Merdes de chien : ça va chier !

Trop, c'est trop ! Force est de constater que les déjections canines « fleurissent » de plus en plus régulièrement nos trottoirs. La cause de ce regain d'incivisme : le couvre-feu en grande partie responsable de ce « laisser aller ». Munis de leur attestation signée en bonne et due forme, maîtres et maîtresses indélicat(e)s profitent des rues désertées le soir quand il fait nuit pour faire un brin de promenade et, surtout, ne plus ramasser les crottes de leurs fidèles compagnons à quatre pattes.

Dès lors, la question est simple : quel remède contre les merdes ? Les « Prunes » ! Les « prunes » qui vont gaillardement tomber en cette fin d'hiver ! Et il en coûtera 135 € à celles et ceux qui « oublieront » de ramasser, c'est à dire une amende du même montant que si vous sortez de chez vous passé 18 heures sans autorisation. Vous l'avez compris : Dijon est une ville propre et entend le rester.

Les déjections canines sont un enjeu de salubrité publique, de qualité de vie et d’image et on est tous d'accord sur le fait que la propreté est l’affaire de tous. C’est au travers du message "ZÉRO RESPECT => ZÉRO TOLÉRANCE" que la ville de Dijon lance donc une nouvelle campagne propreté.

Depuis le 11 décembre 2020, le nouvel article R.634-2 du code pénal modifie les sanctions liées à ce type d’infraction (tout comme le dépôt d’un sac d’ordures hors emplacements, le jet d’un mégot ou d’un masque, le fait de cracher ou d’uriner...). Jusque-là passible d’une contravention de 3e classe à 68€, il s’agit désormais d’une contravention de 4e classe punie d’une amende forfaitaire de 135 euros (règlement du PV dans un délai de 45 jours ou 60 jours par télé procédure sur Internet). Elle peut être majorée à 375 euros (en cas de paiement après 45 jours ou 60 jours selon le mode de règlement).

À Dijon, les agents de la brigade verte et de la police municipale sont habilités à verbaliser. A bon entendeur...

Pierre Solainjeu