Les bons parcours vers l’emploi

L’impact de la crise sanitaire sur l’orientation des jeunes bacheliers met en péril tout un système nouvellement réformé qui trouve aujourd’hui ses limites. Il semble en effet y avoir antinomie entre la diversification des profils voulue par le Ministère de l’Education Nationale avec l’arrivée des spécialisations et les exigences sanitaires liées au COVID-19. Les « classes » de Terminale, disparates à cause des 13 nouveaux choix d’options ne créent pas de véritables esprits de corps permettant une communication fluide et une implication suffisante des professeurs, bien qu’aujourd’hui la présence des élèves dans les lycées reste acquise. Ce manque de cohésion au sein des classes ne permet pas de facto une bonne diffusion de l’information tandis qu’avec un couvre-feu à 18h, difficile de prendre rendez-vous avec son professeur principal pour parler orientation…

Déjà que ce n’était pas évident partout ni même obligatoire en temps normal, ces temps pris individuellement avec l’élève deviennent alors inexistants. Ils sont pourtant la clé d’un projet d’orientation renseigné et réfléchi. Niveau implication au cas par cas, c’est malheureusement un zéro pointé pour l’Education Nationale cette année. Le manque d’information et de temps peut en effet amener les jeunes à formuler des vœux irréalistes, des projets ubuesques ou bien en-dessous de leurs capacités réelles. En bref, cette situation est symptomatique d’un manque d’adaptation de l’école face à cette crise sanitaire.

D’autant que les spécialisations multiples dont la vocation était de diversifier les profils ne vont finalement pas atteindre leur objectif initial. Ce manque de temps et d’implication concrète tend à lâcher les élèves dans le vide, dans des projets fourre-tout à l’image des anciennes filières. En somme, les réformes récentes censées faciliter l’orientation se retrouvent mortes dans l’œuf et ne promettent pas de bons résultats pour 2021.

Face à ce manque d’accompagnement : quelles solutions ? On peut discerner trois niveaux de réponses face au manque d’informations et surtout d’avis complets sur le sujet. En termes de chiffres, la plateforme gouvernementale Parcoursup reste hégémonique pour ce qui est d’avoir une première idée des pourcentages, des admissions des années précédentes ainsi que des exigences des formations. De plus, la plateforme renvoie vers des informations vérifiées et les sites officiels des formations : c’est donc un gage de fiabilité. Deuxième élément de comparaison, les magazines nationaux qui réalisent chaque année des dossiers complets des classements sur les licences, BTS, BUT, prépas…

Outre les chiffres significatifs qu’ils donnent, ces magazines fournissent des avis éclairés et des éléments d’appréciation plus probants. Enfin, bien que les portes ouvertes des écoles ne puissent pas se tenir en présentiel, nombre de formations proposent des JPO virtuels qui certes, n’ont pas la même saveur qu’en temps normal mais ont le mérite d’exister. Ces réunions proposent des interventions générales présentant au mieux les filières pour ensuite laisser un temps pour les questions en direct. Toutefois, il est évident que le lien tangible qu’il pouvait y avoir avec un étudiant lors d’une longue discussion passionnée n’est plus possible. Pour pallier cela, le mieux reste d’aller chercher directement l’information à la source et de la manière la plus efficace : à la lecture de cette grosse séquence « Orientation - Formation », bien sûr, ou en passant par Instagram et Facebook où les Bureaux Des Elèves (BDE) sont les plus présents. De fil en aiguille, il est aisé d’obtenir le contact direct d’un étudiant qui est dans la filière qui vous intéresse. C’est ainsi que bon an mal an, on peut se rapprocher d’un accompagnement au cas par cas, nécessaire, et qui renoue avec le lien social perdu chez les étudiants qui se feront un plaisir de voir que le monde continue de tourner avec les promotions qui leur succèdent.

Tout au long de ces pages, Dijon l'Hebdo vous propose différentes pistes efficaces capables de faire aboutir un projet. Avec, le plus souvent, des emplois à la clé.

Victor-Louis Barrot