Des établissements essentiels : Les boîtes de… formation

A défaut des boîtes de nuit, qui ne sont pas prêtes de rouvrir, nous vous proposons de poursuivre, dans ce numéro, les portraits des meilleures boîtes… de formation. Et ce, afin de baliser le chemin de l’emploi (et de l’espoir) de la Génération 2020. Afin que plus tard on ne se souvienne pas de celle-ci comme de la génération sacrifiée.

« C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 ! » Cet aphorisme prononcé par le président de la République le 15 octobre dernier résonne encore aujourd’hui. Au moment où il annonçait l’instauration du couvre-feu en Ile de France (c’était le premier pas vers le 2e reconfinement), Emmanuel Macron énumérait lors de son allocation télévisée : « Ce sont ceux qui, honnêtement, vivent un sacrifice terrible : des examens annulés, de l'angoisse pour les formations, pour trouver le premier job… »

Il est vrai que l’on imagine mal un descendant de Serge Gainsbourg composer « 2021 année érotique ! » (nous ne sommes plus en 1969 et la Génération 68, qui se souvient avec nostalgie des manifestations sans masque, boulevard Saint-Germain, au Quartier Latin, ou ailleurs, a pu faire partie des premiers vaccinés). Ou encore que le DJ Laurent Wolf puisse exploser aujourd’hui avec son titre légendaire No Stress, qui a ambiancé les boîtes de nuit, dans le monde entier, dès sa sortie en 2008 (il faut dire que les boîtes de nuit ne font plus partie du vocabulaire des jeunes depuis 14 mois).
La Génération 2020 s’interroge et se retrouve dans le malaise exprimé par le groupe Fauve et son titre Blizzard. Dire qu’elle est, depuis la première ligne de la pandémie, dans le brouillard est un euphémisme… Aussi, comme nous ne pouvons rien faire pour inciter à le gouvernement à rouvrir les boîtes de nuit – mais surtout que nous prenons notre rôle d’information au sérieux –, nous nous sommes fixés comme devoir(s) de placer régulièrement les projecteurs sur les meilleures formations qui s’offrent à eux. Et celles-ci sont nombreuses sur le territoire de la métropole, qui a fait de l’enseignement supérieur (mais pas seulement) l’une de ses filières d’excellence. Mais aussi dans toute la Côte-d’Or et la Bourgogne Franche-Comté. Objectif : que les jeunes puissent être mis dans les meilleures conditions sur la voie de l’emploi…

Des Compagnons du Devoir

Vous avez ainsi pu découvrir dans notre dernier numéro un dossier spécial Orientation de 18 pages. Eu égard aux très nombreux messages que nous avons reçus, notamment sur les réseaux sociaux (nous tenons au demeurant à remercier celles et ceux qui nous les ont adressés) montrant à quel point les jeunes et leurs familles étaient sensibles à ces portraits d’établissements – la rédaction de Dijon l’Hebdo a décidé d’accorder encore une belle place dans ce numéro à des établissements que nous ne pouvons que vous conseiller.

Ainsi l’alternance étant un chemin royal vers l’emploi – 90 % des chefs d’entreprise considèrent que les jeunes en apprentissage sont opérationnels plus rapidement –, où les formations sont, rappelons-le, rémunérées, vous découvrirez un zoom sur l’Ecole des Métiers - Dijon Métropole et ses CAP-BP coiffure, qui enthousiasment toujours autant les passionné(e)s. Nous déroulons également le tapis rouge au CIFA de l’Yonne, qui, eu égard à ses taux de réussite aux examens et d’insertion dans l’emploi records, mérite une véritable palme (nous aurions bien ajouter le qualificatif académique mais cela ne dépend pas non plus de nous !). Sans omettre son internat dont le tarif est on ne peut plus compétitif…
Il n’est pas besoin d’aller aussi loin pour celles et ceux qui se destinent au métier de préparateur en pharmacie. A Talant, un autre CFA (de la Pharmacie) propose aux post-bacs un cursus en 2 ou 3 ans des plus innovants, avec débouché garanti dans les officines de la région. Mais nous pourrions aussi vous parler longuement du lycée Saint-Bénigne à Dijon ou encore de son homologue Saint Vincent-Saint Bernard à Châtillon-sur-Seine…

Tels des Compagnons du Devoir – si vous nous permettez l’expression ! –, nous vous emmenons ainsi à nouveau sur les chemins de la formation et de l’emploi. Les chemins de l’espoir… En espérant que, rapidement, les jeunes puissent danser sur des tubes particulièrement joyeux. Dans les boîtes de nuit ou ailleurs…

Camille Gablo