Les brèves de Jeanne Vernay

Timbré, non ?

Mettez un timbre rouge ou vert pour affranchir le courrier et cela revient quasi au même : l’acheminement va cahin-caha la plupart du temps. Voilà qui n’empêche pas la Poste de se sentir une vocation de pilote de formule 1. Jugez-en : depuis le 1er mars, la réforme du permis moto est entrée en vigueur, intégrant plusieurs changements dont la création spécifique à la moto appelé ETM – alias Examen Théorique Moto. Ce code moto est à distinguer du code auto, et portera sur une quarantaine de questions relatives à la conduite moto, à l’entretien, à la signalisation ou encore au positionnement sur la route. La Poste accueillera donc les candidats dans ses 600 centres d’examen répartis sur toute la France. Déjà depuis juin 2016, les postulants au code de la route – via bien sûr les auto-écoles – pouvaient bénéficier de ces structures postales ! Quelques clics sur le site www.lecode.laposte.fr suffisent pour s’inscrire, soit en candidat libre soit par l’intermédiaire de son auto-école ? Faut-il souhaiter – je fais du mauvais esprit – que la Poste achemine désormais le courrier par motards interposés ?

Vie en rose

A l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes du 8 mars, le Zonta Club de Dijon a livré 300 roses au siège de la FEDOSAD. Ces roses ont été distribuées dans la journée au personnel féminin des différents services de la FEDOSAD ainsi qu’aux résidentes de ses établissements. Il va sans dire que cette initiative a donné du baume au cœur ! En passant, qu’il me soit permis de dire que si nous, les femmes, avons été longtemps laissées au bord de la route, les mouvements style « Me Too » and co feraient bien de se rappeler que le genre masculin ne nous vaut pas que des épines.

Une expo qui vaut son pesant d’or

Nous voici à l’orée d’un nouveau printemps. Du coup, le Consortium se mobilise pour offrir au public une exposition jusqu’au 31 mai regroupant les œuvres de quatre artistes du « New York : the eighties part two » : Valentin Carron, Sean Landers, Adam Pendleton et Louise Sartor. Le ton est donné avec ces extraits du manifeste : « I don’t want any more gifts, cards, phone calls (….) I just want Money ».

Par ici, la bonne affaire !

Les soldes n’ont pas tourné aussi rond que les années précédentes. On assiste donc à une prolongation dans plusieurs boutiques du centre-ville ainsi qu’à la périphérie. Bravo à l’ingéniosité sémantique dont font preuve les responsables desdits magasins : prix ronds, promotion, ventes privées, et « dernière chance » ! Là, j’avoue que je trouve la formule absolument bluffante …

Da Godrans Code Acte II

C’est à ne pas manquer. L’opération de décryptage des grimoires – Da Godrans Code - qui sont pourvoyeurs d’intrigues pour les romanciers de notre époque va bientôt connaître son zénith : la bibliothèque patrimoniale et d’étude organise le 8 avril à 19 heures une rencontre-dédicace avec le grand homme de lettres qu’est Henri Loevenbruck. Il vient de publier un excellent polar ésotérique – la série des aventures d’Ari McKenzie. Sa démarche relève aussi bien de l’enquête policière que de la recherche historique. Ses écrits, tout en plongeant dans l’actualité, redonnent vie à des personnages ainsi qu’à des œuvres appartenant à notre patrimoine. De quoi méditer à l’éternel de la vie !

Mars Bleu

Une nouvelle campagne de sensibilisation nationale au cancer colorectal est lancée par l’Institut National du Cancer et relayée par les centres régionaux. Chaque site de Bourgogne Franche-Comté, sous la responsabilité et l’expertise d’un médecin coordonnateur, se mobilise pour aller à la rencontre des hommes et des femmes de 50 ans à 74 ans, concernés par un dépistage approfondi. Pour la métropole, il faut retenir la journée organisée le lundi 30 mars à la Polyclinique du Parc Drevon.

Les Halles

Le coronavirus devrait nous inciter au plein air. Pourquoi ne pas fréquenter plus assidûment le marché de Dijon intra ou extra muros, qui se déroule au milieu d’une salutaire circulation d’air. Enfin, autre avantage non négligeable en ces temps troublés, c’est le « temple » des circuits courts. Sans oublier son ambiance authentique et conviviale. Un tour sous les halles et c’est la bonne humeur garantie. Bon appétit !

Le Grand Charles versus James Bond

Bravo ! La France plus forte que les USA. Et Charles de Gaule 2020, alias Lambert Wilson, s’avère autrement plus balèze, plus audacieux que James Bond, alias Daniel Craig. Nous, la France, sortons le film en dépit du débarquement du Covid-19 sur nos côtes, alors que Hollywood baisse son flingue, et reporte la diffusion de « Mourir peut attendre (No Time to Die) » réalisé par Cary Joji Fukunaga en novembre prochain. Remarque en passant : cette vingt-cinquième aventure cinématographique de James Bond – bel exemple d’humour noir – porte bien son titre. On aurait donc pu penser que James Bond avec toute son artillerie futuriste et son cyber-bolide pouvait prendre de vitesse le Coronavirus, remonter la piste du pangolin en Chine et tordre le coup à la bestiole en pleine Cité Interdite. Voilà qui aurait eu de la gueule. Notre grand Charles prouve une fois encore qu’un message à la BBC a des vertus thérapeutiques. Un bon film s’avère plus que jamais le remède à la psychose ambiante et délétère…

Vive « C’est 2 euros »

Voilà sans doute l’une des boutiques les plus courues de la rue de La Liberté. L’enseigne avait fermé durant un peu plus de deux semaines pour se refaire une beauté. Ouf ! Elle a rouvert avec un jour d’avance. L’événement était si attendu par les adeptes de cette caverne d’Ali Baba – j’en fais partie – que ce fut tout de suite l’affluence. C’est vrai que le lieu fait penser à une quête du Graal qui conduit du récipient magique et astucieux à la lime à ongles fluo ou à la paire de chaussettes new-look.