Orientation-Formation : encore mieux que l’école buissonnière…

N’en déplaise à Anatole France et à son bon mot « De toutes les écoles que j’ai fréquentées, c’est l’école buissonnière qui m’a paru la meilleure », nous nous devions, à la veille des traditionnelles journées portes ouvertes des établissements scolaires, de vous présenter un cahier spécial orientation. C’est notre façon à nous d’être quelque peu aussi, si vous nous permettez l’expression, des Compagnons du Devoir ! C’est l’occasion pour les élèves et les parents d’avoir un aperçu de formations qui rythmeront leur vie durant les prochaines années… Voire de pouvoir choisir en fonction des débouchés. Vous vous apercevrez dans les pages suivantes que la métropole dijonnaise a fait de l’enseignement supérieur l’une de ses filières d’excellence. 
Nous pouvons ainsi citer comme exemple les deux dernières écoles d’ingénieurs qui ont investi la capitale régionale : l’ESEO (Ecole supérieure d’électronique de l’Ouest) et l’ESTP (Ecole supérieure des travaux publics) qui occupent le campus du Savoir dans le quartier des Grésilles avant d’intégrer à la rentrée 2021 le Campus métropolitain sur le site de l’Université de Bourgogne. 
Ouverte en septembre dernier sur le campus de la Toison d’Or, l’ESAAD (Ecole supérieure appliquée au Design et au Digital), initiée et portée par la CCI Côte-d’Or Dijon métropole, forme, quant à elle, les futurs acteurs de l’innovation numérique. C’est dire si les emplois sont bel et bien au rendez-vous à l’issue, dans une région où les entreprises ayant l’innovation dans leur ADN sont légion… Et dans une métropole que nous avons déjà qualifiée de Dijon Valley, au égard au projet de Smart City ! Nous conseillons également aux collégiens de regarder du côté des Marcs d’Or où ils peuvent acquérir toutes les fondations indispensables pour se construire un avenir dans le BTP : cet établissement forme, en effet, du CAP à la licence professionnelle et propose même d’emmener les lycéens vers un bac STI2D à forte connotation architecture ou énergie, ce qui est encore trop méconnu. Cet établissement est dirigé par le nouveau proviseur Rémi Heyte qui, précédemment, avait mis le lycée Eugène-Guillaume de Montbard sur la voie de la réussite, avec, notamment, le dispositif Start Industrie permettant aux élèves de découvrir concrètement les différentes filières de formation, le tout en plusieurs temps : expérimentation des bacs professionnels par les élèves de seconde, puis immersion dans une entreprise partenaire et enfin passage devant un jury pour défendre leur projet.

« The place to be ! »

Devons-nous vous présenter également le lycée Le Castel, fort de ses 2000 élèves, que son proviseur Philippe Viollon aime qualifier, avec justesse, de « véritable campus de formations » ? Il faut dire que l’éventail est large : filières générales, technologiques et professionnelles, de la seconde à l'enseignement supérieur de niveau 3 en passant par des 3e prépa-métiers, des CAP ou encore des mentions complémentaires… Et ce, dans des domaines très divers parmi lesquels la biologie, le paramédical, la communication, l’informatique, la comptabilité-gestion, la mode, l’hôtellerie, la restauration, etc.

Mais, pour les amoureux du cheval, pourquoi ne pas choisir le lycée de la Barotte à Châtillon-Sur-Seine, qui est devenu le pôle régional de référence dans le domaine équin ? Mais pas seulement puisqu’il forme aussi aux métiers de l’élevage, de la gestion d’entreprises agricoles tout comme aux Travaux publics. 
Pour les nombreuses filières industrielles, le Pôle Formation UIMM Bourgogne propose des formations en alternance (apprentissage et contrat de professionnalisation) du bac au bac + 5. Une structure qui se tourne déjà vers l’industrie 4.0. L’excellence est aussi au rendez-vous pour celles et ceux qui se destinent aux métiers du sport avec le CFA du Sport Bourgogne Franche-Comté, dont le slogan est on ne peut plus adapté : « 1 passion, 1 formation, 1 métier ! »

Avec le panel de formations qualifiantes le plus important du département, le GRETA 21 est également incontournable. Le réseau de proximité qu’il a su tisser avec nombre d’entreprises leaders sur leur marché y est pour beaucoup… Tout comme ses plateaux techniques reconnus parmi les meilleurs de l’Hexagone. Et, pour celles et ceux, professionnels ou particuliers qui veulent progresser en langues étrangères, le centre Atraduire-Bourgogne, installé avenue de Langres, s’apparente… à « the place to be » !

Aussi, n’en déplaise toujours à Anatole France qui n’aurait pas apprécié nous voir conclure cet article dans la langue de Shakespeare, sachez que faire l’école buissonnière en anglais se dit : « To play truant ! » Ainsi, si vous êtes parent, conseillez à vos enfants de lire notre spécial orientation, vous serez beaucoup plus tranquille par la suite…

Camille Gablo