, et je viens juste d’être élu au Conseil départemental. Donc je vais être très clair, je ne serai pas candidat à ces élections législatives en juin prochain. C’est un choix de loyauté envers mes électeurs qui respecte mes engagements. J’adore ce que je fais, j’aime le contact humain que procure la proximité des mandats locaux et j’ai encore beaucoup à apprendre. J’ai de nombreux projets pour Chevigny, je n’ai pas la moindre envie de les laisser tomber en cours de route. Pareil pour le canton et le Département. Pour le moment, je me sens beaucoup plus utile ici ! »

Propos recueillis par Camille Gablo