En 2018, la Ville de Dijon décidait de soutenir financièrement les propriétaires d’immeuble rue de la Liberté afin qu’ils rénovent leurs façades. Tous ne s’étant pas manifestés, la Ville a demandé au Préfet de rendre désormais obligatoire cette opération une fois tous les 10 ans. Objectif : embellir le secteur sauvegardé et en faire encore et toujours un levier d’attractivité.
Piétonnisation, transformation des places, métamorphose du musée des Beaux- Arts… nous pourrions multiplier les actions qui ont été menées afin de magnifier le secteur sauvegardé de Dijon et ses 97 ha – l’un des plus vastes de France au demeurant. Un secteur bénéficiant d’une reconnaissance UNESCO puisqu’il est, rappelons-le, classé au Patrimoine mondial de l’Humanité, dans le cadre des Climats de Bourgogne.
Tout comme les grandes villes européennes, à l’instar de la capitale de la Toscane, Florence, et de son célèbre Palazzo Vecchio, la capitale de la Bourgogne Franche-Comté, autour de son emblématique palais des Ducs, a su transformer son cœur de ville pour embellir le cadre de vie de ses habitants mais aussi développer son attractivité touristique (hors Covid-19 bien évidemment !). Le 26 mars 2018, par délibération du conseil municipal, la Ville de Dijon lançait une importante campagne de ravalement de façade rue de la Liberté, artère piétonne emblématique de la Cité des Ducs afin d’aider les propriétaires à s’inscrire dans cette démarche.
L’objectif à l’époque était le ravalement de 20 immeubles en 2 ans pour un financement total de 480 000 €. A même été entérinée par la suite l’augmentation des plafonds de subventionnement pour les immeubles inscrits ou classés monuments historiques. Au total, 14 dossiers ont depuis reçu un accord de financement et d’autres sont encore en cours d’étude ou de montage dans le cadre de cette opération qui doit s’achever au 31 décembre prochain (date de limite de dépôt des dossiers).
Seulement, plusieurs immeubles, parmi les plus anciens et les plus dégradés, n’ont pas fait l’objet d’un dépôt de demande de subventions, les propriétaires ne s’étant pas encore manifestés malgré les informations données et les relances effectuées par la municipalité.
Le code de la construction et de l’habitation prévoyant que « les façades des immeubles doivent être tenues en bon état de propreté », les maires ont la possibilité de demander au Préfet l’inscription de leur ville sur la liste des communes où le ravalement peut être rendu obligatoire au moins une fois tous les 10 ans. Le conseil municipal a délibéré et a entériné le 14 septembre dernier la mise en œuvre de cette décision. A noter que cette procédure permet d’adresser au(x) propriétaire(s) ou au(x) syndic(s) une injonction de faire, puis une prescription de travaux. Si celle-ci n’est pas exécutée dans les un an, une amende et une exécution d’office au frais du propriétaire peuvent être entérinées par le tribunal judicaire.
Cette nouvelle décision de la Ville doit permettre à Dijon de poursuivre sa marche en avant. En on ne parle pas ici de mode de transport doux… Encore que !
C. G





