Retour de la fête foraine : la roue tourne enfin

Cette tradition ancienne a pris ses quartiers derrière le Parc des Expositions. Jusqu’au 21 novembre, la centaine d’exposants a retrouvé ses fidèles visiteurs pour non pas trois mais quatre week-ends, ainsi que plusieurs nocturnes.

« Ils sont heureux ». C’est le premier mot de Jean-Pierre Hyclak, vice-président de l’association pour la promotion de la fête foraine de Dijon. « La profession veut croire à un avenir meilleur. Après près de deux ans de tourmentes, certains de mes collègues ont arrêté le métier, pour les autres nous avons retrouvé les foires avec bonheur, surtout celle de Dijon où nous sommes particulièrement bien accueillis. Nous sommes hébergés dans des conditions sereines qui conviennent aux enfants, c’est très important pour nous qui passons beaucoup de temps sur les routes. J’assure une vingtaine de foires par an et Dijon se situe dans le Top 5 des meilleures organisations et gestions de foires en France ».

Pour compenser partiellement les pertes de l’année dernière, cette édition est étendue à quatre week-ends, au lieu de trois habituels, et le jour promotion devient un week-end promotion. Sur toutes les attractions de la fête foraine, des promotions s’appliqueront donc le dernier samedi ET dimanche. Aux côtés des traditionnels élastiques, chenilles, auto-tamponneuses, V-max, boîtes à rire ou encore Sky Surf, les visiteurs auront la surprise de découvrir quelques nouveautés comme le « Dominator », énorme balançoire qui permet de se retrouver la tête en bas, ainsi qu’une animation inédite : la « Parade Circus » est composée de bonshommes géants qui se promèneront à travers les allées le 17 novembre, journée dédiée aux enfants en situation de handicap.

Mais tout le monde ne vient pas pour des manèges à sensations fortes et pour ceux et celles qui préfèrent déambuler parmi la foule, pas d’inquiétude, un masque suffit pour accéder au site, s’imprégner de l’ambiance et s’offrir des barbes à papa, churros ou pommes d’amour, qui se nomment ainsi parce qu’on les déguste à deux.

C. C