« Un Avenir pour Chloé » : en attendant la création d’une école

L’association dijonnaise « un Avenir pour Chloé » regroupe une vingtaine de bénévoles autour d’enfants polyhandicapés. Si elle a déjà apporté une aide considérable aux familles, elle s’est donnée, sa présidente Géraldine Duprat en tête, l’objectif d’ouvrir à Dijon une école adaptée au polyhandicap.

Derrière le sourire et la grande sociabilité de Chloé se cache une mutation génétique rare qui entraîne un retard moteur et cognitif. Actuellement scolarisée dans une maternelle talantaise et accompagnée d’une AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire), Chloé, âgée de 6 ans, n’a cependant pas les capacités d’intégrer une école primaire. Ni les classes ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) ni les IME (Institut Médico-éducatif) ne semblent adaptés au handicap de Chloé.

C’est ce constat qui est à l’origine de la création de l’association il y a deux ans. Géraldine, sa maman, souhaite offrir un avenir à Chloé et aux nombreux autres enfants dans son cas, et décide donc de se renseigner sur les travaux déjà menés. Elle découvre la « pédagogie conductive », originaire de Hongrie et dont huit écoles en France appliquent les principes. À la fois approche et technique, la « méthode Petö », du nom de son concepteur, s’emploie à guider les enfants, à les faire devenir acteur de leur propre apprentissage, le tout dans une atmosphère ludique de chants, comptines ou rituels. Cette méthode englobe ainsi les travaux des ergothérapeutes ou psychomotriciens et facilite donc l’emploi du temps souvent surchargé des parents.

Pour expérimenter ces méthodes, un stage a été organisé en février. Sans local pour l’instant, les deux semaines se sont déroulées chez Géraldine : « Je suis confiante car l’expérience a été concluante pour tout le monde et se reproduira en octobre. Notre projet intéresse beaucoup, j’ai été contactée par le CHU, par des pédiatres et nous sommes en discussion avec l’ARS (Agence Régionale de Santé) et l’inspection académique pour des subventions. La création d’une école pour la rentrée scolaire 2021 serait idéal ».

L’équipe cherche également un parrain ou une marraine pour l’association. Après avoir croisé par hasard Jean-Jacques Goldman sur leur lieu de vacances et constaté l’écho médiatique de la rencontre entre Chloé et le chanteur, Géraldine aimerait une personnalité qui puisse représenter l’association et en parler publiquement.

C. C

L’association « un Avenir pour Chloé » a également un partenariat avec « la Bonne Mesure », épicerie de Talant : une somme est reversée à l’association pour chaque pot de confiture acheté.

Facebook : « un Avenir pour Chloé »

Contact : geraldine@unavenirpourchloé.fr