L’annonce est tout de même tombée comme un couperet jeudi à 20 heures sur tous les écrans de télévision… même si elle n’a surpris personne. Le président de la République, Emmanuel Macron, a imposé un nouveau confinement jusqu’au 1er décembre (a minima) afin d’éviter que la deuxième vague de la Covid-19 ne submerge l’Hexagone et ses hôpitaux. Comme entre le 17 mars et le 15 mai, Dijon l’Hebdo sera une nouvelle fois à vos côtés durant cette période difficile…
Le champ sémantique est parfois aussi impénétrable que les voix du seigneur… Imaginez tout de même que c’est grâce à la racine latine confinius qu’est né le terme le plus usité du moment mais aussi l’expression « jusqu’aux confins de la terre… » La limite d’un côté – au sens d’enfermement – et de l’autre l’ouverture maximale… Comme quoi, la langue française, dans sa plus grande sagesse, offre même une lueur d’espoir dans ce terme redevenu d’actualité, depuis l’intervention du président Emmanuel Macron ce jeudi 28 octobre.
La deuxième vague de la Covid menaçant de submerger l’Hexagone, l’hôte de l’Elysée a pris la décision d’un acte 2 du confinement total du pays mais de façon plus souple que lors de l’acte 1 : les crèches, écoles (avec extension du port du masque dès 6 ans), collèges et lycées restent ouverts (les universités ferment et les cours en ligne deviennent de rigueur dans le supérieur). « Le travail pouvant continuer partout où c’est possible », selon la formule présidentielle, nombre d’activités peuvent se poursuivre. Les guichets des services publics sont également accessibles (avec, tout de même, une incitation – et non une obligation – très forte au télétravail) : bureaux de poste, Pôle Emploi, CAF, guichets des impôts, guichets des mairies. A noter également que les visites dans les Ehpad et maisons de retraite demeurent du domaine du possible, afin d’éviter les drames familiaux et humains qui avaient jalonné le premier confinement.
Les rassemblements publics ainsi que les réunions privées en dehors du cadre stricto sensu du noyau familial sont à nouveau prohibées, à l’instar des déplacements entre régions (à l’exception, naturellement, des retours inhérents aux vacances de la Toussaint… pour lesquelles, rappelons-le, le secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoine, avait incité le 12 octobre dernier les Français à réserver !
Tout comme lors de la période du 17 mars au 11 mai derniers, les commerces essentiels peuvent rester ouverts : magasins alimentaires, magasins de réparation, magasins d’équipement informatique, bureaux de tabac, hôtels, banques, pompes à essence, pharmacies, blanchisseries, cavistes, opticiens… Il en va de même pour les marchés couverts ou en plein air (sauf refus du maire ou du préfet), les parcs et jardins. Quant aux bars et aux restaurants, ils sont à nouveau découpés par l’épée de Damoclès qui pesaient intensément sur leurs têtes depuis plusieurs jours : les professionnels de ce secteur particulièrement impactés sont sommés de baisser le rideau.
Trois attestations au lieu de deux
Et les attestations de déplacement redeviennent les grands écrits de cette année 2020 qui, décidément, ne sont pas prêts de quitter nos poches. En sus de celles de déplacement dérogatoire (pour faire ses courses, se rendre à des rendez-vous médicaux, pratiquer du sport…) et de celles pour déplacement professionnel, une nouvelle attestation pour les trajets scolaires voit le jour.
Tel est, dans les grandes lignes, le contenu de l’acte 2 du confinement destiné « à faire face à l’accélération soudaine de l’épidémie qui submerge toute l’Europe », comme a insisté le président de la République. Autrement dit à faire que le nombre de lits de réanimation soit suffisant afin d’endiguer cette deuxième vague « sans doute plus dure et meurtrière que la première ! », comme l’a qualifiée le chef de l’Etat, qui a également dévoilé, durant son intervention télévisée, un chiffre particulièrement effrayant : si rien n’est fait, « au moins 400 000 morts » pourraient être à déplorer en France dans les mois qui viennent.
Le (re)confinement devrait éviter cela. Jusqu’à quand durera-t-il ? Celui-ci a été entériné jusqu’au 1er décembre mais, fort de l’expérience du premier et de ses allongements multiples, rien n’est moins sûr…
Une chose est sûre, durant toute cette période qui s’annonce une nouvelle fois particulièrement difficile (et c’est un euphémisme), Dijon l’Hebdo continuera d’être à vos côtés pour vous informer et, notamment, placer les projecteurs sur les belles initiatives locales. Durant l’acte 1, nous avions par exemple lancé l’opération « Sauvons nos restos et nos bistros », qui représentent, il ne faut pas l’oublier, l’âme (et le ventre) de la Bourgogne. Nous mettrons ainsi, entre autres, en lumière les chefs susceptibles d’égayer encore votre quotidien grâce à leurs services à emporter ou à leurs click & collect.
Vous pourrez retrouver Dijon l’Hebdo sur ce site Internet ou par le biais de notre newsletter (si vous voulez la recevoir, n’hésitez pas en faire la demande sur contact@dijonlhebdo.fr) Et le premier journal d’information gratuite de la Côte-d’Or continuera également d’être imprimé et disponible dans les lieux de distribution correspondant aux sites encore ouverts et accessibles. Alors que l’on re(m)part pour un nouveau confinement, le premier journal d’information gratuite de la Côte-d’Or repart de plus belle afin d’être un rempart contre la morosité ambiante ! Courage… un mot qui, quant à lui, dérive de Cor, en latin, signifiant Cœur… Quand l’on vous disait que la langue française était bien faite !
Camille Gablo





