Réouverture des cafés, restaurants : Acte 2

C’est avec l’un des personnages préférés des lecteurs de BD que nous vous proposons d’évoquer la deuxième étape du déconfinement des cafés, bars et restaurants. Histoire de montrer que le sourire revient progressivement dans cette profession trop longtemps mise à mal par la pandémie… Mais elle est encore loin d’avoir la banane !

Après avoir titré Enfin, sur la Une de notre précédent numéro, pour saluer la réouverture tant attendue des terrasses, augurant d’une première bouffée d’oxygène, nous allons ajouter un M pour ce nouvel épisode du déconfinement des cafetiers et restaurateurs. Le 19 mai, c’était le retour vers l’extérieur, cette fois-ci, le 9 juin, c’est l’intérieur qui se libère. Cependant, pas tout à fait puisque les jauges sont encore réduites de moitié ! C’est la raison pour laquelle nous avons choisi cette expression popularisée par le dessinateur belge Franquin. La célèbre formule de Gaston Lagaffe associant les deux mots « mais » et « enfin » lorsqu’il est encore tourmenté. Car les professionnels – et les clients – ne recouvreront définitivement le sourire que le 30 juin, date à laquelle « le monde d’avant » redeviendra d’actualité. Presque puisque les masques et la distanciation sociale seront toujours au menu…

Ce sont là tous les établissements qui sont concernés, puisque, jusqu’à présent – et c’est un pléonasme – seuls ceux disposant d’une terrasse avaient revu le bout du tunnel. Autrement dit, selon une récente enquête, 40% seulement des enseignes à l’échelle nationale. Et encore, tous ceux disposant d’un espace extérieur n’ont pas fait le choix d’ouvrir, la réduction par deux de leur capacité d’accueil ne leur assurant pas un chiffre d’affaires suffisant (ceux qui avaient des terrasses inférieures à 10 tables ayant obtenu du ministère de l’Economie le retrait de la jauge à 50%).

« Lagaffe se décoince »

Cette fois-ci, les restaurateurs ouverts n’auront plus à scruter le ciel en permanence en priant que le soleil soit au rendez-vous. Sans celui-ci, les clients, même « asséchés » et sevrés depuis de trop nombreux mois de leur lieu convivial préféré, n’auraient pas répondu présents.

Depuis 15 mois et la première fermeture administrative qui leur est tombée sur la tête, Dijon l’Hebdo, à l'invitation de l'UMIH 21, poursuit son soutien à l’ensemble de ces professionnels dont nous avons tous pu mesurer à quel point ils nous manquaient. Sans eux, Dijon, qui, au mois d’avril 2022 ouvrira sa Cité internationale de la Gastronomie et du Vin, n’est plus tout à fait Dijon… Et la Côte-d’Or, la Bourgogne perdent tout autant de leur superbe !

Certes, cette profession a été particulièrement épaulée par le « quoi qu’il en coûte » de l’Etat mais aussi par le Fonds de relance économique de Dijon Métropole – plus de 1,5 M€ d’aides directes ont bénéficié à 122 enseignes. Quelques-uns se sont tournés vers le click & collect ou la vente à emporter. Mais tous ceux que nous avions régulièrement au téléphone durant cette période critique n’espéraient qu’une seule chose : pouvoir retravailler dans des conditions normales, retrouver leur piano pour remettre en musique leur cuisine, reprendre leur place derrière le zinc pour satisfaire leurs habitués…
Après avoir, dès le mois de mars 2020, lancé, sur la toile, l’opération Sauvons nos Restos que vous avez particulièrement relayée (et nous vous en remercions), nous vous présentons dans les pages suivantes les portraits de quelques-uns d’entre eux qui vous attendent avec impatience. Rendez-vous le 9 juin à l’intérieur de ces établissements et, qui sait, peut-être penserez-vous à ce célèbre album : « Lagaffe se décoince ». M’enfin !!!

Camille Gablo