Essacq Baloutch ne laisse personne indifférent. Il faut dire que, des montagnes afghanes au bureau des grands décideurs, il a passé sa vie à se mobiliser et à combattre les envahisseurs de son pays d’origine et les fanatiques. Une vie jalonnée de rencontres exceptionnelles… sur laquelle il revient, avec émotion, dans son nouvel ouvrage intitulé « Pour un visa ». Un livre que vous pouvez acheter au profit de l’association humanitaire AM.AF.AF destinée à aider encore et toujours le peuple afghan qui vient d’être à nouveau la cible des terroristes islamistes…
La liberté, il l’a dans le sang. En héritage ! Ses parents ayant choisi qu’il porte le prénom de son oncle tombé au champ d’honneur en 1919 durant la guerre contre les Anglais. Un nom gravé sur l’Arc de Triomphe de Parman à Kaboul… « J’étais destiné à défendre mon cher et beau pays ! », écrit Essacq Baloutch, qui a embrassé ce destin qu’on avait tracé pour lui dès sa naissance rue de Kafrouchi à Kaboul. Il a épousé cette cause… à pleine bouche, pourrions-nous ajouter, tellement ses actions ont été légion pour son pays. Celui qui fut présenté comme l’un des chefs de la Résistance afghane revient sur ses nombreux faits d’arme, mais surtout sur les grands hommes – et les femmes – qui l’ont soutenu tout au long de son engagement, dans un ouvrage intitulé « Pour un Visa ». Un livre qu’il commercialise au profit de l’AM.AF.AF internationale, une association humanitaire qu’il a créée en 1979, au lendemain de l’invasion soviétique de son pays d’origine… et qui n’a eu de cesse, depuis, de fournir fonds, vivres et médicaments à son peuple. Car, comme il le regrette, avec une vive amertume, « après ceux avec les Russes, ce fut de nouveaux combats contre le frère ennemi du Pakistan et les Talibans ». Et les massacres continuent. Pour preuve, trois jours seulement avant cet entretien, le groupe djihadiste de l’Etat islamique mena un attentat contre l’Université de droit de Kaboul. Plus de 20 personnes sont tombées sous les balles des fanatiques…
Qu’elle est loin l’époque où « l’Afghanistan était, comme il s’en souvient avec nostalgie, calme, tranquille… » : « C’était dans les années 70 avant l’arrivée de l’Iran qui voulait épandre le fanatisme musulman. Depuis, l’Afghanistan est comme un grand stade où l’on s’entretue… » Et, depuis, Essacq Baloutch n’a jamais abandonné le terrain…
Il quitte tout…
Ingénieur-chimiste dans un laboratoire vinicole après des études dans les Universités de Besançon – où il rencontre Jacqueline qui deviendra son épouse – et de Dijon, il décide de « changer radicalement de vie » à 33 ans pour entrer en résistance contre les Russes. Il vend tout : sa maison, ses meubles, les bijoux de sa femme, dont les encouragements dans son combat lui tirent presque encore la larme à l’œil : « L’un des plus grands moments fut peut-être quand Jacqueline m’a dit, va faire la guerre ! »
D’autres souvenirs, dans son ouvrage, l’émeuvent aussi particulièrement : son retour au cimetière en ruine Achekan et Arefan à Kaboul fait partie de ceux-là. Il s’y est rendu en 2015 pour se recueillir sur la tombe de sa mère et de son frère en compagnie de son éternel compagnon de route, l’ancien député de la Manche Jean-Marie Daillet, avec qui il a, notamment, organisé la venue du commandant Massoud à l’Assemblée nationale en 2001. Dans ce cimetière, un enfant, démuni de tout et recevant quelques billets des visiteurs, lança : « Des princes sont venus aujourd’hui sur les tombes ! »
Simone Veil « dans son cœur »
Un autre parlementaire, côte-d’orien quant à lui, a aussi pris fait et cause pour le peuple afghan : « Mon frère d’arme Louis de Broissia qui, lors de notre première rencontre, me raconta son périple inoubliable dans mon pays en 1966 ». L’ancien président du conseil général le mit alors en relation avec l’auteur du Pape des Escargots, Henri Vincenot, qui, en 1982, dessina une affiche à l’encre de Chine afin de récolter des dons pour son association…
Essacq Baloutch a ainsi partagé son temps entre les maquis afghans et l’Europe occidentale où il a œuvré, auprès de tous les décideurs et de nombreux mécènes, pour qu’ils condamnent l’invasion soviétique et qu’ils viennent en aide à son peuple : de Simone Veil, qu’il « a embrassée et serrée contre son cœur » à Marie-Madeleine Fourcade, héroïne de la Résistance, à la tête du réseau Alliance durant la seconde Guerre mondiale, en passant par Raymond Aron, François Léotard, l’amiral Philippe de Gaulle, l’acteur Michel Galabru… Et la liste est loin d’être exhaustive !
Parcourir le livre de ce grand combattant, c’est un peu comme aller à la rencontre de toutes celles et de tous ceux qui ont illuminé sa vie… et celle des Afghans. C’est aussi un peu remonter le temps… Un proverbe afghan dit : « Fuyez vite ou frappez vite ». Essacq Baloutch a toujours, quant à lui, choisi de frapper fort !
Camille Gablo
Si vous souhaitez acquérir le livre « Pour un visa » (prix 30 €) au profit de l’AM.AF.AF internationale (Association française des amis des Afghans et de l’Afghanistan), vous pouvez contacter le 03.80.37.45.64 ou bien écrire par mail à amafaf@orange.fr
Vous pouvez également le commander sur le site www.assoamafaf.com





