C’est au cœur des Bourroches que la Ville a décidé de planter son premier verger urbain accessible à tous. Trois autres suivront à l’automne prochain… Une (nouvelle) façon pour Dijon d’avoir la main verte !
Cette opération devrait planter un peu plus le décor : celui-là même plébiscité par le magazine Fémina qui classait Dijon, au mois de juin dernier, « ville (1) la plus verte de France » pour la surface moyenne de ses parcs et jardins par habitant. C’était, souvenez-vous, seulement quelques jours après le retour en zone verte de l’ensemble de la France métropolitaine – rendant à nouveau accessible l’ensemble des parcs et jardins. C’était hier et pourtant cela semble une éternité, le quotidien lié au Covid balayant chaque jour l’information de la veille… Avec 3,93 m2 pour 10 habitants, la capitale régionale de Bourgogne Franche-Comté montait sur la première marche du podium durable élaboré par ce magazine devant, rappelons-le également, Le Mans (3,82 m2), Rennes et Brest (ex-aequo avec 2,94 m2), Lille (2,93 m2), Strasbourg (2,78 m2) ou encore Tours (2,77 m2)…
La plantation du premier verger urbain, le 27 novembre dernier, au sein du quartier des Bourroches (rue Joseph-de-Girardier pour être plus précis) confortera cette (première) place verte de Dijon. « Nous avons décidé d’aménager des sites aujourd’hui qualifiés d’interstices sans réelle vocation d’usage et dont le sol est compatible avec des productions fruitières pour en faire des écosystèmes cultivés », explique la Ville, non sans développer : « La requalification de ces espaces appartenant à la collectivité répond à des objectifs de transition écologique et alimentaire : création de micro-réservoirs de biodiversité, maillage de la nature en ville, lutte contre les îlots de chaleur urbains, production locale, circuits de proximité… »
Des pommiers, pruniers, cerisiers, petits fruits rouges, autrement dit des espèces choisies pour leur rusticité et leur robustesse, ont ainsi été mis en terre sur ce premier terrain d’une surface de quelque 1400 m2, jusque-là nu et enherbé. Sachez qu’afin de devenir un « véritable lieu de facteur social », ce verger représente un « site ouvert et partagé, où la récolte sera accessible à tous ».
Il faudra au demeurant patienter jusqu’en 2024 pour la première cueillette sur ce verger qui aura nécessité un investissement de 10 000 euros. A l’automne prochain, la Ville envisage trois autres écosystèmes cultivés de ce type, qui s’apparentent à des graines supplémentaires à la « politique environnementale ambitieuse et volontariste » portée par le maire et président de Dijon métropole, François Rebsamen.
Une semaine après que 1 000 nouveaux arbres ont été plantés sur le plateau de la Cras, afin de « continuer à faire grandir la forêt des enfants » – cette édition s’est déroulée sans la présence des parents et de leur progéniture, deuxième vague de Covid-19 oblige –, cette nouvelle opération au cœur du quartier des Bourroches développe la canopée dijonnaise, forte, comme la Ville l’a souligné aussi à cette occasion, de « 46 300 arbres dont 13 500 dans les rues ». Une canopée dijonnaise qui comprendra désormais de plus en en plus d’arbres fruitiers !
Camille Gablo
(1) dans la catégorie des villes de plus de 100 000 habitants.
Crédit : Ville de Dijon - V. Arbelet